Challenge d’écriture n°44 – Rob-Jotüh

Résultats

  • Originalité : 4.9/10
  • Écriture : 5.4/10

Les Commentaires des votants

Auteur très à l’aise dans l’action. Style alerte, on est happé. A l’inverse, légèrement avare sur le cadre. Bestiaire particulièrement savoureux. Ca aide à rentrer dans le récit, hache au poing, à l’affût !
Au début, changement de point de vue narratif (troll->neutre->troll->neutre->héros) un peu brusque et malvenu à mon sens sur un texte court. Ensuite oscillations constantes entre neutralité et subjectivité du héros. Un peu perturbant. Etant donné la complaisance évidente du narrateur pour son perso, j’aurais préféré un style totalement subjectif, interne, reflétant systématiquement les pensées d’Arvitus.
« Bien que peuplée… [de créatures]… rares étaient les hommes… » : incorrect grammaticalement (la proposition « bien que… » ne peut être subordonnée au sujet de la phrase précédente) et sens confus : rien d’étonnant à ce que les hommes ne s’ aventurent pas dans la plaine peuplée de créatures hostiles.
Pareil ici : « Mais agissant ainsi, [= qd le héros étête le calvorme]  celle-ci aurait la capacité… ».  Grammaticalement, celle-ci [la créature] est donc le sujet de « agissant » -> incorrect.
Si ce genre d’erreur n’empêche pas de saisir le sens, elle tend à sortir le lecteur du récit.
Moins flagrant ici, mais même risque de confusion : « IL savait donc qu’une épée longue pouvait être enfermée dans la gueule cylindrique sans blesser le ver et que celui-ci, vu sa force, n’aurait aucun mal à LE désarmer. » : entre les IL initial et le LE final qui s’y rapporte…
Idem ici :  « Il le [=son briquet] tendit en direction du ver et le frotta… » : Frotta le ver ? Et bien non, le briquet ! A noter que le deuxième ‘le’ renvoie au premier ‘le’, ce qui oblige le lecteur à une gymnastique qui l’écarte du propos.
Abus de conjonction (mais, car alors… surtout à l’entame des phrases)
Manière subtile et touchante d’évoquer la pensée primaire du héros au moyen de sa relation avec son briquet (et le génie dedans ! Chouette trouvaille!)
Côté style, une série de tournures m’ont déplu ( «  faisant office de sang. » «  FAIT en fer blanc » « la plaie… s’activait  à se refermer » «  Ces scénarii se répétèrent trois ou quatre fois » « Et
n’oublions pas ce puissant blizzard » «  avait encore besoin de trois jours de marche »
De plus : « Ces scénarii se répétèrent trois ou quatre fois »  : l’auteur est doué pour raconter : pourquoi nous fait-il emprunter ici un raccourci frustrant ? On sort du récit…
Impression personnelle relative à la construction : le texte aurait gagné à amener plus tôt l’existence de la lettre cachetée et du but de son pèlerinage. L’idée (au demeurant excellence) aurait amenée une dimension mystérieuse et haletante.
J’aurais voulu une description plus extensive du Palais des Glaces, qui me fasse ressentir de l’émerveillement. De même, plutôt que le simple mot de quadragénaire, j’aurais préféré une description qui me fasse déduire par moi-même que l’homme multi-centenaire à une apparence infiniment plus jeune.
Redite : « Il espérait sincèrement que toutes ces épreuves en valaient la peine » et un peu plus loin « il espérait que la mission qu’il avait à remplir en valait la peine »
La chute : bien pensée, décalée à souhait, mais en partie gâchée à mon goût par la réflexion finale, qui me semble exprimer une évidence et amoindrir l’effet de la vraie chute, la répartie cinglante du roi !
Voilà, j’ai énoncé une série de critiques plic-ploc, et je cote sèchement, mais mon sentiment reste qu’en peaufinant l’écriture, la matière, les idées sont là pour un texte captivant.

Putain, comment ton rythme est trop lent pour une bagarre…
 » Cette plaine maudite était fuie des hommes. Bien que peuplée d’ours blancs, de phoques à oreilles blanches, de trolls des glaces et tant d’autres créatures, rares étaient les hommes qui s’y hasardaient.  »
Trop proches les deux « hommes ».
 » Arvitus frappa un premier coup de sa hache, le blessant sous l’abjecte bouche. Ce n’était pas le premier qu’il affrontait.  »
Répétition de « premier » en début de phrase
 » Et par la suite, elle s’acharnerait à le retrouver, car ces bêtes-là sont têtues !  »
 » , fit sortir du briquet une gerbe de flammes qui se déversa sur le monstre des neiges, non seulement sur la tête, mais aussi sur le reste du corps – on n’est jamais trop prudent.  »
Passer ainsi de la narration, à du registre familier est super malvenu.
La première partie se termine sur  » enfin « , la deuxième partie commence par  » enfin  »
Bon, mis à part ça, outre  le fait que j’ai trouvé la lecture de ce texte plutôt laborieuse (peu inspiré ?) et la fin, beaucoup trop… je dirais facile ? ; je dirais que les énumérations (cinq griffons, quatres dauphins, etc…) et les passages d’un registre familier à une narration plus habituelle sont plutôt dérangeants.

Un texte classique pêchant un peu par sa simplicité déroulant une liste de péripéties sans réel intérêt. (Il a tué 12 trolls, 24 vers de terre etc…)
La chûte se devine dès la moitié du texte un un style parfois à retravailler surtout au début du texte où il a été pour moi difficile de rentrer dans l’histoire.

A la fin je me suis dit comme le héros : tout ça pour ça. Même pour de l’humour c’est bien peu.
Beaucoup de faute dans les concordances des temps, à revoir imérativement.
Pour résumer : Trop de monstres, histoire trop linéaire, peu démotion à la lecture, aucun suspense.

Ce texte, qui se voulait certainement divertissant (la chute est sympa), n’a pas répondu à ses promesses. Le tout est vraiment trop léger. Un synopsis, tout au plus. L’histoire est survolée et ne passionne pas. On n’arrive pas à s’attacher vraiment au héros : l’appeler tantôt « l’humain » tantôt par son prénom n’y aide d’ailleurs pas. L’action se résume à une énumération inutile des monstres terrassés, comme si le plus important était la quantité et non la qualité. Prendre le temps de décrire et détailler, même une seule bataille, m’aurait semblé bien plus pertinent.
Certaines tournures de phrases m’ont paru maladroites également, comme l’emploi des temps à certains moment.

Bon rythme, bien mené, combat contre le Troll et le Calvorme bien conté ! J’aurais aimé découvrir plus tôt le but de son voyage pour avoir un suspens, le temps d’y cogiter. Chute inattendue et sympathique.
Ce que j’ai moins apprécié : les énumérations des combats.

Une aventure d’un chevalier dans un monde de glace Med-fan.
Le terme Mediéval fantastique est ici plutôt péjoratif, car on est dans le med fan très classique, avec des trolls et des vers des glaces qui évoquent D&D (le fameux Remorhaz). Et des trous dans la glace. Les descriptions sont assez classiques, pas trop mal écrites mais sans aucune surprise. Cette impression de déjà-vu est encore plus accentué par la répétition des dangers : ces scénarii se répétèrent 3 ou 4 fois ; 4 ours 17 craquements… et la répétition des images (la hache à deux lames).
Une telle accumulation fait que l’originalité de la chute parait bien fade alors même que l’idée n’était pas mauvaise.




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