Challenge d’écriture n°44 – Rendar

Résultats

  • Originalité : 6.9/10
  • Écriture : 7.7/10

Les Commentaires des votants

Remarque préliminaire : on n’avait pas dit 2500 mots maximum ? (on frise les 3400 , là!)
J’ai été frustré au début qu’on me soumette des néologismes en me en les présentant comme des évidences. Si  la signification du nairvire s’est rapidement imposée, j’ai survolé le texte jusqu’au milieu de la page 2 en quête d’une explication au terme de « paircheur », puis j’ai recommencé ma lecture. Quant au Panthéon qui distribue des enfants (?), l’idée que les paircheurs remercient les Dieux à tout bout de champ n’est apparue qu’à la deuxième lecture.
Et maintenant, j’arrête de râler. Reprenant du début, j’ai réalisé que l’écriture était poétique et presque scientifique à la fois. La maîtrise de l’univers décrit est impressionnante. Ce que j’ai lu, je l’ai senti, je l’ai vécu. Du Jules Verne dans une dimension onirico-spatio-aquatique. (si, ça veut dire quelque chose !).
La construction est impeccable : bonne mise en scène, avec les fameuses cinq règles naturellement introduites. On sent tout de suite poindre le danger,  malgré un climat serein. On comprend les enjeux sans que le récit ne devienne jamais scolaire. Puis ça part en vrille (la journée de pêche, hein, pas l’écriture qui reste sublime), ça nous étreint.
Honnêtement, juste après que les héros échappent aux requins…pardon, aux Kragazen !, j’ai cru qu’on s’orientait vers une fin paisible, un retour au port sans surprise. La chute est à l’instar de l’image choisie, brillante . Une bouffée l’émotion saisit le lecteur. Le danger se transmute en beauté, les monstres deviennent des bienfaiteurs.
Même en décortiquant avec la ferme intention de pinailler, je n’ai quasiment pas trouvé d’erreurs de style (c’est malin, je suis à nouveau frustré, maintenant…). Juste :
«  des ses pensées. Pensant… »
«  à chaque fois qu’un équipage ne revenait pas au port, la faute était bien souvent… » : chaque fois ou bien souvent ?
« les broyant entre leur puissante mâchoire » au pluriel, sinon ça va être difficile de broyer 😉
Côté ortho, j’ai relevé : bien aimée (manque un tiret), avait appriT, pRAIcheurs,  nageoires caudaleS.
Bref, quand il n’y a presque rien à dire, on dit juste : Bravo, merci, et ENCORE !!!
 » jamais Zéphyr n’avait jamais fait défaut à sa famille  »
Un « jamais » en trop.
 » Un œil toujours fixé sur le pressurimètre mais surtout focalisé sur les sensations de son corps qui avait apprit  »
qui avait appriS
 » Il s’agissait là d’une entreprise encore plus dangereuse que la navigation à laquelle se livraient les praicheurs  »
PaiRcheurs ?
« Hochant la tête, la jeune fille se dirigea vers la proue pour actionner l’habile jeu de poulie  »
poulieS ?
« Les moteurs de Zéphyr étaient puissants pour un nairvire si petit mais certainement pas assez pour distancer ces montres  »
MonStres ?
 » et ils possédaient de nombreuses nageoires directrices. Leurs énormes nageoires caudale  »
répétition dev » nageoire  »
 » Le vieil homme compta sept Kragazen  »
KragazenS
 » Zéphyr fini par stopper sa course folle  »
finiT
« cLe spectacle qu’ils contemplèrent alors était le plus beau qu’ils n’avaient jamais vu.  »
Je suis pas sûr de la grammaire, là.
Et le temps de ta dernière phrase est carrément raté.
Au niveau originalité, ça vole quand même pas très haut, je ‘explique, le mélange S-F, steampunk, hérqic-fantasy c’est quand même vu et revu. Et puis le coup du gros monstre qui est à l’origine de truc précieux et donc ça va sauver le niveau de vie du héros une fois qu’il aura mis sa vie en péril, ça vole quand même pas très haut.
Néanmoins, c’est super bien écrit et j’ai quand même passé un très bon moment à lire ton texte. un très bon style malgré un sujet classique ( et saches que ça me choque de dire ça ).
Malgré tout, faut corrigé cette dernière phrase, c’est quoi cette phrase au future dans un texte au passé simple ? Sérieusement ?

Un bien beau voyage que ce texte. Belle histoire (classique certes), bien écrit, tout bon pour moi.
« Paircheur » et « nairvire » sont parfois difficile à dire et s’ils aident à l’ambiance, ils cassent un peu le rythme de lecture. l’emploi de synonymes aurait évité cet eccueil.

Mon coup de cœur, assurément ! Un texte simplement excellent. Original,  très bien écrit. Avec une touche de poésie. Bravo.

Mon coup de cœur de ce challenge ! Un style accrocheur, un monde original, une histoire qui frise avec la poésie, bref, le meilleur texte pour moi !

Super BG, un texte rondement mené et très beau !

Un très bel exercice d’écriture, onirique et bien maîtrisé. On sent que l’univers est parfaitement clair dans la tête de l’auteur, avec ces néologismes, et ces modes de vie bien campés.
La limite du texte réside dans le passage de l’onirique au dramatique.
La narration est trop lisse et j’ai eu du mal à percevoir le danger voir le côté exceptionnelle de certaines situations.
Par exemple : le passage du vortex : j’ai l’impression que c’était aussi facile que de passer une écluse, alors qu’on est quand même dans le cas de deux planétoïdes en équilibre ! (si tu connais, tu peux t’inspirer de Olympos de Dan Simmons et du tremplin de Io qu’utilise un vaisseau).
Idem lorsqu’ils rencontrent les Kragazen, créature légendaire mais il en sort une douzaine d’un coup ! Honnêtement, on est loin d’imaginer qu’on se trouve face à un prédateur mortel. Tout au plus, un banc de baleines. La manière de s’échapper est bien trouvée, mais il manque de la tension. La qualité d’écriture fait qu’à mon avis, cela ne nécessite pas un gros travail. Il faut changer de style, passer à des phrases courtes, des interjections…




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