Challenge d’écriture n°44 – Metatron

Résultats

  • Originalité : 6.2/10
  • Écriture : 6/10

Les Commentaires des votants

A mon sens, une des perles du concours. Intelligent, puissant, crédible. J’ai été absorbé dès la troisième ligne.
Honnêtement, on vous décrit une menace bactérienne qui fond sur la Terre avec la précision d’un biologiste, jusqu’à vous faire ressentir la cruauté aveugle du prédateur, et malgré tout, une émotion passe vis-à-vis du coeur pensant de ce navire glauque et répugnant, décrit avec une méticulosité à vous retourner les tripes… waouw !
Comment ne pas sourire au génie d’un auteur qui vous propulse dans l’espace une boule de pus désagrégée « pas plus grosse qu’un pamplemousse ». Et vous assène, mine de rien, à la phrase suivante : « de quoi éradiquer toute la Terre ». Du grand art !
Et ça continue : on a beau avoir été glacé par la description peu ragoutante du mode de vie et de reproduction de ces saloperies, on ressent pourtant une certaine tendresse pour ces cellules qui frémissent des cils parce que la fin du voyage approche (bon, ou alors c’est juste moi qui suis complètement à la masse… ?).
Et quelle description… pas un mot gratuit ! C’est chirurgical dans tous les sens du terme. Le style frôle l’irréprochable.
On tremble pour Onguea qui tente de maintenir la barre durant la terrible chute. On sent la panique à bord. On se fait cueillir au passage par l’excellent « Autant souffler dans un Poundeglut »:D
Puis, bémol à mon sens, le passage au groupe du louveteau peut dérouter le lecteur qui, comme moi, ne possède pas la référence culturelle de « la piste d’Inouk ». Vu l’importance qu’est donnée à cet élément, je me suis senti perdu.
Ensuite, tout coule à nouveau de source, le régal des protozoaires affamés se transforme pour de bon en vision cauchemardesque pour le lecteur, et cette fois, (avoir avoir vomi notre quatre heures) on panique sec pour le gamin. On esquisse même un frisson pour la survie de l’humanité, à la vitesse à laquelle la monstruosité prolifère.
Enfin, on est amené à assister à leur perte assez intelligemment pour le voir, le vivre, le comprendre.
Et, cerise sur le gâteau, le tomber de rideau avec le décryptage pour le moins inattendu qu’en fait le petit scout.
De l’imagination, une plume terriblement efficace, une base scientifique solide pour un univers grouillant de vérité, de l’émotion alliée à une touche d’humour, que demande le peuple ? (Une autre, une autre, une autre !)   🙂
Quelques perles relevées, enfin : « mourRait » « auX quatre coinS » « dézipPa » « qui l’eÛt cru ».

Ca, c’était original. Attention pas le sujet de l’envahisseur venu du cosmos mais la manière de le traiter. C’était vraiment pas mal et puis ça se lisait vite.
Trop vite sans doute, d’ailleurs. Je trouve qu’après un début tout en description l’enchainement des évènements est beaucoup trop bref pour qu’on puisse le savourer. La faute sans doute à une écriture trop simplet à un certaine précipitation de l’auteur ?
Pour moi, cette nouvelle est hors sujet. L’idée de mettre en scène un organisme bactérien est excellente mais je n’ai pas accroché au texte.
C’est cependant fluide malgré l’utilisation de mots alambiqués.

Superbe histoire, bien traitée, bien écrite.
Ma seule remarque : où est le « monde de feu/de glace/de ce qu’on veut » demandé dans le sujet. On comprend bien que c’est dans l’esprit d’Onguéa, mais c’est un peu limite.

J’ai eu des difficultés à entrer dans ce texte.  Il  ne m’a pas « parlé », surtout la première partie, trop embrouillée à mon sens.

Ce texte m’a peu parlé. Cela ne m’a pas paru très original (c’est la mode des extra-terrestres dont les moyens de locomotions sont des « organismes vivants »). Et le style ne m’a pas plus attiré que ça.

Très très sympa, très bonne idée de départ, très bonne chute.




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