Arlis des forains

arlisforainCompléments à l’article publié le 9 février 2011

Arlis est orphelin. Il a été recueilli par Emmett et Lindy, des forains. Entouré, entre autres, de Jared, le cul-de-jatte, et de Katrina, la fille aux serpents, il vit une enfance singulière, mais heureuse, sur les routes qui le mènent de ville en ville. L’arrivée des forains à Bailey Creek ne passe pas inaperçue et, comme souvent, Arlis est le centre d’intérêt de tous les enfants de la ville. Et plus particulièrement de Faith, la fille du pasteur. Elle fera découvrir à Arlis d’étranges rituels et lui ouvrira les portes d’un monde plein de mystères… et de dangers.

Arlis des forains est un petit bijou, sur lequel planent les ombres tutélaires de Ray Bradbury et Stephen King.

Deuxième roman de Mélanie Fazi, il a été récompensé par le prix Masterton en 2005.


Arlis des forains
Auteur : Mélanie Fazi
Editeur : Editions Gallimard (2 septembre 2010)

Commentaire d’Atorgael

?????

Un bien étrange roman que je viens de finir. Étrange dans le sens où je ne suis pas habitué à ce genre en fait, si je me suis lancé dans cette lecture, c’est influencé par les critiques élogieuses de mes petits camarades sur d’autres titres de cette auteur. Critiques que je vous invite à retrouver sur le site d’ailleurs (Serpentine et N.D aux écailles).

Arlis donc, c’est l’histoire d’un enfant de 10-11 ans qui se demande qui il est et d’où il vient. Voilà pour la trame de l’histoire.

Pour cadre, cette histoire se passe aux États unis dans le milieu de forains débarquant dans un bled bien paumé de la campagne américaine.

Le temps se veut être contemporain, mais rien ne nous informe sur une date exacte, quelques allusions de modernité qui nous font dire qu’il s’agit de la seconde moitié du 20è siècle. Mais curieusement pas de voiture, tout est comme figé dans une époque ressemblant plus à la « petite maison dans la prairie » en fait.

Je ne suis pas fan des univers de forains et m’y plonger fut assez laborieux, mais là encore, on ne sait pas grand chose de la troupe et des numéros présentés, tout et dans les allusions et dans quelques scènes évoquées et rarement vues en direct par le personnage du récit : Arlis.

Tout est écrit à la première personne en effet, ceci nous donne un ton particulier qui se veut être celui d’un enfant de 11 ans, mais là encore, je n’ai pas été convaincu, certaines réflexions du narrateur le situeraient bien plus âgé, dans le même temps, ses dialogues sont plutôt de son age. Difficile parfois de ne pas tiquer. Et puis cette propension à rappeler des faits anciens pour expliquer la situation actuelle est également source de rupture dans la trame de l’histoire, surtout au début quand les choses doivent être mises en place.

L’histoire en elle-même est longue à se mettre construire, il y a toute une inévitable partie initiatique avant qu’Arlis prenne enfin les choses en main, ceci ayant pour finalité une fin très rapide.

Un livre pas désagréable à lire mais qui aurait pu être plus simple, plus abordable. Pourquoi par exemple placer cette histoire aux U.S. ? La même histoire aurait pu être écrite en Europe avec le même impact sur le lecteur. De même il est assez déroutant de ne pas pouvoir dater cette histoire alors que la situer plus précisément n’aurait sans doute rien e levé au charme de l’atmosphère décrite. Car oui, cette histoire à son charme qui nous fait lentement basculer dans un monde fantastique sans qu’on s’y attende vraiment. Mais en même temps on n’attend que cela.

Un livre qui devrait ravir les amateurs du genre et que je ne regrette pas d’avoir découvert.

Commentaire de Rendar

?????

Les « aventures » d’Arlis, un jeune garçon recueilli par des forains et dont l’origine est assez floue. Vivant parmi les gens du cirque, un des arrêts de la troupe va néanmoins changer la vie du jeune Arlis et une rencontre va faire basculer sa perception des choses.

Entre flirt avec le fantastique, parcours initiatique et rite de sorcellerie, ce livre navigue entre plusieurs courants sans malheureusement réellement non ancrer au récit. C’est très bien écrit, les différents protagonistes sont très bien dépeints et Arlis est un personnage attachant (Avec d’autres comme Jason par exemple) mais il manque un petit quelque chose pour nous transporter dans ce champ de blé où tout se joue.

Je noterais un 2,5/5 tendance 3 avec un petit regrets : Le fait que l’auteur ne nous ai pas réellement entraîné dans un univers fantastique. Tout peut être rationnellement expliqué mais l’esprit laissant de côté l’aspect cartésien se réjouira du frisson d’imaginaire subtilement amené.




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