Accorder les temps

Dans une phrase simple, l’imparfait exprime une action longue et le passé simple une action brève.

La concordance des temps est liée à l’étude des propositions et vous trouverez de nombreux renseignements à l’étude de chaque type de propositions.

Pour ne pas trop malmener la concordance des temps, il faut, devant une proposition subordonnée se poser une première question :

“Le verbe de la subordonnée est-il à l’indicatif ou au subjonctif?”

De cette première réponse vont dépendre les possibilités liées aux temps.

1. le verbe de la subordonnée est à l’indicatif :

Si la principale est au présent ou au futur tous les temps sont possibles. Tout se passe comme si la subordonnée était une indépendante.

Je suis sûr qu’il mange actuellement. Je suis sûr qu’il a mangé hier. Je suis sûr qu’il mangeait au moment de mon arrivée.

Si le verbe de la principale est à un temps du passé, la subordonnée se met :

  • à l’imparfait ou au passé simple si le fait est simultané
  • Il a certifié qu’il était là quand il est entré. Il nous salua dès que nous entrâmes;
  • au conditionnel présent ou au conditionnel passé si le fait est postérieur
  • Il a certifié qu’il serait là demain.
  • au plus-que-parfait ou au passé antérieur si le fait est antérieur
  • Il a certifié qu’il avait fini avant son arrivée. Il envoya la lettre dès qu’il eut confirmation de la chose.

Notez :
le présent de l’indicatif dans la subordonnée peut exprimer un fait intemporel et celui-ci n’est pas soumis à la règle des temps :

  • Le voisin m’a dit que la vie est trop chère

On peut aussi envisager la position sur l’axe temporel par rapport au moment de la parole, et le temps de la subordonnée est fonction du sens :

  • Il m’a dit que vous êtes l’homme de la situation.
  • Il m’a assuré qu’il fera attention

 

2. le verbe de la subordonnée est au subjonctif.

Si la principale est au présent ou au futur, la subordonnée se met :

  • au présent du subjonctif si le fait est simultané ou postérieur
  • Il veut que tu viennes tout de suite. Il préfère que tu viennes demain. Il voudra que tu viennes tout de suite. Il préférera que tu viennes demain.
  • au passé du subjonctif si le fait est antérieur
  • Il doute que tu aies voulu le voir.

Si la principale est à un temps du passé, la subordonnée se met :

  • à l’imparfait du subjonctif si le fait est simultané ou postérieur
  • Nous avons voulu qu’il cédât immédiatement. Il voulait que nous finissions le lendemain;

 

  • au plus-que-parfait du subjonctif si le fait est antérieur
  • Il voulait que tu eusses écrit avant son départ.

Notez :
Après un conditionnel présent, si le verbe de la subordonnée doit être au subjonctif, il se met au présent ou à l’imparfait :

  • Je voudrais qu’elle écrive ou Je voudrais qu’elle écrivît.



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