La bataille de Calth

1ère mise en ligne le 08/02/2013

fr-know-no-fearIgnorant de la trahison de son frère, Roboute Guilliman obéit aux ordres cryptiques du Maître de Guerre et retourne vers Ultramar afin de rassembler sa légion et d’affronter les orks massés près du système de Veridian.

Sans crier gare, leurs alliés supposés de la légion des Word Bearers lancent une attaque dévastatrice sur Calth, dispersant la flotte Ultramarine et massacrant tous ceux qui se dressent contre eux.

Ces actions confirment le pire scénario que Guilliman puisse imaginer : Lorgar cherche à mettre un terme leur ancienne querelle de façon définitive.

À l’heure où les traîtres invoquent d’immondes hordes démoniaques et font appel aux forces du Chaos, les Ultramarines sont entraînés dans une lutte amère et meurtrière dont aucun des deux camps ne peut sortir vainqueur.


La bataille de Calth
Auteur : Dan Abnett
Éditeur : Bibliothèque interdite (Décembre 2012)
Intérêt dans l'univers : ?????

Commentaire de Rendar

?????

Non encore avertis de la trahison d’Istvaan, Roboute Guilliman, Primarque des Ultramarines se voit ordonné par le Maître de Guerre de procéder à un rassemblement avec la légion des Word Bearers afin de pacifier une menace ork.

Une vieille rancune oppose les deux légions depuis longtemps et Guilliman y voit la une décision sage de la part d’Horus de veiller à ressouder les deux armées. Mais alors que l’intégralité des forces Ultramarines se mettent en ordre de bataille sur la planète Calth, l’ampleur de la trahison des Word Bearers se révèle et, sans avertissement ni signes avant coureurs, ceux qu’ils pensaient être des alliés se retournent contre eux avec violence.

La majorité de la flotte Ultramarine en orbite autour de la planète se fait décimer, le Mechanicum noir infeste la grille de défense planétaire d’un code corrompu et des milliers de fils de Guilliman se font exécuter avant même d’avoir pu saisir leurs armes.

Face à un cataclysme pouvant sonner la fin de sa Légion, que vont faire Guilliman et ses soldats pour éviter l’extinction de la main même ceux qu’ils croyaient être leurs frères.

Synthèse en un roman du schisme des Légions et de l’horreur pour des Astartes de se battre contre leurs semblable, ce roman se lit très rapidement car hautement addictif. En effet, il est divisé en paragraphes courts, comme à l’habitude d’Abnett avec des personnages secondaires et primaires très bien campés interagissants entre eux et est bien rythmé.

Malgré de hauts faits d’armes avec des vrais morceaux d’héroïsme dedans et des scènes à imaginer qui feraient pâlir les plus grands réalisateurs de films à grands budgets, j’ai été un peu déçu par les actions et descriptions de Guilliman qui est plus décrit comme un professeur, une figure paternelle que comme un meneur d’hommes.

Ça reste un très bon roman avec la stupeur de découvrir l’ampleur de la corruption des Word bearers qui sont, il faut bien le dire, à l’origine de tout.

A lire sans hésiter pour les fans de Space Marine.

Commentaire d’Atorgael

?????

Le style est particulier car très descriptif parfois avec l’emploi du présent lors de certains passage, ça donne une impression de compte rendu froid, chirurgical, sans émotion, mais ça marche bien.
D’autres passages (la plupart quand même) sont plus littéraires et on retrouve le style d’Abnett toujours aussi efficace.

L’histoire est bien menée, au début je me suis demandé comment les Word Bearer allaient mettre une trempe aux ultramarine, par la suite, je me suis demandé comment ces derniers allaient bien pouvoir survivre !

Roboute Guilliman est un primarque plutôt coriace et ce manque de personnalité apparent vient du fonctionnement très analytique du primarque voulu par Abnett, il analyse en permanence ce qui se passe autour de lui pour prendre la meilleure décision.

Par contre je suis plus réticent sur certains aspects du livre.

Le premier est de savoir comment les troupes de la XVIIème ont pu se tenir tranquille pendant des jours, des semaines… en attendant le déclenchement de l’attaque. les troupe de cultistes fanatique me semblent compliquées à contrôler sur une longue période, difficile de les retenir de se jeter sur les troupes de la XIIIème comme ils le font à la première occasion.

Autant je veux bien croire que les Space Marine de Lorgar peuvent réfréner leurs instinct, que ça doit être bien plus dur sur les simples humains.

Deuxième point, c’est lors du bombardement de l’astre solaire de Calth. C’est juste une impossibilité physique, comment des torpilles tirées depuis l’orbite de la planète peuvent agir si vite sur le soleil qui devrait se trouver à quelques millions de kilomètres plus loin. Là sur le coup, j’ai tiqué !

Pour l’intensité dramatique c’est parfait, sur le minimum de cohérence de l’histoire c’est raté.

A lire pour comprendre pourquoi les ultramarines n’ont pas pu participer au siège de Terra et faire pencher la balance du bon côté.

Surtout quand on sait que Guilliman considère que si sa légion est appuyée par une seule autre puissante légion, il se sait capable de gagner n’importe quelle bataille face à n’importe quel adversaire.

Bien joué Horus sur ce coup là !




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