Tyrion et Teclis

Parmi les hauts elfes, les noms de Tyrion et de Teclis sont prononcés avec un profond respect. La célébrité de ces frères jumeaux s’est étendue dans tout Ulthuan et dans les terres au-delà. Le prince Tyrion est le général elfe qui brisa la grande incursion du Chaos, il y a deux cents ans. Teclis est le plus grand sorcier de sa génération, un mage si puissant que de nombreux sorts et objets magiques portent son nom. Nés dans l’une des plus vieilles familles d’Ulthuan, leur lignée remonte jusqu’au Roi Phénix maudit, Aenarion. Leur destinée est d’accomplir des actes héroïques et de changer le destin des royaumes.

Les deux frères sont aussi différents que le jour et la nuit. Tyrion est grand, fier et juste. Il est l’égal des princes dragons de jadis dans l’art du combat. Champion de la Reine Eternelle d’Avelorn, c’est un guerrier sans peur et un adversaire sans merci. Parmi les elfes noirs de Naggaroth, il est connu sous le nom de “Faucheur”, les gobelins du défilé de la Hache Rouge le surnomment “Fléau des orques” et les nordiques l’appellent “Tueur d’humains”. Pendant deux cents ans, il a défendu les Royaumes Elfiques contre leurs nombreux ennemis. Il est le champion invaincu, l’épée et le bouclier d’Ulthuan et la lumière dans les ténèbres. On dit qu’Aenarion le Défenseur s’est réincarné en lui.

L’ancienne malédiction de la lignée d’Aenarion affecte plus fortement Teclis. Son frère est fort, il est faible. Tyrion arbore un visage éclatant et une chevelure d’or, Teclis est pâle, froid et taciturne. Alors que Tyrion a un esprit noble et une grande facilité d’élocution, Teclis est amer et cynique. De naissance, il est maladif et chétif. Enfant, il était d’une insatiable curiosité et montrait un incroyable talent pour la magie. Il reçut les enseignements des mystérieux Maîtres du Savoir de la tour de Hoeth, qui perçurent en lui de grands pouvoirs. Au contact de la tour blanche, il apprit toutes les subtilités de la sorcellerie et devint un vrai maître de la haute magie.

Les guerres des Elfes noirs

Quand survint la grande incursion du Chaos, la destinée des jumeaux fut scellée. Venant du nord, les elfes noirs s’emparèrent d’Ulthuan, volant, brûlant et pillant. Alliés aux serviteurs des puissances du Chaos, ils semblaient invincibles. Les gigantesques arches noires de Naggaroth vomissaient une vague de corruption sur les rivages immaculés des terres elfiques. Des navires aux voiles tissées de runes aux couleurs flamboyantes, débarquaient sur Ulthuan des hordes enragées de guerriers du Chaos. Le Roi Sorcier de Naggaroth foulait une fois de plus la terre dont il avait été banni depuis si longtemps. Partout, les elfes surpris subirent défaites sur défaites contre leurs frères adorateurs du Chaos. Sur les terres des hommes les choses n’allaient pas mieux. L’Empire, divisé par des luttes intestines incessantes, ne pouvait faire face au Chaos unifié. C’était une époque ténébreuse et sanglante. Le monde était promis à la mort et au désespoir.

Tyrion se trouvait à Avelorn à la cour d’Alarielle, la nouvelle Reine Eternelle, quand les elfes noirs attaquèrent. Les hurlements de leurs bêtes emplissaient la vieille forêt. L’écho aigu de leurs trompettes triomphantes se faisait entendre jusqu’au coeur de ces terres, jusqu’ici vierges de toute marque du Chaos. La garde amazone de la reine se précipita contre les assaillants et une force de guerriers, réunie à la hâte, se jeta dans la mêlée. En vain ! Les elfes noirs étaient trop forts et il semblait que la Reine Eternelle, chef spirituel d’Ulthuan, allait tomber entre leurs mains. Alors, Tyrion la tira hors de son pavillon de soie et l’emporta, se taillant, avec l’énergie du désespoir, un chemin sanglant parmi les elfes noirs. Tyrion fut blessé par la lame d’une furie mais, sans s’occuper de sa blessure, ils s’échappèrent dans la forêt et disparurent. La nouvelle de la perte de la Reine Eternelle courut à travers les terres et le coeur des elfes s’emplit de désespoir.

Quand les nouvelles de la disparition de son frère atteignirent la tour blanche, Teclis refusa d’y croire. Depuis leur naissance, lui et Tyrion avaient une sorte de lien mental et il était convaincu qu’il aurait ressenti la mort de son frère. Il décida de quitter la tour et de partir à sa recherche. Utilisant tout son art, il forgea une lame et l’imprégna d’enchantements mortels. Voyant combien Teclis était décidé, les Maîtres du Savoir lui donnèrent la couronne de guerre de Saphery et le laissèrent partir. Il avait pressenti sa destinée dès son plus jeune âge et il savait que l’avenir des Royaumes Elfiques reposait sur ses épaules. Teclis était devenu plus fort, les remèdes des Maîtres du Savoir l’avaient guéri et il possédait maintenant une force normale. Les Maîtres du Savoir espéraient que cela serait suffisant.

Tyrion et la Reine Eternelle fuyaient à travers les terres dévastées par la guerre. La vieille forêt brûlait, les elfes noirs se vengeaient de leur long exil. Une armée ellyrienne fut anéantie par les sorts du Roi Sorcier, les hauts elfes de Caledor ne réussissaient pas à réveiller les derniers dragons et la grande flotte de Lothern dut fuir vers la mer, repoussée par les navires du Chaos. Une armée d’elfes noirs reprit l’île blafarde et l’autel de Khaine tomba une fois de plus entre leurs mains. Les enfants de Naggaroth allaient de victoires en victoires.

Les elfes noirs jubilèrent à l’annonce de la perte d’Alarielle mais le Roi Sorcier refusa de croire à sa mort. Il insista pour que son corps soit retrouvé afin qu’il puisse le crucifier sur son étendard. Quatre assassins s’avancèrent et lui jurèrent qu’ils ne prendraient pas de repos tant qu’ils n’auraient pas retrouvé le corps de la reine. Les elfes noirs cherchèrent partout les deux fuyards. Tyrion et la Reine Eternelle se cachaient constamment, avançant de nuit pour éviter les patrouilles des elfes noirs. Le poison de la furie commençant à faire son effet, Tyrion avait de plus en plus de fièvre et la jeune Reine Eternelle n’avait pas assez de pouvoirs pour le sauver.

Les hauts elfes en furent réduits à mener une guérilla sur leur propre terre alors que les serviteurs des ténèbres régnaient partout. Mais une nouvelle se propageait. Un sorcier courait le pays et nul ne pouvait se dresser devant lui. C’était un jeune homme pâle arborant la couronne de guerre de Saphery et, là où il passait, les elfes noirs tremblaient. D’un mot, il appelait la foudre, d’un mot, il terrassait les monstres et les guerriers du Chaos. Le champion de Slaanesh Alberecht Numan, le défia lors d’une bataille et fut instantanément réduit en poussière avec tous ses serviteurs. Il intervint durant la bataille du gué de Hatard et massacra la Confrérie des Dix de Ferik Kasterman, les sorciers de Tzeentch les plus redoutés de l’époque. Ce furent de petites victoires mais, en ces jours sombres, elles redonnèrent l’espoir aux elfes.

L’espoir était ce dont les peuples de tous les royaumes d’Ulthuan avaient désespérément besoin. La griffe du Chaos tenait fermement toute l’île dans son étreinte. De Chrace dans le nord à Yvresse au sud, les terres elfiques étaient entièrement occupées. Même les eaux de la mer intérieure avaient été envahies par l’incursion des elfes noirs. A bord de navires construits avec le bois des forêts maudites, évoluant à une vitesse surnaturelle, les pillards étaient allés jusqu’à l’Île des Morts avant de rebrousser chemin, repoussés par les sorts de protection.

Les elfes noirs furent uniquement contenus à Saphery, autour de la tour blanche, et devant les murs de la puissante forteresse de Lothern. Trois grandes arches noires menaient le siège de la maison de lumière de Lothern. Jour et nuit, les sorts explosaient et les engins de siège entamaient les murs. Le Roi Phénix lui-même était piégé dans l’enceinte de la cité. La conquête totale des royaumes n’était qu’une question de temps. Avec la perte de la Reine Eternelle, les elfes n’avaient pas le coeur au combat.

Les heures sombres

Dans les forêts d’Avelorn, la chasse arrivait à son terme. Les quatre assassins rattrapèrent Tyrion et sa protégée et les surprirent durant leur repos. Le seigneur elfe blessé se battit comme un loup enragé. Trois elfes noirs trouvèrent la mort sous les assauts furieux de sa lame mais le quatrième s’enfuit et rapporta sa découverte au Roi Sorcier. Hurlant de triomphe le Roi Sorcier libéra sa fierté et sa joie : le gardien des secrets N’Kari. Dans un rugissement bestial, le démon majeur s’élança dans la nuit à la recherche de sa proie.

Le démon trouva Tyrion et la Reine Eternelle durant les heures sombres qui précèdent l’aube et fondit sur eux comme une étoile tombant du firmament. Autrefois, la reine aurait pu bannir le démon mais son pouvoir se nourrissait de sa terre, aujourd’hui dévastée. Tyrion vacillait mais il était prêt à défendre chèrement sa vie. D’un seul coup de poing puissant le démon écarta violemment le guerrier. Se dressant devant la Reine Eternelle, il se pencha pour lui caresser la joue de l’une de ses griffes.

Un éclair déchira la nuit et frappa le démon de plein fouet. Une frêle silhouette émergea de la forêt. Sur sa tête était posé le heaume de Saphery avec ses cornes et son cercle lunaire éclatant. L’homme s’interposa entre la reine et le gardien des secrets. Avec un rugissement de colère, le démon se releva. Teclis prononça des mots comme le tonnerre et une sphère d’énergie scintillante emprisonna le démon et le renvoya dans le Warp. Teclis se précipita pour aider son frère. Utilisant toutes les connaissances de guérisseur qu’il avait apprises dans la tour blanche, il essaya de ramener l’esprit de Tyrion des confins de l’abîme. Quand le Roi Sorcier vit la défaite de son démon, à travers sa sombre sphère de vision, il enragea. I1 ordonna le sacrifice immédiat à Slaanesh d’un millier de prisonniers elfes. La guerre brûlait d’une férocité renouvelée.

Teclis guida la Reine Eternelle et son frère jumeau vers la mer intérieure. Là, ils embarquèrent sur un vaisseau blanc équipé par les survivants de la garde de la reine. Ils furent transportés jusqu’à la plaine de Finuval où les restes éparpillés des armées elfes s’étaient rassemblés pour un ultime combat désespéré.

Les chars de Tiranoc se postèrent entre les Heaumes d’Argent et les lanciers de Cothique et d’Yvresse. Les cavaliers d’Ellyrion s’assemblèrent aux côtés des Lions Blancs de Chrace. Les seigneurs elfes, chevauchant des griffons, planaient au-dessus de l’armée. Les sorciers de la tour blanche se placèrent près de la garde amazone. A la nouvelle de la présence de la Reine Eternelle, un cri de joie éclata dans les rangs de l’armée, emplis d’un courage renouvelé. Puis un nuage de poussière à l’horizon annonça l’arrivée de l’ennemi.

La bataille de Finuval

Cette nuit là, les deux armées campèrent à portée d’arc l’une de l’autre. Dans le camp elfe, Tyrion et Teclis furent accueillis par leur père Arathion. Le vieux seigneur récompensa Tyrion en lui offrant l’Armure Dragon d’Aenarion, qui avait été portée par le premier Roi Phénix lors des guerres antiques contre le Chaos. Elle avait été forgée sur l’Enclume de Vaul et pouvait résister au souffle d’un dragon. Avec une immense gratitude pour la sauvegarde de leur Reine Eternelle, les elfes d’Ellyrion lui offrirent leur plus belle monture, Malhandir, le dernier de la lignée de Korhandir, père des chevaux. La Reine Eternelle en personne, lui offrit une broche en forme de coeur qu’elle avait enchantée pour le protéger durant la bataille. Dans sa terrible main, Tyrion tenait fermement l’épée runique Sunfang, forgée dans les temps anciens pour être le fléau des démons. Ainsi fut préparé Tyrion.

A Teclis, Alarielle offrit le bâton sacré de Lilaeth. Il lui donnerait une si grande force et tant de pouvoir qu’il n’aurait plus besoin de ses remèdes. I1 ne voulait pas d’épée, car il préférait celle qu’il avait lui-même forgée. Il était maintenant prêt pour se tenir au côté de son frère dans le feu de l’action. Le lever du jour révéla les forces du Chaos dans leur totalité. Des rangs sans fin d’arbalétriers elfes noirs – entonnaient des litanies en l’honneur de Slaanesh. Une horde de sang-froid coassait et rugissait dans la froide lueur du matin. Des guerriers en cottes de mailles brandissaient leurs lances. Les furies jacassaient et hurlaient de façon démente. Les maîtres de meutes conduisaient leurs monstres sur leurs positions. Un flanc entier de l’armée du Roi Sorcier était tenu par des chevaliers du Chaos et leurs hommes bêtes. Les elfes étaient en large infériorité et la situation semblait désespérée.

Urian Lame Poison, le champion du Roi Sorcier, lança un défi en combat singulier. Qui, dans l’armée elfique, serait assez courageux pour lui faire face ? La réputation d’Urian l’avait précédé. II avait été entraîné par le Roi Sorcier en personne. C’était l’assassin le plus puissant, le tueur le plus impitoyable. Il avait le coeur d’un démon et les yeux d’un faucon. Son front était marqué du signe de Khaine. II pouvait tuer un taureau d’un coup de poing et dévier une flèche d’un revers de lame. Il était la mort incarnée.

Arhalien d’Yvresse fut le premier à répondre. C’était un puissant soldat, vétéran d’innombrables batailles. Urian le faucha comme un roseau et l’armée elfe gémit de désespoir. Le suivant fut Korhian Glaive de Fer, capitaine des Lions Blancs, le guerrier le plus célèbre de Chrace. Les coups furent échangés avec une telle rapidité que les yeux ne pouvaient pas les suivre, mais au bout de quelques minutes, le haut elfe gisait décapité sur le sol. Alors Tyrion s’avança.

Ce fut comme si les dieux s’étaient déclarés la guerre. Des étincelles jaillissaient quand les lames s’entrechoquaient. Les deux guerriers combattaient dans un silence de mort. Encore et encore la lame noire d’Urian fut déviée par l’armure de Tyrion. Encore et encore le maître assassin évita l’assaut de Sunfang. Pendant plus d’une heure, il sembla qu’aucun des deux ne prendrait le dessus. Des sorts crépitaient autour d’eux car le Roi Sorcier cherchait à aider son champion. La sueur miroitant sur son front, Teclis dissipait les sorts de son ennemi. Les témoins retenaient leur souffle. II semblait impossible de survivre à cette tempête de lames. Enfin, Tyrion glissa et Urian se dressa devant lui, l’épée brandie. C’était l’ouverture que le haut elfe attendait. Une botte rapide de son arme perça le coeur de l’assassin. L’ost des ténèbres laissa échapper un cri d’angoisse et chargea pour écraser le guerrier solitaire ; mais l’armée elfe se mit en branle pour aller à sa rencontre. Malhandir fut le premier à rejoindre son maître, Tyrion sauta en selle et fit face à ses ennemis.

Les deux forces se heurtèrent au centre de la plaine de Finuval dans un fracas assourdissant. Les elfes noirs avaient l’avantage du nombre et terribles étaient leurs alliés. Les hauts elfes combattaient pour leur terre natale et pour la Reine Éternelle avec le courage désespéré des gens qui vivent leur dernière chance de changer le cours de l’histoire. Lors de cette longue journée, les armées combattirent avec une fureur dévastatrice. Les deux camps étaient menés par la haine dévorante qu’avaient engendrée les guerres du passé. Des nuées de carreaux noirs, si nombreux qu’ils obscurcissaient les cieux, rencontraient des nuages de flèches blanches. De lourds sang-froid s’abattaient, les jarrets tranchés par les agiles guerriers elfes. Des cavaliers d’Ellyrion étaient renversés par les bêtes enragées du Chaos. Des sorts crépitaient dans les cieux. Le sang se mêlait à la poussière soulevée par la furieuse bataille. Des milliers mouraient mais aucun camp ne cédait un pouce de terrain. Le carnage était si démesuré que les guerriers combattaient sur des monceaux de cadavres et les corbeaux festoyaient sur les blessés, piégés sous des monticules de corps.

Au centre, Tyrion combattait avec la frénésie d’un fauve dément. Sa grande épée enflammée fauchait des ennemis à chaque assaut et son armure étincelante déviait les lames de ses adversaires condamnés. A lui seul il valait une armée. Là où il chevauchait, les elfes reprenaient courage. Malhandir piétinait les elfes noirs de ses sabots d’argent. Mais Tyrion ne pouvait être partout à la fois et, lentement, le poids du nombre faisait pencher la balance à l’avantage des elfes noirs.

La défaite du Roi-Sorcier

Au coeur de la bataille, Teclis luttait contre la magie noire du Roi Sorcier. Le maître noir de Naggaroth avait perfectionné son art maléfique pendant plus de mille ans et pour la première fois, Teclis rencontrait un adversaire à sa mesure. Des énergies magiques titanesques étaient concentrées au-dessus du champ de bataille. Des éclairs déchiraient le ciel. De terribles nuages de mort étaient détournés par des rafales de vent. Des démons hurlaient et gémissaient en surgissant au milieu du carnage. Teclis s’éleva dans les airs pour mieux observer le champ de bataille. Du sommet d’une colline dévastée, le Roi Sorcier le défiait sort après sort.

Teclis vit que la bataille se passait mal. L’armée des elfes noirs était trop nombreuse. Le massacre total des hauts elfes semblait inévitable et c’était le moment ou jamais de tenter une action désespérée. Il invoqua le pouvoir de Lilaeth. Son bâton rougeoya et vibra alors qu’il se remplissait de pouvoir divin. Teclis sculpta l’énergie en un projectile d’une puissance inouïe qu’il propulsa sur le Roi Sorcier.

Le mage maléfique essaya frénétiquement de le dévier mais n’y parvint pas. Le projectile le frappa de plein fouet, le brûlant jusqu’à l’âme et il fut obligé de se téléporter dans le Warp pour éviter une mort certaine. Maintenant libéré de sa confrontation avec le Roi Sorcier, Teclis reporta sa puissance contre la horde maléfique. Les elfes noirs furent écrasés sous un bombardement de sorts, le carnage était horrible à voir.

Malhandir mena Tyrion face au porte étendard du Roi Sorcier. Le haut elfe se débarrassa facilement de son ennemi et Malhandir piétina dans la boue la bannière du Roi Sorcier. Voyant la défaite de leur seigneur et la chute de leur étendard, les elfes noirs s’enfuirent. Au-dessus d’eux un sorcier invincible faisait pleuvoir la magie sur leur tête. Les soldats de la vaste armée s’enfuirent jusqu’aux derniers et furent décimés dans leur fuite effrénée. Les hauts elfes venaient de remporter leur première grande victoire. La chance avait tourné.

Tyrion mena l’armée vers le sud pour rejoindre Lothern. Le champion de la reine et son jumeau sorcier terrifiaient l’ennemi. L’armée tomba sur les assiégeants de Lothern et le Roi Phénix, à la tête de sa garde, sortit à leur rencontre. Pris entre le marteau et l’enclume, les assiégeants furent écrasés. Sous les murailles de Lothern, Tyrion et Teclis rencontrèrent le Roi Phénix en personne.

Dans les deux jours un plan fut établi pour bouter les elfes noirs hors des royaumes. Tyrion commanderait l’une des armées jusqu’à Saphery pour rejoindre la tour de Hoeth. Le Roi Phénix irait vers le nord et engagerait directement l’ennemi. Des nouvelles arrivèrent de Caledor, les dragons avaient été réveillés. La victoire se trouvait maintenant entre les mains des hauts elfes.

Compilé par Kragor
Source : Livre d'armée Hauts Elfes - GW 1993
Retranscrit en juillet 2007 pour Le Sanctum



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