{"id":7012,"date":"2011-08-29T08:53:04","date_gmt":"2011-08-29T06:53:04","guid":{"rendered":"http:\/\/www.atorgael.com\/?p=7012"},"modified":"2011-09-12T13:19:46","modified_gmt":"2011-09-12T11:19:46","slug":"chec39-04","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.atorgael.com\/?p=7012","title":{"rendered":"Challenge d\u2019\u00e9criture n\u00b039 \u2013 Atorgael"},"content":{"rendered":"<hr \/>\n<blockquote><p>Atorgael<br \/>\n12.4\/20 <span class=\"rating\"><span class=\"empty\">?<\/span><span class=\"empty\">?<\/span><span class=\"empty\">?<\/span><span class=\"empty\">?<\/span><span class=\"empty\">?<\/span><\/span><br \/>\n4\u00e8me<\/p><\/blockquote>\n<p style=\"text-align: right;\"><strong><a href=\"post.php?p=xxxx&amp;page=2\">? <\/a><\/strong><a href=\"?p=7012&amp;page=2\">Les commentaires<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<h1>Le chemin des Sardaghis<\/h1>\n<p>\u00ab\u00a0Que pensez-vous de tout cela Loghaf-br\u00e2s ?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Encore peu habitu\u00e9 \u00e0 son titre de chef de la confr\u00e9rie des \u00c9p\u00e9es rouges, Loghaf ne r\u00e9pondit pas imm\u00e9diatement et prolongea son silence pour r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la situation.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0J\u2019en dis que j\u2019ai le sentiment d\u2019\u00eatre un animal qu\u2019on emm\u00e8ne se faire \u00e9quarrir.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Les hommes rassembl\u00e9s autour de lui approuv\u00e8rent sans mot dire. Tous \u00e9taient parfaitement conscients de la situation et la question que venait de poser Borf, le second de la confr\u00e9rie, taraudait les esprits depuis d\u00e9j\u00e0 quelques jours.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Mais, poursuivit Loghaf, je ne suis pas un animal, nous ne sommes pas des b\u00eates de somme dont on se d\u00e9barrasse une fois le travail accompli. Vous me connaissez tous comme je vous connais et je me doute de ce que vous pouvez penser. Je peux vous assurer que je ne vais pas laisser les Rathis disposer ainsi de nous. Et s\u2019il nous faut rejoindre les Sardaghis, qu\u2019il en soit ainsi.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Loghaf s\u2019interrompit un instant et regarda le visage de chacun de ses hommes. La lueur de la petite flamb\u00e9e dans la chemin\u00e9e ne permettait pas de distinguer tous les traits des visages, mais Loghaf savait reconnaitre les signes de nervosit\u00e9 ou d\u2019assentiment de ses hommes rien qu&rsquo;\u00e0 leurs fa\u00e7ons de se tenir. Tous savaient qu\u2019ils n\u2019avaient le choix qu\u2019entre quitter Loghaf et la confr\u00e9rie en faisant all\u00e9geance \u00e0 la cit\u00e9 de Shahar-Rathad, ou bien tenter leur chance sur les routes, restant ainsi fid\u00e8les \u00e0 la confr\u00e9rie et au serment qu&rsquo;ils avaient tous pr\u00eat\u00e9 en la rejoignant.<br \/>\nLa d\u00e9cision qu&rsquo;ils s\u2019appr\u00eataient \u00e0 prendre allait leur donner la possibilit\u00e9 de vivre libres mais pourchass\u00e9s par les cit\u00e9s et les Bardaghis ou bien servir et \u00eatre \u00e0 la botte de la cit\u00e9 pour en assurer la protection et celle des caravanes commerciales.<br \/>\nLoghaf, pour son cas personnel, n&rsquo;avait pas un tel choix, son influence au sein de la garde de Shahar-Rathad commen\u00e7ait \u00e0 faire de l&rsquo;ombre \u00e0 quelques commer\u00e7ants et adeptes, certains militaires voyaient \u00e9galement d&rsquo;un mauvais \u0153il un \u00e9tranger prendre le pas sur leurs pr\u00e9rogatives.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Demain, je pars.\u00a0\u00bb Conclut-il.<\/p>\n<p>Les uns apr\u00e8s les autres, tous ses hommes hoch\u00e8rent la t\u00eate, confirmant qu&rsquo;ils suivraient leur chef dans son aventure. La confr\u00e9rie allait perdurer.<br \/>\nEn attendant, chacun regagna son couchage dans la grande salle mise \u00e0 leur disposition par la cit\u00e9.<\/p>\n<p>Loghaf \u00e9tait fier de ses hommes, bien que se doutant qu&rsquo;aucun d&rsquo;entre eux n&rsquo;allait le laisser partir seul, les voir affirmer leur solidarit\u00e9 lui avait fait chaud au c\u0153ur. Les prochains jours allaient \u00eatre p\u00e9rilleux, jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;ils se soient suffisamment \u00e9loign\u00e9s de la cit\u00e9 ou qu&rsquo;ils aient rejoint une place-forte tenue par des Sardaghis, leurs vies seraient en danger. Mais, m\u00eame une fois \u00e0 destination, leur destin pourrait tourner court et rencontrer une fin rapide et funeste, tout comme il pourrait se r\u00e9v\u00e9ler \u00eatre un nouveau chemin de libert\u00e9. Le pari \u00e9tait os\u00e9 mais les hommes de la confr\u00e9rie semblaient vouloir le tenter.<\/p>\n<p>Les Sardaghis \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9s comme les parias de ce monde et s&rsquo;y accoquiner revenait \u00e0 c\u00e9der son \u00e2me aux b\u00eates des Abysses. Mais quelle libert\u00e9 avaient-ils au sein des cit\u00e9s o\u00f9 jamais ils ne seraient consid\u00e9r\u00e9s comme de vrais membres de la communaut\u00e9, toujours suspect\u00e9s et mis \u00e0 l&rsquo;\u00e9cart des affaires publiques ? Leurs confr\u00e8res Bardaghis qui se faisaient, eux, un devoir de respecter l&rsquo;ordre et la loi des cit\u00e9s, avaient plus de droits que certains des citoyens qu&rsquo;ils prot\u00e9geaient.<\/p>\n<p>Loghaf et ses hommes avaient soif de libert\u00e9 et de mouvement, venus de cit\u00e9s diff\u00e9rentes, ces hommes avaient en commun cette volont\u00e9 de ne pas voir leurs vies dirig\u00e9es par d&rsquo;autres qui ne soient pas aussi m\u00e9ritants que le br\u00e2s, le chef \u00e9lu de l&rsquo;unit\u00e9. Alors quitte \u00e0 choisir un chemin, autant choisir celui qui, bien que risqu\u00e9, leur apporterait le plus de latitude quant \u00e0 leurs choix. Les Sardaghis pouvaient \u00eatre ce chemin. Et dire que l&rsquo;origine de tout \u00e7a n&rsquo;\u00e9tait due qu&rsquo;\u00e0 leur refus d&rsquo;int\u00e9grer la Confr\u00e9rie des \u00c9p\u00e9es Rouges aux unit\u00e9s titulaires des Bardaghis de Shahar-Rathad.<\/p>\n<p>La question avait \u00e9t\u00e9 mise \u00e0 la discussion comme toute d\u00e9cision impliquant l&rsquo;ensemble des hommes et le vote unanime de rester ind\u00e9pendants des Bardaghis avait fortement d\u00e9plu au capitaine Miral, commandant de la garnison de ces soldats d&rsquo;\u00e9lite. Les relations s&rsquo;\u00e9taient d\u00e9grad\u00e9es et les provocations multipli\u00e9es sans que jamais les hommes des \u00c9p\u00e9es Rouge n&rsquo;y r\u00e9pondent. La derni\u00e8re provocation avait \u00e9t\u00e9 de les envoyer en patrouille le long de la faille o\u00f9 des activit\u00e9s suspectes avaient \u00e9t\u00e9 rep\u00e9r\u00e9es. Chacun savait que ces activit\u00e9s \u00e9taient tr\u00e8s certainement l\u2019\u0153uvre d&rsquo;une unit\u00e9 de Sardaghis venue tester les d\u00e9fenses de Shahar-Rathad, nul doute qu&rsquo;une belle embuscade attendait les troupes qui y seraient envoy\u00e9es.<\/p>\n<p align=\"center\">***<\/p>\n<p>Au petit matin, les hommes de la confr\u00e9rie se pr\u00e9par\u00e8rent pour la mission sans rien changer \u00e0 leurs habitudes. Ils prirent cependant autant de provisions que possible, bien plus que pour les quatre jours suppos\u00e9s de la patrouille. Les quarante hommes franchirent les portes de Shahar-Rathad en milieu de matin\u00e9e, essuyant au passage quelques moqueries suppl\u00e9mentaires des Bardaghis de garde. Accompagn\u00e9s de deux mulets, ils prirent la direction de la faille. Ils devaient la longer sur son c\u00f4t\u00e9 sud pour en d\u00e9loger toute bande de pillard qu&rsquo;ils rencontreraient.<\/p>\n<p>Le campement du premier soir fut dress\u00e9 sur une petite pro\u00e9minence du terrain d&rsquo;o\u00f9 ils pouvaient encore voir la lumi\u00e8re du feu tr\u00f4nant sur le toit du palais gouvernemental. La petite flamb\u00e9e de leur campement \u00e9tait \u00e9galement visible depuis la cit\u00e9, suffisamment aliment\u00e9e, elle avait pour objectif de rassurer les observateurs Bardaghis et confirmer \u00e0 leur commandant que la confr\u00e9rie suivait bien ses ordres. Ce que ne pouvaient pas voir ces observateurs par contre, c&rsquo;est qu&rsquo;autour de ces feux, il n&rsquo;y avait pas quarante hommes en train de se reposer, mais un seul et unique : Abim le v\u00e9t\u00e9ran \u00e0 l\u2019\u0153il vif mais aux os perclus de rhumatismes. Abim \u00e9tait rest\u00e9 en arri\u00e8re pour donner le change, bien conscient qu&rsquo;il ne pouvait accomplir le chemin que ses compagnons avaient d\u00e9j\u00e0 entam\u00e9. Loghaf et ses hommes \u00e9taient partis plein sud en direction des montagnes de Namir \u00e0 la faveur de l&rsquo;obscurit\u00e9 afin de mettre le plus de distance avec la cit\u00e9 le plus rapidement possible.<\/p>\n<p>Trois jours plus tard, les hommes de la confr\u00e9rie n&rsquo;avaient pas atteint les montagnes qu&rsquo;une unit\u00e9 mont\u00e9e de Bardaghis leur tomba dessus. Pr\u00e9par\u00e9s \u00e0 cette confrontation, les hommes de Loghaf renvers\u00e8rent leurs assaillants en scandant le nom d&rsquo;Abim, les combats furent d&rsquo;autant plus violents que ces hommes vid\u00e8rent leurs frustrations des brimades et moqueries support\u00e9es \u00e0 Shahar-Rathad. Quatre hommes ne se relev\u00e8rent pas et cinq autres gri\u00e8vement bless\u00e9s furent incapables de reprendre la route. Des Bardaghis, aucun ne retourna \u00e0 la cit\u00e9.<\/p>\n<p>Ce ne furent pas les seules pertes pour la confr\u00e9rie. D&rsquo;autres rest\u00e8rent sur le bord du chemin, victimes de leurs blessures et de l&rsquo;\u00e9puisement. Quand ils atteignirent les premiers contreforts de la montagne, la troupe s&rsquo;accorda enfin une halte prolong\u00e9e sur une partie de terrain facilement d\u00e9fendable en cas de nouvelle tentative pour les arr\u00eater. Des quarante hommes partis, il n\u2019en restait plus que vingt-cinq capables de continuer le p\u00e9riple. Harass\u00e9s, la volont\u00e9 des hommes n&rsquo;\u00e9tait pas affect\u00e9e, mais elle fut mise \u00e0 rude \u00e9preuve dans les heures qui suivirent leur arriv\u00e9e.<\/p>\n<p>Cela commen\u00e7a par un homme port\u00e9 manquant \u00e0 l\u2019appel du lendemain, Cetin, qui avait pris le dernier tour de garde, ne fut pas retrouv\u00e9 \u00e0 son poste ni ailleurs. Le soir m\u00eame, des feulements sinistres emp\u00each\u00e8rent les hommes de trouver le sommeil et, au matin, il manquait Hikan sans que personne ne puisse dire quand il avait disparu. Loghaf d\u00e9cida de repartir au plus vite de cet endroit maudit et \u00e0 la mi-journ\u00e9e, la confr\u00e9rie reprit la route.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 leur envie de continuer le plus longtemps possible, le terrain accident\u00e9 leur imposa une halte d\u00e8s la tomb\u00e9e de la nuit. La b\u00eate qui les traquait et s\u2019amusait avec eux les avait suivis et ils finirent par la voir. Le pr\u00e9dateur avait \u00e9t\u00e9 une fi\u00e8re panth\u00e8re des montagnes mais la mal\u00e9diction des Dieux avait transform\u00e9 le noble animal en une abomination de chairs corrompues et de crocs d\u00e9mesur\u00e9s\u00a0: une b\u00eate des Abysses.<\/p>\n<p>L\u2019animal attaqua sans pr\u00e9avis, la bestialit\u00e9 dans ses yeux ne laissa pas de doute quant \u00e0 l\u2019affrontement, il serait sans merci. Les hommes recommand\u00e8rent leurs \u00e2mes \u00e0 Saoghal et se jet\u00e8rent dans la bataille. Comme il s\u2019\u00e9tait attendu \u00e0 une telle confrontation, Loghaf avait dispos\u00e9 ses hommes en bon ordre pour soutenir la furie de la b\u00eate. Le premier rang arm\u00e9 de piques longues comme un homme et demi tinrent l\u2019animal \u00e0 distance, permettant aux archers de placer quelques tirs. Mais les armes et les coups port\u00e9s ne semblaient pas blesser le monstre, ce ne fut que lorsque Loghaf lan\u00e7a la charge \u00e0 la t\u00eate des v\u00e9t\u00e9rans que l\u2019espoir naquit chez les \u00c9p\u00e9es rouges. Les lames de Maendu, ce min\u00e9ral plus r\u00e9sistant que l\u2019acier et issu des profondeurs de la terre, inflig\u00e8rent les premi\u00e8res blessures graves \u00e0 la b\u00eate des Abysses. Elle recula pour s\u2019\u00e9loigner du danger mortel que repr\u00e9sentaient les lames mais Loghaf poussa son avantage et finit par acculer leur adversaire. La mise \u00e0 mort fut rapide et sans esprit de vengeance.<\/p>\n<p>Le lendemain, moins de vingt soldats poursuivirent le voyage.<\/p>\n<p align=\"center\">***<\/p>\n<p>Trente huit jours de marche dans les montagnes de Namir et le terrain finirent de pr\u00e9lever leurs dus; chutes, crevasses, maladies et \u00e9boulement diminu\u00e8rent encore la troupe \u00e0 une douzaine d\u2019\u00e9l\u00e9ments. Mais quand enfin l&rsquo;objectif du voyage se r\u00e9v\u00e9la, aucun ne regretta avoir entreprit ce chemin.<\/p>\n<p>La confr\u00e9rie des \u00c9p\u00e9es rouges arriva sur une s\u00e9rie de plateaux ceints par de hautes montagnes infranchissables, le passage d\u2019un plateau \u00e0 un autre se faisant par des cols escarp\u00e9s et dangereux. En d\u00e9bouchant sur le troisi\u00e8me plateau, les hommes de la confr\u00e9rie ne pouss\u00e8rent pas de cris de joie tant leur fatigue \u00e9tait grande, mais les sourires qui s\u2019affichaient un \u00e0 un sur les visages montraient bien toute la satisfaction d\u2019\u00eatre arriv\u00e9s.<\/p>\n<p>Fort Sirkewa se dressait face \u00e0 eux. Monument improbable apr\u00e8s des jours de marche sans voir une seule construction humaine, le fort \u00e9tendait ses remparts pour interdire tout passage. Les b\u00e2timents abrit\u00e9s derri\u00e8res ces protections semblaient gravir les flancs de la montagne, vigiles immobiles scrutant toutes tentatives pour passer en territoire Sardaghis. Un chemin \u00e9trangement bien entretenu menait \u00e0 la seule porte massive permettant de traverser les fortifications. La troupe l\u2019emprunta et se dirigea vers le but de leur voyage.<\/p>\n<p>Instinctivement, les hommes se rapproch\u00e8rent les uns des autres au fur et \u00e0 mesure qu&rsquo;ils avan\u00e7aient vers ces murailles qui devenaient de plus en plus impressionnantes. Sur les chemins de rondes, des soldats \u00e9taient en position de tir, le destin de la confr\u00e9rie allait se jouer ici et en cet instant d\u00e9licat.<\/p>\n<p>Les hommes qui les surveillaient \u00e9taient des combattants disciplin\u00e9s et pr\u00eats \u00e0 cribler leurs cibles au premier ordre, mais celui-ci ne vint pas. Au lieu de cela, la porte de la forteresse s\u2019ouvrit en grand c\u00e9dant le passage \u00e0 un homme. Loghaf reconnu un adepte, un pratiquant de la magie. Sorti seul, l\u2019homme n\u2019affichait aucune crainte et encore moins de respect pour Loghaf et ses hommes. Ce dernier tenta de se pr\u00e9senter\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je suis Loghaf-br\u00e2s, command\u2026\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Comme l\u2019homme leva la main d&rsquo;un geste brusque Loghaf se tut imm\u00e9diatement. L\u2019homme s\u2019avan\u00e7a alors vers lui et le regarda droit dans les yeux. Loghaf ne sut reconnaitre sa cit\u00e9 d\u2019origine et craint soudain d\u2019\u00eatre en face d\u2019un Siyan. Il savait que les Sardaghis \u00e9taient en \u00e9troite relation avec eux, mais en voir un d&rsquo;aussi pr\u00eat et \u00eatre sond\u00e9 par celui-ci \u00e9tait une exp\u00e9rience \u00e0 laquelle Loghaf ne s\u2019\u00e9tait pas pr\u00e9par\u00e9e. Il lui sembla que son \u00e2me lui \u00e9tait arrach\u00e9e pour \u00eatre pes\u00e9e, estim\u00e9e. Sans qu&rsquo;il s&rsquo;en rende compte, le sondage avait cess\u00e9, le Siyan \u00e9tait pass\u00e9 \u00e0 un autre membre de la troupe, il scruta ainsi chacun des hommes venus se pr\u00e9senter aux porte de fort Sirkewa. Quand il eut finit, il repartit sans un mot en direction du fort.<\/p>\n<p>Loghaf ne savait pas trop quelle attitude tenir car les portes \u00e9taient rest\u00e9es ouvertes, mais avant qu&rsquo;il ne d\u00e9cida d&rsquo;entrer, un groupe de soldat sortirent, armes aux fourreaux avec un air plut\u00f4t engageant. Celui qui devait en \u00eatre le chef s&rsquo;adressa alors aux \u00c9p\u00e9es rouges.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Bienvenus \u00e0 fort Sirkewa, vous avez subi de lourdes \u00e9preuves pour nous rejoindre, le chamane vous a jug\u00e9 dignes de faire partie de notre communaut\u00e9, alors soyez les bienvenus parmi les Sardaghis. Vos lames sont nos lames et ensemble nous allons \u0153uvrer pour les Dieux.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Loghaf et ses hommes se r\u00e9jouirent alors ouvertement de la fin de leur voyage, se donnant de grandes bourrades dans la dos et serrant les mains de leurs nouveaux compagnons d&rsquo;arme, ils \u00e9taient arriv\u00e9 chez eux, ils \u00e9taient libres. Le prix de cette libert\u00e9 portait cependant les noms de leurs camarades laiss\u00e9s en route et en leurs noms ils allaient maintenant entamer une nouvelle vie.<\/p>\n<p><!--nextpage--><\/p>\n<h1>R\u00e9sultats<\/h1>\n<ul>\n<li><span style=\"text-decoration: underline;\">Originalit\u00e9 :<\/span> 6\/10<\/li>\n<li><span style=\"text-decoration: underline;\">\u00c9criture :<\/span> 6.4\/10<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Les Commentaires des votants<\/h2>\n<p>outenue par un tr\u00e8s bon style et une fluidit\u00e9 agr\u00e9able, cette nouvelle est p\u00e9nalis\u00e9e par les trop nombreuses informations et petites d\u00e9tails \u00e0 assimiler par le lecteur.<\/p>\n<p>L&rsquo;histoire est assez classique mais tr\u00e8s bien men\u00e9e, c&rsquo;\u00e9tait une lecture agr\u00e9able qui n&rsquo;aurait pas perdu \u00e0 \u00eatre bien plus longue avec des personnages et une intrigue plus d\u00e9velopp\u00e9s que ce format ne permet pas.<\/p>\n<p>Je suis assez d\u00e9\u00e7ue de la place que tient le fort dans cette nouvelle.<\/p>\n<p>le gros d\u00e9faut de ce texte, c&rsquo;est la foultitude de terme non expliqu\u00e9s. Qui sont les \u00e9p\u00e9es rouges, les Bardaghis, les Sardaghis, &#8230;). L&rsquo;univers m&rsquo;\u00e9voque vaguement Conan, mais il y a tellement peu d&rsquo;indices que comme pour le texte pr\u00e9c\u00e9dent, \u00e7a pourrait se passer dans n&rsquo;importe quel univers med fan.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"\n<p>Atorgael\n12.4\/20\n4\u00e8me<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><strong><a href=\"post.php?p=xxxx&amp;page=2\">? <\/a><\/strong><a href=\"?p=7012&amp;page=2\">Les commentaires<\/a><\/p>\n\nLe chemin des Sardaghis\n<p>\u00ab\u00a0Que pensez-vous de tout cela Loghaf-br\u00e2s ?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Encore peu habitu\u00e9 \u00e0 son titre de chef de la confr\u00e9rie des \u00c9p\u00e9es rouges, Loghaf ne r\u00e9pondit pas imm\u00e9diatement et prolongea son silence pour r\u00e9fl\u00e9chir <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/www.atorgael.com\/?p=7012\">... [Lire la suite]<\/a>","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[401,275,126],"class_list":["post-7012","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-challenges","tag-atorgael","tag-challenge39","tag-les-challenges"],"views":6510,"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_likes_enabled":true,"jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7012","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=7012"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7012\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=7012"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=7012"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=7012"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}