{"id":7011,"date":"2011-08-29T08:50:19","date_gmt":"2011-08-29T06:50:19","guid":{"rendered":"http:\/\/www.atorgael.com\/?p=7011"},"modified":"2011-09-12T13:19:16","modified_gmt":"2011-09-12T11:19:16","slug":"chec39-01","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.atorgael.com\/?p=7011","title":{"rendered":"Challenge d\u2019\u00e9criture n\u00b039 \u2013 Alice"},"content":{"rendered":"<hr \/>\n<blockquote><p>Alice<br \/>\n12.8\/20 <span class=\"rating\"><span class=\"empty\">?<\/span><span class=\"empty\">?<\/span><span class=\"empty\">?<\/span><span class=\"empty\">?<\/span><span class=\"empty\">?<\/span><\/span><br \/>\n3\u00e8me<\/p><\/blockquote>\n<p style=\"text-align: right;\"><strong><a href=\"post.php?p=xxxx&amp;page=2\">? <\/a><\/strong><a href=\"?p=7011&amp;page=2\">Les commentaires<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<h1>Les Deux Vall\u00e9es des Derniers Hommes<\/h1>\n<p>Un rire immense, cruel, r\u00e9sonna en m\u00eame temps dans les Deux Vall\u00e9es. Les hommes sentirent instantan\u00e9ment leurs poils se h\u00e9risser sur leurs bras. Malgr\u00e9 les nombreux v\u00eatements qui les prot\u00e9geaient du froid glacial des derniers vents de l&rsquo;Hiver, ils frissonn\u00e8rent. Oui, ils n&rsquo;\u00e9taient plus seuls.<br \/>\nCette ann\u00e9e, ils avaient mis le paquet pour satisfaire les app\u00e9tits de conqu\u00eate de leur bien aim\u00e9 souverain, l&#8217;empereur Atorgael. Dans sa grande g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, celui-ci avait dot\u00e9 le Clan de l&rsquo;Expansion de fonds exceptionnels. Et ils s&rsquo;en \u00e9taient bien servis ; ils n&rsquo;avaient pas ch\u00f4m\u00e9. En un seul hiver, des milliers d&rsquo;hommes avaient contribu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9rection de cette splendide forteresse, aux confins de l&rsquo;Empire, au c\u0153ur des Deux Vall\u00e9es des Derniers Hommes.<br \/>\nCela n&rsquo;avait pas \u00e9t\u00e9 facile d&rsquo;acheminer les immenses pierres de taille n\u00e9cessaires \u00e0 la construction. Il avait fallu une logistique digne des plus grandes campagnes militaires. Chaque maillon de la cha\u00eene avait d\u00fb \u00eatre prot\u00e9g\u00e9 des \u00e9ventuelles attaques de ces monstres. Le blizzard et ses amies les engelures avaient emport\u00e9 nombre de doigts, quand ce n&rsquo;\u00e9tait pas les membres ou les ouvriers entiers. Au final, dans un souci de tactique de d\u00e9fense maximale, les architectes avaient retenu la solution du mur de combat, ou tout simplement la Muraille, comme on l&rsquo;appelait maintenant. Sur des dizaines de lieues, cette derni\u00e8re reliait la forteresse \u00e0 la ville garnison de Rorasch, situ\u00e9e plus bas, sur les Plateaux Sanglants.<br \/>\nEt maintenant, elle \u00e9tait l\u00e0, sous leurs yeux. Avec cette petite merveille, les vingt-cinq bataillons de lanciers, d&rsquo;hommes de pied et d&rsquo;archers, r\u00e9partis sur l&rsquo;ensemble des structures, esp\u00e9raient bien faire mentir la l\u00e9gende qui disait que jamais un homme ne parviendrait \u00e0 franchir ces montagnes. Tous souhaitaient savoir ce qu&rsquo;elles cachent, les secrets qu&rsquo;elles rec\u00e8lent. Les savants y cherchaient de nouveaux sujets d&rsquo;\u00e9tudes ; les commer\u00e7ants de nouveaux march\u00e9s ; mais surtout l&#8217;empereur, de nouveaux sujets. Sa soif \u00e9tait inextinguible. Plus que le pouvoir, c&rsquo;\u00e9tait probablement l&rsquo;envie de broyer cette r\u00e9sistance qui le motivait, qui le hantait. A mort ceux qui osaient se rebeller contre la volont\u00e9 de l&#8217;empereur.<br \/>\nPendant tout son r\u00e8gne, il avait tent\u00e9 de franchir cette fronti\u00e8re plus que naturelle. Mais ni les exp\u00e9ditions, ni les soldats, ni m\u00eame les h\u00e9ros en qu\u00eate de gloire ou de richesses n&rsquo;en \u00e9taient revenus. Ils avaient disparu, tout simplement. Les meilleurs \u00e9claireurs, non, les plus chanceux des \u00e9claireurs, avait pu d\u00e9goter d&rsquo;infimes informations, qui ressemblaient plus \u00e0 des rumeurs. Ils parlaient d&rsquo;attaques de minotaures, de morceaux de fourrure qui se d\u00e9sagr\u00e9geaient \u00e0 leur contact. Soit, m\u00eame si l&rsquo;ennemi \u00e9tait bestial et a priori sup\u00e9rieur \u00e0 l&rsquo;Homme, il en faudrait plus pour l&rsquo;arr\u00eater. Les cornes sont peu de choses compar\u00e9es son ing\u00e9niosit\u00e9 ou encore sa capacit\u00e9 d&rsquo;adaptation.<br \/>\nAujourd&rsquo;hui \u00e9tait un grand jour. L&rsquo;\u00e9difice \u00e9tait termin\u00e9, op\u00e9rationnel et si bien arm\u00e9 que certains imaginaient que le Clan y avait concentr\u00e9 toutes ses forces, fragilisant ainsi d&rsquo;autre points de l&#8217;empire. Mais surtout, c&rsquo;\u00e9tait le premier jour de redoux. Et on commen\u00e7ait \u00e0 deviner un peu de vert sous la couche neigeuse. Les hommes allaient tenter leur premi\u00e8re perc\u00e9e, le long du Sentier vers l&rsquo;Ailleurs, ce chemin qui s&rsquo;enfonce vers l&rsquo;inconnu. Un chemin qui serait d&rsquo;esp\u00e9rance ou de drame.<br \/>\nLe h\u00e9raut trompeta au sommet de la plus haute tour pour le premier lever officiel d\u2019\u00e9tendard. Les couleurs d&rsquo;azur et d&rsquo;argent allaient enfin s&rsquo;\u00e9taler dans les Deux Vall\u00e9es. Les hommes se tenaient pr\u00eats. Ils piaffaient d&rsquo;impatience dans les cours. Ils v\u00e9rifiaient une derni\u00e8re fois leur \u00e9quipement et les vivres. Mais au moment o\u00f9 les portes allaient s&rsquo;ouvrir, ce rire immonde r\u00e9sonna. Transi d&rsquo;effroi, comme tous les autres, le g\u00e9n\u00e9ral Rendar sentit le doux baiser de la faucheuse effleurer sa nuque. Il n&rsquo;y avait plus un bruit dans les rangs. L&rsquo;ennemi, l&rsquo;inconnu \u00e9tait bel et bien l\u00e0. Ils n&rsquo;\u00e9taient plus seuls. Les b\u00eates allaient r\u00e9pondre \u00e0 la provocation des Hommes, qui avaient os\u00e9 s&rsquo;introduire dans leur repaire. L&rsquo;affrontement \u00e9tait in\u00e9vitable.<\/p>\n<p>A son r\u00e9veil, Moloch s&rsquo;\u00e9tira de tout son long. Un hiver de plus venait de s&rsquo;\u00e9couler. Le b\u00e2illement qui vint, aux vibrations sourdes et graves, fit fr\u00e9mir ses compagnons de caverne. En attendant que ces derniers sortent \u00e0 leur tour de leur hibernation, il d\u00e9buta son inspection rituelle d&rsquo;une main encore un peu tremblante. Avait-il perdu trop de poids ou de muscle ? Non, mais il n&rsquo;avait plus une once de graisse sous la peau. Ses estomacs lui rem\u00e9moraient du reste qu&rsquo;il lui faudrait rapidement rem\u00e9dier \u00e0 cela. Son poil \u00e9tait un peu terne. Le soleil, la lune et le grand air lui feraient le plus grand bien. Sa truffe \u00e9tait s\u00e8che. Sa deuxi\u00e8me action serait d&rsquo;aller se d\u00e9salt\u00e9rer au ruisseau, assez proche pour qu&rsquo;il l&rsquo;entende s&rsquo;\u00e9couler vivement. La fonte des neiges avait commenc\u00e9. Le plus important, ses cornes, \u00e9taient intactes et toujours aussi aiguis\u00e9es. C&rsquo;\u00e9tait un soulagement, car il arrivait parfois que certains soient trop remuants pendant leur long sommeil et les usent \u00e0 leur insu. Oui, il allait pouvoir conserver son statut de premier minotaure pour une ann\u00e9e encore.<br \/>\nIl ne chancela pas plus de quelques pas. Ses forces lui revenaient d\u00e9j\u00e0. Sur le pas de leur antre, il \u00e9carta la lourde pierre qui en prot\u00e9geait l&rsquo;entr\u00e9e. L&rsquo;effort lui acc\u00e9l\u00e9ra la circulation sanguine et il \u00e9tait parfaitement r\u00e9veill\u00e9 lorsqu&rsquo;il fit ses premiers pas \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur. L&rsquo;air \u00e9tait bien frais, vivifiant. Il inspira longuement pour s&rsquo;impr\u00e9gner des senteurs de cette terre qu&rsquo;il aimait tant. Il \u00e9tait capable de diff\u00e9rentier les roches \u00e0 leur odeur. Les nouvelles gramin\u00e9es lui chatouillaient les naseaux. Il se figea.<br \/>\nUne trace inconnue, non, deux. Quelqu&rsquo;un avait introduit un nouveau granit dans son rep\u00e8re pendant son absence. Intrusion ! Et au c\u00f4t\u00e9 rance et puant de la deuxi\u00e8me odeur, il savait que c&rsquo;\u00e9tait l\u00e0 l\u2019\u0153uvre des Hommes. Ils ne retenaient aucune le\u00e7on ceux-l\u00e0. Il d\u00e9cida d&rsquo;aller constater par lui-m\u00eame le r\u00e9sultat de leur derni\u00e8re lubie. Il suivit la sente vers son observatoire f\u00e9tiche, un aplomb d\u00e9nud\u00e9, battu par les vents, mais offrant une vue compl\u00e8te sur les Deux Vall\u00e9es. C&rsquo;est de l\u00e0 qu&rsquo;il d\u00e9couvrit le petit serpent de pierre et le ridicule abri \u00e0 son extr\u00e9mit\u00e9. Merveilleuses fourmis que ces Hommes ! Ils allaient leur donner leurs jouets de printemps. Rien de tel pour bien commencer la saison et se d\u00e9rouiller un peu.<br \/>\nLe soleil allait passer ses premiers rayons par-dessus les sommets encore par\u00e9s de leurs manteaux blancs lorsqu&rsquo;un son cuivr\u00e9 parvint jusqu&rsquo;\u00e0 lui. Il le reconnu imm\u00e9diatement pour en avoir entendu de semblables auparavant. Ces vermines chantaient leur attaque prochaine. Il ne put emp\u00eacher un rire tonitruant de s&rsquo;\u00e9chapper de sa large gorge. Il coula le long des vastes pentes herbeuses pour finir sa course au pied des murailles et, il l&rsquo;esp\u00e9rait, leur geler le sang.<\/p>\n<p>\u00ab Allez ! R\u00e9veillez-vous, bande de grosses vaches, tonna Moloch de retour dans la caverne. Nous avons de la visite ! \u00bb<br \/>\nIl laissa un peu de temps \u00e0 ses comp\u00e8res pour \u00e9merger et se dirigea vers leur magasin. Il \u00e9tait temps de s&rsquo;\u00e9quiper un peu. Il rev\u00eatit une armure en cro\u00fbte \u00e9paisse cuirass\u00e9e au niveau des pectoraux, des jambi\u00e8res de maille et piqua de nouvelles semelles m\u00e9talliques \u00e0 ses sabots. Il se saisit d&rsquo;une bonne vieille hache de bataille \u00e0 double tranchant. Cela faisait des si\u00e8cles qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas utilis\u00e9 tout cet attirail, mais la vermine avait l&rsquo;air de s&rsquo;\u00eatre bien pr\u00e9par\u00e9e. Il fallait parfois savoir \u00eatre prudent.<br \/>\nDe retour \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur, il entama l&rsquo;Appel. C&rsquo;\u00e9tait son r\u00f4le de signaler aux autres lorsqu&rsquo;un potentiel danger approchait. Il frappa le plat de sa hache contre sa poitrine. Une fois, deux fois, puis selon un rythme lent et incessant. Tout le monde devait avoir sa chance de participer \u00e0 la cur\u00e9e. Des minotaures de sa caverne se joignirent rapidement \u00e0 lui. Mais bient\u00f4t, d&rsquo;autres sons mats et cadenc\u00e9s se firent entendre, depuis des points plus \u00e9loign\u00e9s dans les montagnes. Bien ! Ils se r\u00e9veillaient \u00e9galement.<\/p>\n<p>Rendar avait d\u00e9cid\u00e9 de tenter sa sortie, envers et contre tout. Son honneur \u00e9tait en jeu et la vie de ses proches \u00e9galement. Le sort que l&#8217;empereur r\u00e9servait aux l\u00e2ches \u00e9tait bien connu : lynchage en famille et pendaison aux portes du ch\u00e2teau. Il n&rsquo;avait donc gu\u00e8re le choix. Faire partie du Clan de l&rsquo;Expansion, c&rsquo;\u00e9tait avancer ou mourir.<br \/>\nApr\u00e8s la premi\u00e8re lieue le long du Sentier, il reprit sa harangue. Il n&rsquo;\u00e9tait pas question qu&rsquo;un seul de ses hommes le laisse en plan.<br \/>\n\u00ab Nous allons montrer la sup\u00e9riorit\u00e9 des Hommes \u00e0 ces bovins ! Ils retourneront vite brouter dans leurs p\u00e2turages ! Vous \u00eates les meilleurs ! La cr\u00e8me des troupes imp\u00e9riales ! Rien ne nous r\u00e9sistera ! \u00bb Son discours \u00e9tait sans fin. Il avait toujours su trouver les mots pour encourager. Du reste, cela semblait assez efficace. Les sourires carnassiers \u00e9taient r\u00e9apparus sur les visages. Les ports de t\u00eate \u00e9taient plus droits, plus agressifs.<br \/>\nEt puis le rythme d\u00e9buta, un son m\u00e9tallique et sourd qui r\u00e9sonna dans les Deux Vall\u00e9es. Trop rapidement, il s&rsquo;amplifia puis sembla venir de plusieurs sources en m\u00eame temps. Et tous comprirent qu&rsquo;il ne s&rsquo;agissait pas d&rsquo;un \u00e9cho. Ils \u00e9taient nombreux. Et ils \u00e9taient partout. Les lanciers, qui ouvraient la marche rechignaient maintenant \u00e0 mettre un pied devant l&rsquo;autre. Ils observaient attentivement leur environnement. Le moindre bruit les faisaient sursauter. Rendar avait finit de descendre et remonter la colonne pour pr\u00eacher sa bonne parole.<br \/>\nPendant deux heures, ils avanc\u00e8rent, vaillamment, sous le bruit permanent de la vindicte des Minotaures. Le moral \u00e9tait au plus bas. Certains marmonnaient des mots incompr\u00e9hensifs. Ils balan\u00e7aient leur t\u00eate selon la cadence qui les enveloppait. Ils \u00e9taient au bord de la folie. Le travail de sape de l&rsquo;adversaire portait ses fruits.<br \/>\nD&rsquo;un coup d&rsquo;un seul, tous stopp\u00e8rent leur marche qu&rsquo;on aurait dit fun\u00e8bre dans sa lenteur et la r\u00e9signation qui s&rsquo;en d\u00e9gageait. Le mart\u00e8lement avait cess\u00e9. Plus un son ne perturbait le silence des lieux, plus un cliquetis de cuirasse, plus un chant d&rsquo;oiseau. La mort planait certainement au-dessus de la sc\u00e8ne. Quelques regards implorants semblaient la chercher, en vain.<\/p>\n<p>\u00ab Position d\u00e9fensive en angle ! Maintenant ! \u00bb, hurla Rendar. En un r\u00e9flexe digne de l&rsquo;entra\u00eenement des \u00e9lites imp\u00e9riales, les lanciers se pr\u00e9cipit\u00e8rent pour former un rempart autour des archers. Ce n&rsquo;\u00e9tait pas \u00e9vident ainsi situ\u00e9s sur deux niveaux \u00e0 un revers du sentier. Mais en deux minutes, Rendar estima qu&rsquo;ils ne pouvaient pas faire mieux.<br \/>\n\u00ab Pas de quartier ! \u00bb furent les derni\u00e8res paroles que Rendar entendit avant le d\u00e9but du d\u00e9ferlement des supp\u00f4ts de l&rsquo;enfer. Quelques cordes vibr\u00e8rent, sans r\u00e9elle cible, lorsque les Minotaures charg\u00e8rent dans la pente. A leur vue, les premiers hurlements fus\u00e8rent. Ils \u00e9taient noirs comme la nuit, mesuraient trois fois la taille d&rsquo;un homme adulte et ils \u00e9taient nombreux, et arm\u00e9s. Par leur simple puissance, ils allaient les balayer.<br \/>\nRendar ne lutta m\u00eame pas. \u00c9p\u00e9e en terre, il attendit sereinement qu&rsquo;ils parviennent jusqu&rsquo;\u00e0 lui. Il esp\u00e9rait que ce serait rapide. D&rsquo;autres, plus accroch\u00e9s \u00e0 la vie, tent\u00e8rent une vaine r\u00e9sistance face \u00e0 l&rsquo;implacable assaut. En quelques minutes, il ne restait plus un homme en vie des bataillons de l&#8217;empereur. \u00c9cras\u00e9s par des sabots aux bords tranchants, pourfendus par des haches aussi lourdes qu&rsquo;eux, ou bien transperc\u00e9s par des cornes ac\u00e9r\u00e9es, chacun de ces Hommes avait livr\u00e9 son dernier souffle.<\/p>\n<p>Moloch prit le temps d&rsquo;essuyer sa hache sur l&rsquo;\u00e9tendard qui gisait au sol, au centre de la m\u00eal\u00e9e. Pas un seul des siens n&rsquo;\u00e9tait touch\u00e9, gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;\u00e9paisseur de leur armure autant qu&rsquo;au manque de pr\u00e9cision des tirs et des coups ennemis. Ils avaient eu de la chance qu&rsquo;aucun de parvienne \u00e0 piquer un \u0153il ou une gueule ouverte. Ces fl\u00e8ches \u00e9taient une vraie plaie. Finalement, heureusement qu&rsquo;il ne les avait pas sous-estim\u00e9s. Il faudrait \u00eatre prudent dans le futur. Les Hommes reviendraient s\u00fbrement avec de nouvelles armes.<br \/>\nIl siffla les Harpies pour qu&rsquo;elles viennent nettoyer le charnier. Il ne comptait pas laisser cette vermine d\u00e9figurer leurs belles montagnes. Les Nains viendraient plus tard r\u00e9cup\u00e9rer ce qui pouvait l&rsquo;\u00eatre. Et il reprit le chemin de la caverne. Ils s&rsquo;occuperaient de la Muraille et de la Forteresse un autre jour.<br \/>\nCe g\u00e2chis l&rsquo;avait d\u00e9\u00e7u. Ces Hommes sont vraiment stupides ! pensa encore une fois Moloch en reposant sa hache sur son pr\u00e9sentoir. Quelles chances avaient-ils contre les gardiens de la grande Mythos ? Il leur faudrait plus qu&rsquo;un empereur fou pour passer le premier rempart.<\/p>\n<p><!--nextpage--><\/p>\n<h1>R\u00e9sultats<\/h1>\n<ul>\n<li><span style=\"text-decoration: underline;\">Originalit\u00e9 :<\/span> 5.8\/10<\/li>\n<li><span style=\"text-decoration: underline;\">\u00c9criture :<\/span> 7\/10<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Les Commentaires des votants<\/h2>\n<p>Une id\u00e9e classique servie avec un vocabulaire assez riche mais le texte est malheureusement truff\u00e9 de fautes de relecture, de mots oubli\u00e9s ou invers\u00e9s. La lecture n\u2019est pas facilit\u00e9e par le manque d\u2019espace et un style qui alourdit le r\u00e9cit.<\/p>\n<p>J\u2019ai mis +1 point d\u2019originalit\u00e9 pour le clin d\u2019\u0153il mais j\u2019ai ensuite mis -2 car je ne vois pas pourquoi Atorgael se voit bombard\u00e9 Empereur et Baal incarn\u00e9 en puissante b\u00eate sauvage victorieuse alors que moi je me fais pi\u00e9tiner. Pour la peine, je te mets -3 points tiens, \u00e7a t\u2019apprendra, vilain scribe !<\/p>\n<p>Une belle \u00e9criture pour un texte qui malheureusement manque de relief. Il aurait \u00e9t\u00e9 sympa d&rsquo;expliquer en quoi ce fou furieux d&rsquo;Atorgael ne peut se contenter de son empire et doit poursuivre ses conqu\u00eates au del\u00e0 des montagnes. Je regrette que la carte \u00ab\u00a0noms de scribe\u00a0\u00bb n&rsquo;ait pas \u00e9t\u00e9 pouss\u00e9e \u00e0 fond : pourquoi pas un sergent SoK, un soldat Linual, une estafette Metatron, une sorci\u00e8re P\u00f6mme&#8230; \ud83d\ude09<\/p>\n<p>Beaucoup de fautes, d&rsquo;erreurs de temps et de tournures maladroite. 2-3 lectures\/relectures auraient \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessaires.<br \/>\nHistoire amusante mais qui risque ne pas plaire \u00e0 tout le monde :))<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"\n<p>Alice\n12.8\/20\n3\u00e8me<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><strong><a href=\"post.php?p=xxxx&amp;page=2\">? <\/a><\/strong><a href=\"?p=7011&amp;page=2\">Les commentaires<\/a><\/p>\n\nLes Deux Vall\u00e9es des Derniers Hommes\n<p>Un rire immense, cruel, r\u00e9sonna en m\u00eame temps dans les Deux Vall\u00e9es. Les hommes sentirent instantan\u00e9ment leurs poils se h\u00e9risser sur leurs bras. Malgr\u00e9 les nombreux v\u00eatements qui les <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/www.atorgael.com\/?p=7011\">... [Lire la suite]<\/a>","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[12,275,126],"class_list":["post-7011","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-challenges","tag-alice","tag-challenge39","tag-les-challenges"],"views":5559,"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_likes_enabled":true,"jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7011","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=7011"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7011\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=7011"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=7011"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=7011"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}