{"id":6785,"date":"2010-12-23T10:38:41","date_gmt":"2010-12-23T09:38:41","guid":{"rendered":"http:\/\/www.atorgael.com\/?p=6785"},"modified":"2011-02-18T10:05:11","modified_gmt":"2011-02-18T09:05:11","slug":"challenge35-8","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.atorgael.com\/?p=6785","title":{"rendered":"Challenge d\u2019\u00e9criture n\u00b035 \u2013 Texte n\u00b08"},"content":{"rendered":"<h1>Son of khaine<\/h1>\n<h2>Catacombes<\/h2>\n<p>La chaleur est \u00e9touffante par rapport \u00e0 l\u2019hiver qui r\u00e8gne dehors. Mais il fait pourtant si frais. Chaud, froid\u2026 quel int\u00e9r\u00eat. Cela n\u2019a plus cours ici, comme tant d\u2019autres choses qui r\u00e9gissent la vie dans le monde du dessus. Comme le monde du dessus, aussi. Comme la vie, m\u00eame.<\/p>\n<p>Les Enfers\u2026 Mais ils sont si dissemblables \u00e0 ce qu\u2019on en dit qu\u2019on aurait du mal \u00e0 les reconnaitre. Pas de flammes. Surtout pas de flammes.<br \/>\nEnfin, quelques-unes. Quelques combustions d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9es et sans clart\u00e9, luttant contre le manque d\u2019oxyg\u00e8ne. Car il n\u2019est pas d\u2019air en ces lieux. Simplement un m\u00e9lange stagnant de gaz inertes et de vapeur. Beaucoup de vapeur. Pour cette raison et pour tant d\u2019autres inconnues, les exhalaisons des damn\u00e9s, avec la sueur qui impr\u00e8gne leur corps et leurs inf\u00e2mes guenilles &#8211; d\u00e9chir\u00e9es, sales, tach\u00e9es, malodorantes et d\u00e9tremp\u00e9es \u2013, forment en permanence de p\u00e2les nuages de condensation, qui flottent vaguement dans l\u2019atmosph\u00e8re statique avant de se fondre dans son obscurit\u00e9, \u00e0 peine plus vite que ne se forment les stalactites, et \u00e0 peine plus lentement qu\u2019une goutte d\u2019eau souill\u00e9e ne tombe de celles-ci sur le cr\u00e2ne d\u2019un malheureux.<br \/>\nD\u2019autres lueurs percent les t\u00e9n\u00e8bres \u00e9ternelles de ces lieux. Elles jaillissent du front des errants, r\u00e9v\u00e9lant leur chemin en les rendant pareils \u00e0 des chim\u00e8res d\u2019ange et de cadavre qui en poursuivraient d\u2019autres, plus fantasmagoriques encore. Nul doute que c\u2019est bien leur \u00e2me qui br\u00fble l\u00e0, si tant est qu\u2019ils en aient encore une !<\/p>\n<p>Les Enfers. Sans contestation possible, bien qu\u2019ils soient le royaume du la Contestation. Des rebelles, des d\u00e9chus, des parias, des exil\u00e9s. Qui pourrait pr\u00e9tendre \u00eatre arriv\u00e9 aussi bas sans avoir chut\u00e9 ? Qui ? Pas eux. S\u00fbrement pas eux ! Et s\u2019ils le pr\u00e9tendaient, ce ne seraient que mensonges, \u00e0 supposer que la v\u00e9rit\u00e9 ait jamais arpent\u00e9 ces couloirs sans noms \u2013 autres que ceux jaillis une ou deux fois de cerveaux d\u00e9ments par le biais de gorges tordues \u2013 dont la sortie tant attendue d\u00e9bouche sur des eaux immobiles et sans repos, demeurant limpides uniquement car les effroyables quantit\u00e9s de crasse qui y croupissent se sont d\u00e9pos\u00e9es au fond depuis la derni\u00e8re \u00e9ternit\u00e9 qu\u2019elles ont \u00e9t\u00e9 foul\u00e9es. Voil\u00e0 la raison pour laquelle ils s\u2019imaginent remonter avec des substances \u00e9tranges, tant\u00f4t aspir\u00e9es, tant\u00f4t aval\u00e9es, pour partir en de longs p\u00e9riples chamaniques au cours desquels ils seront d\u00e9membr\u00e9s par les rats porteurs de la peste noire, et chevaucheront des cauchemars ail\u00e9s sans t\u00eate.<br \/>\nMais d\u2019autres choses semblent simplement avoir toujours \u00e9t\u00e9 si profondes. Semblent m\u00eame toujours avoir \u00e9t\u00e9. Les rayons du soleil leur sont inconnus ; et seuls ceux de la lune, parfois, effleurent furtivement leurs r\u00e9tines inexistantes au travers de cils qui n\u2019ont jamais pouss\u00e9, par le biais de reflets que tout physique rend impossible. Ces choses, ce sont les pierres friables qui forment des semblants de murs, trou\u00e9s et scarifi\u00e9s par des lames ardentes ! Ces choses, ce sont les plafonds pourris auxquels l\u2019esp\u00e9rance se cogne comme une chauve-souris ! Ces choses, ce sont des fleurs fan\u00e9es fuyant leur faiblesse et leur fausset\u00e9, d\u00e9pourvues \u00e0 jamais de toute leur malfaisance, elle qui est partie supplier \u00e0 genoux l\u2019aura immonde de ces lieux aur\u00e9ol\u00e9s de v\u00e9role et de furoncles p\u00e9trifi\u00e9s ! Ces choses, ce sont des papiers putr\u00e9fi\u00e9s &#8211; ramollis par les torrents de montagne qui \u00e0 chaque instant coulent subrepticement dans l\u2019air vers des oc\u00e9ans huileux -, et dont l\u2019encre, corrompue, forme sur la roche des mares boueuses ! Ces choses\u2026 Ces choses, ce sont l\u2019esprit des cr\u00e9atures incr\u00e9\u00e9es qui cr\u00e9ent dans la craie des crapauds criants pour remplir le vide horrifiant de ces lieux d\u00e9bordants !<br \/>\nCes choses ! Ces choses ! Ne les voyez-vous pas ? C\u2019est ce que sont venus chercher ici les corps vides \u2013 si ce n\u2019est de mati\u00e8re organique en d\u00e9composition et d\u2019amas de cellules dont des centaines de milliers se d\u00e9truisent chaque heure en une cadav\u00e9rique apoth\u00e9ose qui lib\u00e8re des vol\u00e9es de biomol\u00e9cules azot\u00e9es porteuses de secrets \u00e0 moiti\u00e9 viol\u00e9s -&amp;nbsp; qui rampent, pataugent, marchent, courent \u00e0 moiti\u00e9 courb\u00e9s comme des ombres malform\u00e9es de goules aux crocs jaunis par la chair crue d\u00e9compos\u00e9e.<\/p>\n<p>Un esprit ! Peut-on seulement esp\u00e9rer un esprit \u00e0 ces monstres ? S\u2019ils avaient un esprit, ils respireraient, or ils ne font qu\u2019\u00e9mettre des vapeurs m\u00e9phitiques et des brumes qui emplissent ces souterrains maudits, que r\u00e9gurgiter rauquement les linceuls qu\u2019ils ont aval\u00e9s pour tenter, fous qu\u2019ils sont, de combler leur faim abominable et d\u00e9vorante, ce gargouillement d\u2019impie qui sans cesse r\u00e9sonne en cette cath\u00e9drale de toutes les profanations, b\u00e2tie de grillages rouill\u00e9s et de glaise \u00e0 la lueur verd\u00e2tre.<br \/>\nUne conscience ! Peut-on seulement concevoir une conscience \u00e0 ces pantins ? S\u2019ils avaient une conscience, ils se conseilleraient les uns les autres de sortir d\u2019ici pour esp\u00e9rer que la lumi\u00e8re aille enfin baigner leur esprit, or ils ne font que former de vagues assembl\u00e9es h\u00e9t\u00e9roclites pour \u00e9mettre de chthoniens borborygmes exprimant tant bien que mal leur satisfaction &#8211; en consid\u00e9rant qu\u2019un sentiment puisse les traverser \u2013 qui r\u00e9sonne dans ces cryptes renfermant des savoirs oubli\u00e9s qu\u2019il vaut mieux ne jamais apprendre, comme des cercueils renferment de savants oubli\u00e9s qui ont appris \u00e0 ne jamais juger. C\u2019est pourquoi ces Enfers-l\u00e0 n\u2019ont pas de juges \u00e0 leur entr\u00e9e, car seuls y vont ceux qui n\u2019ont jamais jug\u00e9 mais l\u2019ont toujours \u00e9t\u00e9.<br \/>\nUn corps ! Peut-on seulement consid\u00e9rer que\u2026 Nous pouvons ! Oui, nous pouvons ! Nous pouvons, parce que nos yeux ne veulent pas s\u2019approcher plus pr\u00e8s de ces visages de marbre, ou plut\u00f4t d\u2019antimarbre, leurs figures \u00e9tant plus impures que tout ce qu\u2019on peut imaginer. Nous pouvons, parce que notre nez ne veut pas s\u2019\u00e9loigner moins loin de cette peau malodorante qui chante la puanteur par chaque pore encore libre de salet\u00e9, leur faible nombre compens\u00e9 par l\u2019attirail inf\u00e2me qui recouvre l\u2019\u00e9piderme h\u00e2ve et livide en \u00e9tant au moins aussi puant que lui. Nous pouvons ! Nous pouvons parce que nous ne voulons pas.<br \/>\nQuand on ne veut pas, on peut.<br \/>\nTelle est la sage le\u00e7on que les proph\u00e8tes tout de noir v\u00eatus dispensent apr\u00e8s avoir parcouru ces lieux dans une folle et nocturne cavalcade, suivis de molosses aveugles et sourds, hurlant la mort dans un cor de cuivre violac\u00e9.<\/p>\n<p>Mais voil\u00e0 que les hordes de ces cadavres ambulants et solitaires se retrouvent au gr\u00e9 des tunnels, convergeant quelque part. De leurs pas m\u00e9caniques, on ne per\u00e7oit que le claquement contre les pav\u00e9s, le bruissement de l\u2019eau croupie, le couinement gras de la boue ; et enfin des traces, fig\u00e9es jusqu\u2019au pr\u00e9c\u00e9dent passage.<br \/>\nIls passent un fleuve, pr\u00eatant sur lui des serments r\u00e9barbatifs en agitant une main sans honneur ; puis un second, plus petit, sans faire attention \u00e0 la barque vide qui, du fond du lit vaseux, coul\u00e9e par le poids de l\u2019argent, continue \u00e0 r\u00e9clamer une pi\u00e8ce. Et enfin, face \u00e0 une fausse source invers\u00e9e, d\u2019o\u00f9 les gouttes calcaires tombent du haut d\u2019un pilier mal\u00e9fique fait d\u2019ivoire et semblable \u00e0 la dent d\u2019un dieu s\u00e9pulcral, ils passent leur chemin, sans un regard, n\u2019oubliant rien de ce qu\u2019ils ont aper\u00e7u dans les t\u00e9n\u00e8bres funestes.<br \/>\nDes Enfers, ils sortent, par des soupiraux invisibles aux vivants, pour arpenter leur monde.<\/p>\n<p>Qui sont-ils ? Que sont-ils ?<\/p>\n<p>Des questions.<br \/>\n<!--nextpage--><\/p>\n<h2>R\u00e9sultat<\/h2>\n<p><strong>8\u00e8me au classement g\u00e9n\u00e9ral.<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li><span style=\"text-decoration: underline;\">Note finale :<\/span> 9.4\/20 <span class=\"rating\"><span class=\"empty\">?<\/span><span class=\"empty\">?<\/span><span class=\"empty\">?<\/span><span class=\"empty\">?<\/span><span class=\"empty\">?<\/span><\/span>\n<ul>\n<li><span style=\"text-decoration: underline;\">Originalit\u00e9 :<\/span> 4.6\/10<\/li>\n<li><span style=\"text-decoration: underline;\">Ecriture :<\/span> 4.8\/10<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Commentaires des votants<\/h2>\n<p>C&rsquo;est lourd lourd, pour un texte si court.<br \/>\nEcrit \u00e0 3h du mat dans un semi-delirium philosophique ?<\/p>\n<p>Paragraphes trop longs, sans respiration !<\/p>\n<p>Certaines phrases sont trop longues, beaucoup de descriptions, assez r\u00e9p\u00e9titives, sans vie, et dont on se demande o\u00f9 elles peuvent mener le r\u00e9cit. J&rsquo;ai eu du mal \u00e0 ne pas d\u00e9crocher d\u00e9s les premi\u00e8res lignes. Et puis la fin n&rsquo;a pas d&rsquo;int\u00e9r\u00eat \u00e0 mon sens.<\/p>\n<p>Je pense qu\u2019il y a une m\u00e9taphore ou une cl\u00e9 de lecture pour d\u00e9crypter ce texte, mais j\u2019ai beau l\u2019avoir lu plusieurs fois, je ne l\u2019ai pas trouv\u00e9e.<br \/>\nJe n\u2019ai notamment pas compris le paragraphe \u00ab Un corps ! Peut on seulement consid\u00e9rer que\u2026 Nous pouvons ! \u00bb<\/p>\n<p>Indigeste et incompr\u00e9hensible. Dommage, le titre me semblait prometteur.<\/p>\n<p>Je n&rsquo;ai pas termin\u00e9 ton texte. Trop charg\u00e9, peu lisible, pas espac\u00e9 pour un sous.<br \/>\nD\u00e9sol\u00e9<\/p>\n<p>Incorrigible ce SoK.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Son of khaine\nCatacombes\n<p>La chaleur est \u00e9touffante par rapport \u00e0 l\u2019hiver qui r\u00e8gne dehors. Mais il fait pourtant si frais. Chaud, froid\u2026 quel int\u00e9r\u00eat. 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