{"id":4752,"date":"2010-10-25T23:03:51","date_gmt":"2010-10-25T21:03:51","guid":{"rendered":"http:\/\/battle.atorgael.com\/?p=4752"},"modified":"2010-11-03T10:39:44","modified_gmt":"2010-11-03T09:39:44","slug":"challenge34-04","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.atorgael.com\/?p=4752","title":{"rendered":"Challenge d\u2019\u00e9criture n\u00b034 \u2013 Texte n\u00b04"},"content":{"rendered":"<h1>Von Luckner<\/h1>\n<h2>Le Diable et le Bon Dieu<\/h2>\n<p>Elle parcourut des yeux l\u2019assembl\u00e9e attabl\u00e9e et d\u00e9clara avec une certaine satisfaction :<\/p>\n<p>\u00ab &#8211; C\u2019est \u2026l\u2019plus Beau jour de ma vie !! \u00bb Sa r\u00e9plique fut aussit\u00f4t engloutie dans un joyeux brouhaha qui faillit lui faire emporter la nappe et le service en levant son verre, heureuse et gris\u00e9e.<\/p>\n<p>\u00ab &#8211; <em>VIVE-LA-MARI\u00e9e !! VIVE-LA-MARI\u00e9ee<\/em> !! Tonn\u00e8rent les convives ; et la salle se transforma en un curieux m\u00e9lange de stade et de parterre d\u2019op\u00e9rette, noy\u00e9 dans un soul\u00e8vement de tintements de verres et d\u2019exclamations. Mais le repas toucha \u00e0 sa fin et bient\u00f4t les convives commenc\u00e8rent leur migration vers les salons. Il \u00e9tait temps de se d\u00e9gourdir les jambes.<\/p>\n<p>Attrapant d\u00e9licatement des pans strat\u00e9giques de ses robes, elle se leva de table avec des gestes d\u2019orf\u00e8vres, priant pour sa coiffe. La salle de banquet retrouvant son rythme normal de fanfare, elle jaugea satisfaite son arm\u00e9e de carnaval se reformer autour des boudoirs, des comptoirs et des divans : Les hussards flirtaient avec les z\u00e8bres, les cosmonautes grisaient les ours, des proph\u00e8tes  sermonnaient des pharaons, des ramoneurs embrassaient leurs jeunes berg\u00e8res, des turbans, des toges et des kipas ; le tout dans un maelstrom de cris et de rires o\u00f9 chaque verre s\u2019\u00e9levait c\u00e9r\u00e9monieusement vers le ciel \u00e0 son passage. L\u2019id\u00e9e de ce bal lui plaisait toujours, mais elle se demanda tout \u00e0 coup si elle n\u2019allait pas y perdre son \u00ab identit\u00e9 \u00bb. Prenant son courage \u00e0 deux main (et de nouveaux pans de ses robes), elle se fraya un chemin d\u2019un groupe \u00e0 l\u2019autre, reconnaissant les inconnus, plaisantant avec chacun, offrant et recevant les compliments avec une majest\u00e9 \u00e9gale et un bonheur franchement contagieux . Une petite troupe d\u2019enfants de ch\u0153urs entreprit m\u00eame de la suivre partout, se disputant le port de sa traine et la gloire de ses robes dans tous les virages et dans toutes les accroches.<\/p>\n<p>Au bout d\u2019un moment, elle sentit la fatigue la tirer par la manche. On entendait \u00e0 pr\u00e9sent la musique monter, et jouer les charmeurs de serpent pour gonfler les pistes de danse. C\u2019est alors qu\u2019elle aper\u00e7u les terrasses et la lumi\u00e8re aveuglante du dehors. Entrainant sa petite bande d\u2019angelots, elle se d\u00e9cida pour un peu d\u2019air frais.<\/p>\n<p>Le passage au dehors fut brutal, mais salutaire. Sur les larges balcons ext\u00e9rieurs, elle croisa d\u2019autres convives d\u00e9ambulant qui la salu\u00e8rent en brandissant leurs flutes et leurs f\u00e9licitations. Apr\u00e8s quelques acquiescements souverains, elle parvint finalement \u00e0 un coin de balustrade et y amarra discr\u00e8tement ses \u2018spiritueux\u2019 vertiges.<\/p>\n<p>Tout autour, le r\u00eave avait conquis l\u2019horizon entier : l\u2019or blond des champs de bl\u00e9 m\u00fbrs s\u2019\u00e9tendait \u00e0 perte de vue. Un vent chaud d\u2019\u00e9t\u00e9  les faisait ondoyer, caressant comme le pelage d\u2019un animal fabuleux. C\u2019\u00e9tait un oc\u00e9an de lumi\u00e8re qui se partageait l\u2019univers avec le bleu profond d\u2019un ciel, pur et sans nuages. Le vent apportait de riches senteurs qui emplissaient l\u2019air, et souffl\u00e8rent doucement sur son corps fatigu\u00e9. Fermant les yeux, elle remplit alors religieusement ses poumons. Une pl\u00e9nitude r\u00e9confortante la r\u00e9compensa bient\u00f4t, et att\u00e9nua les vertiges du bruit, de l\u2019alcool, et de ces journ\u00e9es de bonheur sans fin.<\/p>\n<p>Ses robes lui parurent soudain plus lourdes. Elle dut faire un effort sur elle-m\u00eame pour lever une main couverte de dentelle blanche et cueillir sur son visage une m\u00e8che blonde, la raccompagnant ensuite gentiment sous sa coiffe. Derri\u00e8re-elle, la f\u00eate battait son plein, mais ce soir tout serait fini. \u00ab Libre \u00bb r\u00eava-t-elle : elle avait h\u00e2te d\u2019\u00eatre seule avec \u00ab Lui \u00bb, avec l\u2019\u00e9ternit\u00e9.<\/p>\n<p>Le c\u0153ur rempli et la t\u00eate vide, elle s\u2019attarda immobile, baignant son visage dans la chaleur de cette fin d\u2019apr\u00e8s midi d\u2019\u00e9t\u00e9. Sa petite escorte jouait toujours autour d\u2019elle avec les milles d\u00e9tails de sa traine. Et c\u2019est en baissant son regard vers eux qu\u2019elle l\u2019aper\u00e7ut plus bas, derri\u00e8re la petite murette du jardin.<\/p>\n<p>Assis sur un banc, un homme vout\u00e9 se d\u00e9tachait, immobile ; aur\u00e9ol\u00e9 de ronds d\u2019une fum\u00e9e somnambule qu\u2019elle reconnu imm\u00e9diatement.<\/p>\n<p>Descendant les grandes marches de pierre, elle garda son regard fix\u00e9 sur cette silhouette famili\u00e8re, et atteignit bient\u00f4t la barri\u00e8re sous des arches de buissons fleuris qui la salu\u00e8rent avec un bruissement aimable. Arriv\u00e9e, elle pencha prudemment sa t\u00eate par-dessus le portillon.<\/p>\n<p>L\u2019homme, toujours assis et plong\u00e9 dans ses pens\u00e9es, \u00e9tait \u00e9conome de gestes. Sa main gauche tirait des bouff\u00e9es lentes et pr\u00e9cises comme la respiration d\u2019un dormeur, tandis que de sa main droite il parcourait un journal du matin. Au bout d\u2019une minute interminable, il leva enfin la t\u00eate vers elle et leurs visages s\u2019illumin\u00e8rent ensemble. Immobiles, ils se regard\u00e8rent sans un mot, souriant comme deux r\u00eaveurs se retrouvant apr\u00e8s un bon roman: gu\u00e9ris d\u2019impatience.<\/p>\n<p>Poussant le portillon avec pr\u00e9caution, elle prit encore le temps de d\u00e9crocher sa traine tir\u00e9e par les angelots soudainement boudeurs et refusant obstin\u00e9ment de la suivre. Une belle cascade de boucles soyeuses se d\u00e9roula bient\u00f4t sur ses \u00e9paules tandis qu\u2019elle s\u2019avan\u00e7a, aur\u00e9ol\u00e9e de lumi\u00e8re.<\/p>\n<p>\u00ab &#8211; <em>Bonjour la belle<\/em> \u00bb offrit l\u2019homme en se tournant, son expression ne trahissant aucun trouble.         Il avait une belle t\u00eate de chien fou et des yeux noirs, s\u00e9duisants comme le fond des oc\u00e9ans. Et sur sa peau de parchemin, on pouvait lire la carte d\u2019une existence, br\u00fbl\u00e9e sous un soleil d\u2019une sagesse interdite.<\/p>\n<p>\u00ab -Bonsoir la B\u00eate \u00bb, r\u00e9pliqua-t-elle d\u2019un ton aimable, \u00ab &#8211; Tu es bien loin de chez toi ; toujours \u00e0 vagabonder ici-bas? \u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab &#8211;<em>Toujours <\/em>\u00bb, et il ajouta : \u00ab &#8211; <em>Je ne me lasse pas de cette Terre. Plus on regarde le ciel, plus on oublie qu\u2019on existe ; moi je pr\u00e9f\u00e8re regarder en bas, l\u00e0 o\u00f9 \u00e7a pousse, se bat, trahit et souffre, l\u00e0 o\u00f9 l\u2019on meurt sans dire merci ni amen en ayant os\u00e9 dire \u2018\u2019peut-\u00eatre<\/em>\u2019\u2019 \u00bb. Puis jetant sa cigarette : \u00ab &#8211;<em>Tu ne veux pas t\u2019assoir ? Je viens de terminer mon journal<\/em> \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab &#8211; Qu\u2019est-ce que tu fais sur mon banc vieux s\u00e9ducteur, tu ne pr\u00e9f\u00e8res pas plut\u00f4t entrer et trinquer avec nous ?, Il y a de beaux cendriers aussi. \u00bb<\/p>\n<p>Riant doucement : \u00ab &#8211;<em>.J\u2019aurais peur de g\u00e2cher ta f\u00eate. Trop de gens l\u00e0-dedans ont cauchemard\u00e9 la nuit \u00e0 cause de moi ; je leur laisse ce jour<\/em>.\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab &#8211; Ne dit pas de b\u00eatises, chacun son m\u00e9tier. \u00bb r\u00e9fl\u00e9chissant : \u00ab &#8211; \u2026Et puis, il serait content de te voir, tu sais \u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab &#8211; <em>Qui, Lui ?<\/em>, (prenant un air carnassier) <em>Mais moi aussi\u2026 toujours aussi occup\u00e9 ?<\/em> (la Belle lui d\u00e9cocha un air d\u00e9sapprobateur)<em> Oui.., il faudra que je lui parle, un jour<\/em>&#8230; \u00bb<\/p>\n<p>\u2026\u00ab &#8211; Alors ?<\/p>\n<p>\u00ab &#8211; <em>Alors quoi ?<\/em><\/p>\n<p>\u00ab &#8211; Comment me trouves-tu en mari\u00e9e, pardi ! \u00bb<\/p>\n<p>Il la contempla : Son visage d\u2019ange rayonnait des efforts de la f\u00eate et d\u2019une jeunesse sans \u00e2ge. Puis ses yeux : leur beaut\u00e9 sereine dans un bleu antarctique mais ne tenant jamais en place, toujours pr\u00eats \u00e0 poser les bonnes et les mauvaises questions en vrac avec une candeur indestructible. Sa robe \u00e9tait magnifique, d\u2019un blanc immacul\u00e9, couvert de motifs de fils d\u2019or et se d\u00e9ployant jusqu\u2019\u00e0 ses pieds dans un d\u00e9dale de plis et d\u2019arabesques. Son bustier lui, souple et lisse, soulignait ses formes d\u00e9licates dans un entrelacs de lettrines chantant le sacr\u00e9 et l\u2019\u00e9ternel. Ses \u00e9paules \u00e9taient douces, ses longs bras \u00e9l\u00e9gants, tous deux envelopp\u00e9s d\u2019une dentelle blanche termin\u00e9e entre ses doigts. On y entrevoyait une chair parfaite, chaude et bronz\u00e9e par des ann\u00e9es d\u2019insouciance militante, tr\u00e8s loin des r\u00e9alit\u00e9s de ce monde\u2026 Alors oui, il se dit qu\u2019elle devait ressembler \u00e0 une mari\u00e9e.<\/p>\n<p>\u00ab &#8211; <em>Amoureuse et d\u2019une beaut\u00e9 sans scrupules<\/em>. \u00bb Trancha-t-il enfin. Puis, il ajouta n\u00e9anmoins avec une sinc\u00e9rit\u00e9 non-feinte : \u00ab <em>Et du courage pour porter cet attirail  sans appeler \u00e0 l\u2019aide<\/em>. \u00bb<\/p>\n<p>Satisfaite du compliment et souriant jusqu\u2019aux deux oreilles, elle r\u00e9unie ses mains sur ses genoux crois\u00e9s, le menton relev\u00e9 dans une pose d\u2019actrice de cin\u00e9ma, gracieuse et triomphale. Une m\u00e8che retomba.<\/p>\n<p>\u00ab &#8211; Si tu es venu pour m\u2019entretenir des m\u00e9faits du mariage, tu es un peu en retard. Si tu es venu pour m\u2019enlever comme au bon vieux temps, alors l\u00e0 je risque de te trouver carr\u00e9ment malpoli. \u00bb<\/p>\n<p>La b\u00eate sourit en coin, amus\u00e9. \u00ab &#8211; <em>Parce que tu as envie d\u2019\u00eatre enlev\u00e9e ? Non, je suis venu pour lire mon journal<\/em>. \u00bb<\/p>\n<p>La Belle souleva lentement un beau sourcil, et s\u2019amusa \u00e0 son tour, d\u2019un air faussement indign\u00e9e :    \u00ab &#8211; Non, tu es venu pour me parler de quelque chose qui ne m\u00e9ritait m\u00eam\u2019pas de faire le guet, (soufflant sur la nouvelle m\u00e8che sans bouger) \u00ab -Ton histoire parle d\u2019amour, ou de mauvaise conscience. \u00bb proposa-elle.<\/p>\n<p>La regardant fixement, son sourire prit une couleur m\u00e9lancolique. Mais sa candeur resta h\u00e9las indestructible. Se d\u00e9tournant finalement vers l\u2019horizon, il reprit avec ironie : \u00ab &#8211; <em>Dans la grande farce que Dieu a voulu entre ciel et terre, il a fallu que le point de rep\u00e8re tombe sur toi<\/em>. \u00bb<\/p>\n<p>La Belle se voulut consolante : \u00ab &#8211; Il faut de tout pour faire un monde, et tu m\u2019as beaucoup appris ; mais tu sais bien qu\u2019en restant avec toi, je finis toujours par tourner en rond. Je me sens plus \u00e0 ma place l\u00e0-bas. \u00bb<\/p>\n<p>La b\u00eate regarda les bl\u00e9s ployer, le regard pensif ; \u00ab -\u2026<em>L\u00e0-bas ? Oui<\/em>. \u00bb Puis il ferma les yeux, et chercha un souvenir qui ne revint pas. Mais lorsqu\u2019il les rouvrit sur l\u2019horizon, des nuages de coton noir s\u2019\u00e9taient form\u00e9s \u00e0 l\u2019horizon, accompagn\u00e9s d\u2019un grondement sourd mais lointain. La Mari\u00e9e \u00e9coutait \u00e0 pr\u00e9sent, d\u2019un silence attentif et curieux.<\/p>\n<p>\u00ab &#8211;<em>Je suis venu te dire\u2026 (Il h\u00e9sita) t\u2019offrir mes f\u00e9licitations sinc\u00e8res. Je pense pourtant qu\u2019on se reverra, comme d\u2019habitude. Bonheur et malheur sont les deux jambes sur lesquelles les hommes claudiquent et dansent. On est tous pareils, et je ne suis pas pr\u00eat d\u2019\u00eatre au ch\u00f4mage<\/em>. \u00bb Il sourit \u00e0 nouveau. \u00ab &#8211; <em>J\u2019aime ma place moi aussi  (ses gestes embrassaient la terre) : l\u2019ici-bas, les cris, les pleurs, la honte, la haine, les doutes. (Puis observant l\u2019orage se former), j\u2019aime ce monde de malheur ; j\u2019aime ses ricanements de th\u00e9\u00e2tre<\/em>. \u00bb<\/p>\n<p>Un silence passa entre eux. Le vent joua dans les plis de sa robe et de nouvelles m\u00e8ches balay\u00e8rent doucement son visage. La B\u00eate \u00e9tait redevenue m\u00e9ditative. Elle, le regard encore p\u00e9tillant de champagne, passa lentement des airs d\u2019imp\u00e9ratrice \u00e0 ceux d\u2019une jeune fille go\u00fbtant son ind\u00e9pendance, \u00e9changeant avec ses parents des soleils de joies et des ombres de regrets.<\/p>\n<p>La B\u00eate se leva enfin. Sans qu\u2019elle sache comment il l\u2019avait obtenue, il lui remit sa coiffe avec tendresse, agrafant et renouant soigneusement tous les fils. Puis il caressa sa joue, lui adressa une b\u00e9n\u00e9diction de patriarche fier de sa petite derni\u00e8re, et raccompagna gentiment quelques m\u00e8ches rebelles \u00e0 leur berceau. Soudain devenue timide, la Belle chercha un mot juste et n\u2019en trouva aucun. \u00ab &#8211; <em>Tu vas faire un malheur<\/em> \u00bb plaisanta-t-il avec un clin d\u2019\u0153il complice. Elle r\u00e9pondit sur un ton espi\u00e8gle \u00ab &#8211; Un malheur au paradis est plus utile qu\u2019un bonheur en Enfer \u00bb.<\/p>\n<p>La B\u00eate ricana \u00e0 cette derni\u00e8re allusion, mais se d\u00e9tournait d\u00e9j\u00e0 en s\u2019exclamant \u00ab -Ah !, l\u2019Amour\u2026 ! \u00bb.<\/p>\n<p>Il repartit ainsi sans se retourner, reprenant d\u2019un pas tranquille le chemin de terre par lequel il \u00e9tait arriv\u00e9. Des ronds d\u2019une fum\u00e9e somnambule s\u2019\u00e9levaient \u00e0 nouveau de derri\u00e8re sa silhouette pench\u00e9e, une ombre cornue l\u2019accompagnant sur le jaune des bl\u00e9s.<\/p>\n<p>La Mari\u00e9e elle, resta seule sur son banc. Elle regarda l\u2019orage au loin, le bleu profond du ciel, le bruissement des bl\u00e9s, \u00e9couta le chant des convives avec ses orchestres de joie, et eut l\u2019impression d\u2019avoir oubli\u00e9 quelque chose d\u2019essentiel. Elle trouva en elle des soleils de joie, et une petite ombre, une ombre dont elle n\u2019aurait voulu se s\u00e9parer \u00e0 aucun prix. Remerciant la B\u00eate en silence, elle soupira d\u2019un bonheur m\u00e9lancolique. Puis elle ferma les yeux, laissant la chaleur du soir l\u2019envelopper avec ses doutes, pour toujours.<\/p>\n<p><!--nextpage--><\/p>\n<h2>R\u00e9sultat<\/h2>\n<p><strong>4\u00e8me au classement g\u00e9n\u00e9ral.<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li><span style=\"text-decoration: underline;\">Note finale :<\/span> 12.7\/20 <span class=\"rating\"><span class=\"empty\">?<\/span><span class=\"empty\">?<\/span><span class=\"empty\">?<\/span><span class=\"empty\">?<\/span><span class=\"empty\">?<\/span><\/span>\n<ul>\n<li><span style=\"text-decoration: underline;\">Originalit\u00e9 :<\/span> 6.5\/10<\/li>\n<li><span style=\"text-decoration: underline;\">\u00c9criture :<\/span> 6.2\/10<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Commentaires des votants<\/h2>\n<p>De jolies descriptions, peut-\u00eatre un peu longues, mais pas vraiment accroch\u00e9 au th\u00e8me.<\/p>\n<p>Je me questionne sur la finalit\u00e9 et l&rsquo;utilit\u00e9 de ce texte. c&rsquo;est une belle suite d&rsquo;images m\u00e9taphoriques mais sans r\u00e9el sens ou histoire ni enjeu quelconque. C&rsquo;est bien \u00e9crit &#8211; bien qu&rsquo;un peu surcharg\u00e9 \u00e0 mon gout &#8211; mais sans grand int\u00e9r\u00eat.<\/p>\n<p>une fum\u00e9e somnambule (x2) ?<br \/>\ngu\u00e9ris d&rsquo;impatience apr\u00e8s un bon roman ?<br \/>\nJ&rsquo;ai un peu de mal \u00e0 visualiser tout \u00e7a.<\/p>\n<p>Un texte onirique, sans v\u00e9ritables points de rep\u00e8re o\u00f9 le rattacher.<br \/>\nAvec un carnaval, une b\u00eate qui lit le journal&#8230;<br \/>\nJ&rsquo;ai trouv\u00e9 \u00e9trange le fait que le bal ne soit pas de nuit, mais l&rsquo;apr\u00e8s midi. J&rsquo;aurai pr\u00e9cis\u00e9 ce point en d\u00e9but de texte pour ne pas prendre le lecteur \u00e0 contrepied.<br \/>\nJe suis par contre rest\u00e9 herm\u00e9tique \u00e0 l&rsquo;histoire du diable et de dieu.<br \/>\nJe n&rsquo;ai pas trop saisi qui \u00e9tait la mari\u00e9e, et sa relation avec le diable.<br \/>\nJ&rsquo;ai aussi trouv\u00e9 \u00e9trange le phras\u00e9 parfois paysan de la mari\u00e9e, alors qu&rsquo;\u00e0 d&rsquo;autres moments, elle s&rsquo;exprime sans d\u00e9fauts.<\/p>\n<p>Le mouton noir des 4 ! ^^<br \/>\ntr\u00e8s diff\u00e9rent de sujet, de style, de fond, on passe des 3 1er \u00e0 celui-ci comme de Lanfeust \u00e0 un film de Kitano (?)<br \/>\nAu-del\u00e0: pas assez a\u00e9r\u00e9 (style\/forme), et trop personnel.<br \/>\npeut mieux faire.<\/p>\n<p>Ce texte s&rsquo;annon\u00e7ait tr\u00e8s bien par le style d&rsquo;\u00e9criture recherch\u00e9 et l&rsquo;accroche, mais le r\u00e9cit reste trop \u00e9nigmatique par endroit pour vraiment en capter toute l&rsquo;essence. Malgr\u00e9 plusieurs relectures, je passe \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de certains d\u00e9tails, c&rsquo;est vraiment dommage parce que c&rsquo;est frustrant.<\/p>\n<p>Une ponctuation des dialogues toute personnelle qu&rsquo;il va falloir corriger.<br \/>\nTexte onirique et d\u00e9cal\u00e9 \u00e0 souhait.<br \/>\nDifficile d&rsquo;accrocher \u00e0 la forme qui utilise des expressions inattendues et surprenantes mais qui n&rsquo;ajoutent rien au r\u00e9cit. Au contraire, elles finissent par le desservir.<br \/>\nQuant \u00e0 l&rsquo;histoire, je la cherche encore et m\u00eame si je vois o\u00f9 tu veux nous emmener, cela reste confus.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Von Luckner\nLe Diable et le Bon Dieu\n<p>Elle parcourut des yeux l\u2019assembl\u00e9e attabl\u00e9e et d\u00e9clara avec une certaine satisfaction :<\/p>\n<p>\u00ab &#8211; C\u2019est \u2026l\u2019plus Beau jour de ma vie !! \u00bb Sa r\u00e9plique fut aussit\u00f4t engloutie dans un joyeux brouhaha qui faillit <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/www.atorgael.com\/?p=4752\">... [Lire la suite]<\/a>","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[126],"class_list":["post-4752","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-challenges","tag-les-challenges"],"views":4278,"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_likes_enabled":true,"jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4752","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4752"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4752\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4752"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4752"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4752"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}