{"id":3271,"date":"2009-09-12T10:22:28","date_gmt":"2009-09-12T09:22:28","guid":{"rendered":"http:\/\/battle.atorgael.com\/?p=3271"},"modified":"2009-09-12T10:22:28","modified_gmt":"2009-09-12T09:22:28","slug":"challenge-d%e2%80%99ecriture-n%c2%b027-%e2%80%93-texte-n%c2%b05","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.atorgael.com\/?p=3271","title":{"rendered":"Challenge d\u2019\u00e9criture n\u00b027 \u2013 Texte n\u00b05"},"content":{"rendered":"<h1>Son of Khaine<\/h1>\n<p>Les cristaux s&rsquo;illumin\u00e8rent soudain. Blancs. Noirs. Bleus. Verts, jaunes. Orange, rouges, violets. Le cube de verre \u00e9tait un kal\u00e9idoscope de couleurs mouvantes, une flasque transparente d&rsquo;\u00e9ther pur dans laquelle s&rsquo;agitait un oc\u00e9an chromatique. Un prisme pour l&rsquo;\u00e2me des autres et un miroir pour celle de son utilisateur. La pi\u00e8ce sombre, face \u00e0 sa lueur, prit des teintes froides et surnaturelles.<\/p>\n<p>Il se laissa flotter dans ce d\u00e9luge d&rsquo;astres fr\u00e9missants comme dans le chaos des hi\u00e9roglyphes inou\u00efs, et son \u00e2me d\u00e9serte s&rsquo;\u00e9gara dans les d\u00e9serts envo\u00fbt\u00e9s. Toujours y coulaient les larmes de l&rsquo;avenir. Chatoyant, il s&rsquo;an\u00e9antissait dans ce n\u00e9ant solitaire. Et, dans toutes les directions, bravant les sph\u00e8res qui incantaient, s&rsquo;\u00e9lan\u00e7a un chuchotement. Non, un chant. Le cri primal d&rsquo;un nihiliste happ\u00e9 par l&rsquo;hypnose de l&rsquo;insomnie. La rumeur adamantine d&rsquo;une minuscule goutte, n\u00e9e des ab\u00eemes stellaires, s&rsquo;\u00e9crasant quelque part parmi les immensit\u00e9s caverneuses de l&rsquo;orient, accompagn\u00e9e du maelstr\u00f6m brass\u00e9 par ses onze ailes ophidiennes et son \u00e9cho.<\/p>\n<p>\u00ab N&rsquo;yim ! Est-ce toi ? \u00bb, s&rsquo;\u00e9cria t-il au travers de la brume. Il lan\u00e7a \u00e9perdument sa monture inhumaine dans les d\u00e9dales hallucin\u00e9s du hasard, continuant \u00e0 appeler.<br \/>\n\u00ab Oui, mais plus pour longtemps, je crains \u00bb, l\u00e2cha son ami, d&rsquo;une voix us\u00e9e par la fatigue. Cette fois, ce fut Tu&rsquo;L qui garda le silence dans sa tourbi\u00e8re aphone et hant\u00e9e.<\/p>\n<p>Aucun des deux n&rsquo;osait effleurer l&rsquo;autre du regard. Les yeux voil\u00e9s de N&rsquo;yim fixaient les arcanes fugitives entre lesquelles r\u00f4daient les g\u00e9ants. Il ne cilla pas quand l&rsquo;autre reprit la parole avec difficult\u00e9, l&rsquo;arrachant de leurs m\u00e2choires crochues.<\/p>\n<p>\u00ab Qu&rsquo;importe, te voil\u00e0, te revoil\u00e0 enfin !<br \/>\n&#8211; Si ces lieux \u00e0 nouveau sont souill\u00e9s de mon pas, c&rsquo;est pour dire \u00e0 jamais qu&rsquo;il ne sera plus l\u00e0, corrigea son a\u00een\u00e9, battant furtivement des cils et tournant la t\u00eate. \u00bb<\/p>\n<p>Cinquante-deux runes m\u00e9ridionales jaillirent, puis s&rsquo;\u00e9clips\u00e8rent.<\/p>\n<p>\u00ab Et o\u00f9 ce vil couard fuit-il en t&#8217;emportant ? demanda soudain le jeune homme.<br \/>\n&#8211; C&rsquo;est moi, le vil couard qui le pousse en avant.<br \/>\n&#8211; Et o\u00f9, \u00e0 part ici, comptez-vous donc r\u00eaver ?<br \/>\n&#8211; Nous avons, semble t-il, sommeill\u00e9 bien assez. \u00bb<\/p>\n<p>Tu&rsquo;L s&rsquo;enfon\u00e7a dans les nids titanesques h\u00e9riss\u00e9s des \u00e9meraudes qui jalonnaient leur folie, sans rien dire. L&rsquo;espace s&rsquo;allongea en grognant pendant que de vivantes racines remontaient le cadran lunaire.<\/p>\n<p>\u00ab Et o\u00f9 dans votre \u00e9veil subirez-vous les heures ?<br \/>\n&#8211; Nous vivrons chaque instant dans les rues de l&rsquo;ailleurs, o\u00f9 minute et seconde ha\u00efront nos soucis ! s&rsquo;\u00e9cria N&rsquo;yim.<br \/>\n&#8211; Mais pass\u00e9, et futur, ouest et est, sont ici ! \u00bb<\/p>\n<p>Un sublime anagramme de h\u00e9rauts solaires obnubila la foule des terreurs embrass\u00e9es, alors que le y\u00e9ti finissait sa tour revenante en raclant la justice, am\u00e8re, lac\u00e9r\u00e9e, et b\u00e9nie. Enfin, les codex tortur\u00e9s firent flamboyer le globule qui suintait des palimpsestes.<\/p>\n<p>\u00ab Reste donc en ces lieux, mais ma vie n&rsquo;y est plus, r\u00e9pondit simplement le saint, sans pr\u00eater d&rsquo;attention aux monolithes cyclop\u00e9ens qui se faisaient et d\u00e9faisaient \u00e7\u00e0 et l\u00e0.<br \/>\n&#8211; Quoi ? Toi, tu pars ? Toi, mon mentor ?<br \/>\n&#8211; Tu ne l&rsquo;as vu, dit-il au jeune homme en le regardant dans les yeux, par le pass\u00e9 qu&rsquo;en passant face \u00e0 un miroir.<br \/>\n&#8211; Il est vrai que tu fus avec moi dans le noir, reconnut Tu&rsquo;L, quand je peinais, pauvre novice, \u00e0 voir ma route.<br \/>\n&#8211; Et \u00e0 pr\u00e9sent, il est grand temps que tu la go\u00fbtes. Tout seul, bien s\u00fbr, car tes pas ne sont pas les miens. \u00bb<\/p>\n<p>Les sarisses des n\u00e9cromants nageaient dans les couleurs tourbillonnantes d&rsquo;une orbe rouill\u00e9e, jurant furieusement. Le chthonien gangr\u00e9n\u00e9 d\u00e9membra un f\u00e9lin de son poing grotesque, avant de filer en dansant dans l&rsquo;ordre primitif. Et la paix br\u00fbla.<\/p>\n<p>\u00ab Mais tu le sais, sans toi tous mes efforts sont vains, et le sentier est parsem\u00e9 d&rsquo;\u00e9clats de vers de tous les fous qui en ces lieux seuls dans l&rsquo;ombre errent.<br \/>\n&#8211; Aussi petits que ces d\u00e9bris puissent sembler, conseilla N&rsquo;yim, il suffira d&rsquo;en prendre douze et de cr\u00e9er un bijou tel, que tu n&rsquo;auras qu&rsquo;\u00e0 le polir, pour qu&rsquo;au travers de l&rsquo;Univers, quelqu&rsquo;un s&rsquo;y mire. \u00bb<\/p>\n<p>Une lueur bor\u00e9ale transper\u00e7a la clart\u00e9 du cr\u00e9puscule. Le grand voile de soir, empal\u00e9 sur cet ivoire iris\u00e9, flotta un instant comme l&rsquo;\u00e9tendard d&rsquo;un augure d\u00e9capit\u00e9, dont les flammes de la couronne tournoyaient. Chauff\u00e9 au rouge, l&#8217;embl\u00e8me laissa transpara\u00eetre la robe des aurores d\u00e9lav\u00e9es. Les t\u00e9n\u00e8bres salu\u00e8rent l&rsquo;\u00e9piphanie de quelque navire oubli\u00e9, portant la calligraphie d&rsquo;odyss\u00e9es spectrales. Puis, ce lointain reflet s&rsquo;estompa, comme s&rsquo;il n&rsquo;avait jamais \u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>\u00ab Ah, pour te compenser, pour me faire exister, \u00e0 nouveau en tant qu&rsquo;\u00eatre \u00e9veill\u00e9 et entier, il faudra bien plus que cent-vingt estropi\u00e9s ! Oui, je chancellerai sur chacun de mes pieds.<br \/>\n&#8211; Et pourtant, jusque l\u00e0, tu courus solitaire. Jamais tu ne tombas, et je n&rsquo;eus rien \u00e0 faire, sauf peut-\u00eatre un coup d&rsquo;oeil, jet\u00e9 \u00e0 l&rsquo;occasion, car ta course \u00e9clair\u00e9e m\u00e9ritait l&rsquo;attention.<br \/>\n&#8211; Si brillante elle \u00e9tait, ce ne fut pas par moi, mais bien par la lumi\u00e8re exalt\u00e9e de ta voix, fit remarquer le jeune homme.<br \/>\n&#8211; Le g\u00e9nie est en toi, je ne fus qu&rsquo;un proph\u00e8te. \u00bb<\/p>\n<p>Des nu\u00e9es d&rsquo;arachnides blafards stri\u00e8rent la vo\u00fbte du ziggourat, avec faux et v\u00e9rit\u00e9 strangul\u00e9es par leurs lianes griffues. Le d\u00e9charn\u00e9 mais titanesque autel se parait d&rsquo;ocre aigu sous le sifflement psych\u00e9d\u00e9lique des djinns. Peut-\u00eatre un a\u00e8de torturait-il une poign\u00e9e de sagas, mais seule l&rsquo;\u00e9pop\u00e9e muette du chamane accompagnait le nocher, poussant les idoles par-del\u00e0 l&rsquo;arc-en-ciel.<\/p>\n<p>\u00ab Eh bien alors, le dieu que tu mets dans ma t\u00eate se trouve donc, ma foi, \u00eatre bien plus qu&rsquo;\u00e9trange, pour \u00eatre aussi petit aux c\u00f4t\u00e9s de son ange.<br \/>\n&#8211; C&rsquo;est toi, tout aveugl\u00e9, c&rsquo;est toi qui me dis Dieu. Tes cieux sont moins voil\u00e9s que ne le sont tes yeux, le rassura N&rsquo;yim, mais si ce que tu vois se trouve \u00eatre r\u00e9el, alors tu ferais bien de prendre en main ta pelle, car je suis d\u00e9c\u00e9d\u00e9, selon le philosophe. \u00bb<\/p>\n<p>Les pics atlant\u00e9ens parsem\u00e8rent la suie de coraux ternis, pendant qu&rsquo;une lame de bronze gris estropiait la pyramide des chrysanth\u00e8mes. Et de cette ascension rugit le n\u00e9ant euclidien. Aucun faucon ne traversa les cieux mill\u00e9naristes. Puis, la hache des dimensions h\u00e9t\u00e9roclites s&rsquo;abattit sur un miroir de pierre polie, le fracassant en un grincement d\u00e9ment.<\/p>\n<p>\u00ab Nietzsche a raison, h\u00e9las, et c&rsquo;est ma catastrophe. Je crains que je sois loin de l&rsquo;\u00e9clat d&rsquo;un Surhomme.<br \/>\n&#8211; Si tu me vois ainsi, tu en auras le chrome, car en cadeau d&rsquo;adieu, je veux t&rsquo;offrir mon tr\u00f4ne. Prends ceci comme offrande, et non comme une aum\u00f4ne.<br \/>\n&#8211; Et que ferai-je, solitaire en ton ch\u00e2teau, demanda Tu&rsquo;L, \u00e0 part peut-\u00eatre y mettre en berne ors et drapeaux ?<br \/>\n&#8211; Tu devras y dresser les tiens en ajoutant le symbole immortel qui traverse les temps ! Dans mes mains, il \u00e9chut, et \u00e0 toi, il revient. \u00bb<\/p>\n<p>A l&rsquo;apog\u00e9e se b\u00e2tit l&rsquo;hypog\u00e9e, et le cornu fut \u00e9mascul\u00e9 dans le ventre m\u00eame de la terre fauve. Sur un portrait m\u00e9phitique en vert-de-gris s&rsquo;effa\u00e7aient les contours d&rsquo;un exarque, pendant que des rayons d&rsquo;ic\u00f4nes irisaient une basilique anonyme. Le cairn toujours s&#8217;empile \u00e0 la chute : ainsi va la lapidation.<\/p>\n<p>\u00ab Et qu&rsquo;en ferai-je ?<br \/>\n&#8211; Tout ce que tu jugeras bien, r\u00e9pondit N&rsquo;yim.<br \/>\n&#8211; Qui suis-je donc, pour d\u00e9cider ce qui est bon ?<br \/>\n&#8211; Ce que j&rsquo;\u00e9tais. Tu es Morph\u00e9e, et Apollon. \u00bb<\/p>\n<p>Tout s&rsquo;entrechoqua dans le grand palais : le paladin des jours heureux errant sur ses routes oniriques, le jardin des loups sous le portique, le prince ami des cieux qui marchait au travers des monts en grimpant sur les chemins, avec son alli\u00e9, l&rsquo;envahisseur viril, porteur du fouet comme de de la plume, les vieux manuscrits anarchiques, le commandant de la cit\u00e9 cach\u00e9e, les brumes de la boisson flottant sur les quais, le python moqueur, les images sacr\u00e9es qu&rsquo;on d\u00e9vore, l&rsquo;arbre, l&rsquo;automne mourant, l&rsquo;ouroboros, cette impression de d\u00e9j\u00e0-vu, le serpentin, et mille et unes autres all\u00e9gories \u00e9sot\u00e9riques dont les sens variaient au gr\u00e9 de celui des vents stellaires.<\/p>\n<p>\u00ab Tu vois tr\u00e8s bien que je n&rsquo;en ai pas l&rsquo;apparence, l\u00e2cha le jeune homme en un soupir ardent qui se perdit dans dans les fissures de l&rsquo;impossible.<br \/>\n&#8211; Tu verras bien qu&rsquo;on tirera sa r\u00e9v\u00e9rence, car il suffit de porter le fanal du rang pour que soudain on ait les traits d&rsquo;un conqu\u00e9rant : toute sa vie, chaque \u00eatre humain d\u00e9sire un guide.<br \/>\n&#8211; Et comment le serai-je ? En moi r\u00e8gne le vide !<br \/>\n&#8211; En cessant d&rsquo;\u00eatre humain, en \u00e9tant l&rsquo;avatar &#8211; le totem \u00e9ternel &#8211; aveuglant du pouvoir ! hurla N&rsquo;yim. \u00bb<\/p>\n<p>Un typhon \u00e9rcuta sur la banquise, l&rsquo;inondant de mirages narcotiques. Des vagues de reptiles hallucin\u00e9s explos\u00e8rent dans une psychose magmatique. On pouvait entendre ramper les litanies sigillaires des succubes ovo\u00efdes et n\u00e9cros\u00e9es.<\/p>\n<p>\u00ab \u00d4 que cela t&rsquo;est attrayant : devenir Grand Ordinateur ! pensa Tu&rsquo;L dans le labyrinthe argent\u00e9 de sa conscience. Tu vis le P\u00e8re, au demeurant, mais tu n&rsquo;es pas \u00e0 la hauteur. Devenir Grand Ordinateur\u2026 allez, ceins la pourpre imp\u00e9riale ! Mais tu n&rsquo;es pas \u00e0 la hauteur, cela n&rsquo;est que fastes sociales. Allez, ceins la pourpre imp\u00e9riale, empoigne ce sceptre trop lourd ! Cela n&rsquo;est que fastes sociales &#8211; manant, bienvenue \u00e0 la Cour !<br \/>\n&#8211; Empoigne ce sceptre trop lourd, \u00e9broue tes cheveux dans l&rsquo;eau claire, manant, r\u00e9pondit le dieu d\u00e9chu. Bienvenue \u00e0 la Cour, ici commence et meurt une \u00e8re. \u00c9broue tes cheveux dans l&rsquo;eau claire, improvise-toi des joyaux. Ici commence et meurt une \u00e8re, ici nous chantent les fl\u00fbtiaux. Improvise-toi des joyaux : les rois se parent d&rsquo;artifices ; ici nous chantent les fl\u00fbtiaux et tous nous c\u00e9l\u00e9brons nos vices. \u00bb<\/p>\n<p>Le cr\u00e2ne obscur rugit ses nocturnes souffrances dans le noir maelstr\u00f6m encrass\u00e9 des arcanes, comme un sombre ouragan, comme un corbeau qui danse, enrag\u00e9 et criard, avec un rire d&rsquo;\u00e2ne.<\/p>\n<p>Un singe asc\u00e8te s&rsquo;essoufflait sous le sol plein de cendres. Il salit le soleil et son seuil enbav\u00e9, sachant le sauver s&rsquo;il ressemble \u00e0 s&rsquo;y m\u00e9prendre \u00e0 ces sceaux annon\u00e7ant si le ciel est gav\u00e9.<\/p>\n<p>\u00ab Les rois se parent d&rsquo;artifices : d&rsquo;artifices nous faisons rois, continua N&rsquo;yim, et tous nous c\u00e9l\u00e9brons nos vices, nous nous couronnons de nos croix ! D&rsquo;artifices nous faisons rois, aujourd&rsquo;hui les hommes s&rsquo;\u00e9galent : nous nous couronnons de nos croix ; nos princes aussi ont la gale. Aujourd&rsquo;hui les hommes s&rsquo;\u00e9galent, oignissons-nous de nos p\u00e9ch\u00e9s : nos princes aussi ont la gale, qui font le monde en leur psych\u00e9 ! Oignissons-nous de nos p\u00e9ch\u00e9s, le Carnaval est comme un p\u00e8re qui fait le monde en sa psych\u00e9. Ici commence et meurt une \u00e8re. \u00bb<\/p>\n<p>Le tourbillon de minuit absorba la m\u00e9moire et la recracha dans les vals horrifiants de l&rsquo;oubli. Comme des feuilles mortes arriv\u00e9es au fond du sablier, comme les vitraux p\u00e2lis d&rsquo;une crypte ensabl\u00e9e, tout se changea lentement en poussi\u00e8re de r\u00eave. Ceci ne prit qu&rsquo;un instant. La seconde s&rsquo;allongea d\u00e9mesur\u00e9ment jusqu&rsquo;\u00e0 englober l&rsquo;\u00e9on, puis se rompit, laissant place \u00e0 des phantasmes devenus r\u00e9alit\u00e9 pendant que le vrai abattait son glaive injuste, per\u00e7ant le coeur de la fiction. Malgr\u00e9 le geste d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 de Tu&rsquo;L, N&rsquo;yim avait d\u00e9j\u00e0 ouvert la fen\u00eatre du miroir, scellant ainsi leur sort \u00e0 tous les deux.<\/p>\n<p><!--nextpage--><\/p>\n<h2>R\u00e9sultat<\/h2>\n<p><strong>5\u00e8me au classement g\u00e9n\u00e9ral.<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li><span style=\"text-decoration: underline\">Note finale :<\/span> 12.5\/20\n<ul>\n<li><span style=\"text-decoration: underline\">Originalit\u00e9 :<\/span> 6.1\/10<\/li>\n<li><span style=\"text-decoration: underline\">\u00c9criture :<\/span> 6.4\/10<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Commentaires des votants<\/h2>\n<p>C&rsquo;est original\u2026 mais peut-\u00eatre trop\u2026 et du coup je n&rsquo;ai rien compris \ud83d\ude41 enfin c&rsquo;est sans doute du \u00e0 moi.<br \/>\nTon id\u00e9e d&rsquo;apporter un peu de rythme et de rimes \u00e9tait pourtant tr\u00e8s sympa\u2026<\/p>\n<p>Je suis d\u00e9sol\u00e9, je n&rsquo;ai pas mis de vote. Je n&rsquo;ai pas pu lire jusqu&rsquo;au bout. A un moment j&rsquo;ai essay\u00e9 en diagonale et \u00e7a ne m&rsquo;a pas aid\u00e9. Sans animosit\u00e9, ni agressivit\u00e9, ce style n&rsquo;est vraiment pas mon truc. C&rsquo;est un rempart de mots bien trop haut pour que j&rsquo;ai le courage de voir ce qu&rsquo;il y a de l&rsquo;autre cot\u00e9. D\u00e9sol\u00e9.<\/p>\n<p>Trop long, trop lourd, trop compliqu\u00e9. Je n&rsquo;ai rien compris et j&rsquo;ai vite d\u00e9croch\u00e9.<\/p>\n<p>Un texte d\u00e9j\u00e0 vu sur le forum. Pas mauvais du tout, de l&rsquo;historique (enfin, si j&rsquo;en crois ton post dans ton topic, ce n&rsquo;est pas totalement de l&rsquo;historique\u2026 Camille serait-il l&rsquo;un des fameux psionniques ?) au contexte assez sympa (je crois ais\u00e9ment ma prof de seconde quand elle disait que la r\u00e9volution \u00e9tait la p\u00e9riode la plus fantasm\u00e9e de l&rsquo;Histoire de France). Victor ayant \u00e0 peu pr\u00e8s tout relev\u00e9 sur le forum, je ne m&rsquo;attarde pas trop.<\/p>\n<p>Aaaah mon pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 :!:. Il me manque des r\u00e9f\u00e9rences th\u00e9ologiques pour bien comprendre l&rsquo;histoire mais le style est un r\u00e9gal.<br \/>\nEt puis je suis pas difficile: du moment que les dialogues sont en alexandrins<\/p>\n<p>Texte tr\u00e8s color\u00e9 (t&rsquo;as bu ou t&rsquo;as fum\u00e9 avant d&rsquo;\u00e9crire ?)<\/p>\n<p>un texte auquel il est difficile pour moi d&rsquo;accrocher, un style tr\u00e8s tr\u00e8s riche (trop peut-\u00eatre), et j&rsquo;ai vraiment eu du mal \u00e0 suivre l&rsquo;histoire, malgr\u00e9 une recherche de l&rsquo;originalit\u00e9 vraisemblablement tr\u00e8s pr\u00e9sente.<\/p>\n<p>Assez impressionnant en fait.<br \/>\nBeaucoup d&rsquo;images se sont bouscul\u00e9es dans ma t\u00eate \u00e0 la lecture de ce texte et j&rsquo;ai mis 10 en \u00e9criture tellement tout ceci est coh\u00e9rent. Si si, coh\u00e9rent.<\/p>\n<p>D\u00e9sol\u00e9, je n&rsquo;ai pas termin\u00e9 ton texte. Je ne sais \u00e0 quel exercice de style tu as voulu te livrer l\u00e0 mais c&rsquo;\u00e9tait trop pour moi. Trop obscur, trop d\u00e9cousu\u2026 Si \u00e9crire est un plaisir, lire doit l&rsquo;\u00eatre tout autant et malheureusement, lire ton texte relevait plus de la contrainte. J&rsquo;esp\u00e8re cependant que toi, tu as pris plaisir \u00e0 l&rsquo;\u00e9crire.<\/p>\n<p>Un plongeon psych\u00e9d\u00e9lique.<br \/>\nJe reste touch\u00e9 par ces images hallucin\u00e9es que tu d\u00e9cris.<br \/>\nJe pense cependant que tu gagnerais \u00e0 en choisir quelques unes, \u00e0 les creuser et \u00e0 faire en sorte qu\u2019elles s\u2019encha\u00eenent les unes aux autres (un peu sur le mode du g\u00e9n\u00e9rique de thalassa ; ))<br \/>\nParce que l\u00e0, il y a tellement de ces images qu\u2019on fait un peu une overdose \u00e0 la fin.<br \/>\nJe trouve que les dialogues en vers sonnent bien, mais je suis n\u00e9ophyte en po\u00e9sie. Par contre, je trouve que la figure de style du dialogue de fin (vers 1 vers 2 vers 3 vers 4 vers 2 vers 5 vers 4 vers 6 etc\u2026) est vraiment tr\u00e8s lourde et tu la ressors un peu trop fr\u00e9quemment<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Son of Khaine\n<p>Les cristaux s&rsquo;illumin\u00e8rent soudain. Blancs. Noirs. Bleus. Verts, jaunes. Orange, rouges, violets. Le cube de verre \u00e9tait un kal\u00e9idoscope de couleurs mouvantes, une flasque transparente d&rsquo;\u00e9ther pur dans laquelle s&rsquo;agitait un oc\u00e9an chromatique. Un prisme pour l&rsquo;\u00e2me des <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/www.atorgael.com\/?p=3271\">... [Lire la suite]<\/a>","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[126,100],"class_list":["post-3271","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-challenges","tag-les-challenges","tag-son-of-khaine"],"views":3623,"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_likes_enabled":true,"jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3271","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3271"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3271\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3271"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3271"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3271"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}