{"id":3242,"date":"2009-03-12T10:16:23","date_gmt":"2009-03-12T09:16:23","guid":{"rendered":"http:\/\/battle.atorgael.com\/?p=3242"},"modified":"2009-03-12T10:16:23","modified_gmt":"2009-03-12T09:16:23","slug":"challenge-d%e2%80%99ecriture-n%c2%b024-%e2%80%93-texte-n%c2%b01","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.atorgael.com\/?p=3242","title":{"rendered":"Challenge d\u2019\u00e9criture n\u00b024 \u2013 Texte n\u00b01"},"content":{"rendered":"<h1>Hellspawn<\/h1>\n<p>La rue enti\u00e8re puait la mort et la chair calcin\u00e9e, je tombai au sol et mes yeux imprim\u00e8rent pour la derni\u00e8re fois, sur l\u2019\u00e9cran d\u00e9lav\u00e9 de mon cerveau d\u00e9clinant, l\u2019image maladive aux couleurs pass\u00e9es de la rue de mon enfance.<\/p>\n<p>Petite-Gueule, Croustillon, Basse-branche et Jalousie. Eux aussi \u00e9taient tomb\u00e9s\u2026 mais bien avant moi. Moi, leur \u00e9ternel h\u00e9ros, celui dont ils \u00e9taient si fiers, celui qui avait r\u00e9ussi. Celui qui avait quitt\u00e9 le quartier des Pique-poches et \u00e9tait parvenu \u00e0 s\u2019imposer parmi les grands de notre monde. Moi, leur \u00e9ternel h\u00e9raut, celui qu\u2019ils voyaient porteur de toutes leurs revendications, de toutes leurs souffrances, celui dont ils esp\u00e9raient tant et qui leur apporta bien plus encore.<\/p>\n<p>\u00ab Petite-Gueule \u00bb\u2026 quelle m\u00e8re aurait bien pu baptiser ainsi son fils ? Aucune. Pas intentionnellement, en tous cas. Par contre, les m\u00e8res ont quelque chose en elles qui est programm\u00e9 pour donner \u00e0 leur prog\u00e9niture d\u2019adorables surnoms plus improbables les uns que les autres. Et ces braves femmes, na\u00efves au possible, semblent ne jamais soup\u00e7onner \u00e0 quel point elles font ainsi le bonheur des camarades de jeux de leur \u00ab Petit-Poussin \u00bb ou de leur tr\u00e8s g\u00ean\u00e9 \u00abBouchon-d-amour \u00bb\u2026 Petite-Gueule estimait s\u2019en tirer \u00e0 bon compte. Ch\u00e9tif dans son jeune \u00e2ge, il avait bient\u00f4t pris tellement de hauteur et d\u2019\u00e9paisseur \u00e0 force de repas trop enthousiastes que ce surnom rev\u00eatit bien vite un c\u00f4t\u00e9 ironique seyant \u00e0 merveille \u00e0 son caract\u00e8re jovial et moqueur.<\/p>\n<p>Croustillon, pour sa part, ne prenait pas non plus ombrage de ce patronyme de substitution\u2026 apr\u00e8s tout, il \u00e9tait monnaie courante pour les enfants de porter le nom de la profession de leur p\u00e8re. Et, chez Croustillon, on \u00e9tait dans la friture de p\u00e8re en fils. De m\u00e9moire de Pique-Poches, sa famille avait toujours eu le statut respectable de restaurateur \u00e0 bon prix, les femmes affichant l\u2019embonpoint n\u00e9cessaire pour servir de devanture cr\u00e9dible \u00e0 la boutique et les hommes, rougeauds comme il se doit, arborant une paire d\u2019avant-bras d\u00e9munis du moindre poil et prouvant par l\u00e0 m\u00eame l\u2019usage quotidien d\u2019un four invariablement r\u00e9gl\u00e9 sur \u00ab trop chaud \u00bb.<\/p>\n<p>Ces deux-l\u00e0 devinrent bien vite compl\u00e9mentaires. Dans un premier temps, ce furent surtout les cuisines de chez Croustillon qui furent ins\u00e9parables de Petite-Gueule durant sa p\u00e9riode de gavage. Puis, la proximit\u00e9 aidant, les deux jeunes gens apprirent \u00e0 devenir ce duo sympathique connu de toute notre petite communaut\u00e9 comme \u00e9tant l\u2019un des plus soud\u00e9s que l\u2019on ait connu. Basse-branche, pour sa part, tirait ce surnom d\u2019un aspect par trop simiesque. Un \u00e9ducateur de rue, un jour, lui lan\u00e7a s\u00e9v\u00e8rement qu\u2019avec la t\u00eate qu\u2019il avait et sa manie de marcher dos courb\u00e9 et bras ballants, il ne lui faudrait gu\u00e8re remonter que de quelques branches dans l\u2019arbre de l\u2019\u00e9volution pour retrouver un anc\u00eatre ayant des pouces pr\u00e9hensibles aux pieds. Nous nous pl\u00fbmes donc \u00e0 imaginer Basse-branche, coinc\u00e9 dans une partie inf\u00e9rieure de l\u2019arbre et non point encore, comme nous, les deux pieds au sol. Jamais il ne manifesta de ranc\u0153ur envers nous lorsque nous le baptis\u00e2mes ainsi. Mais je le soup\u00e7onne en r\u00e9alit\u00e9 de ne jamais avoir compris la boutade de l\u2019\u00e9ducateur. Pas plus, \u00e0 fortiori, que les raisons de notre choix\u2026<\/p>\n<p>Reste Jalousie. La derni\u00e8re pi\u00e8ce (que je n\u2019oserais malheureusement appeler \u00ab pi\u00e8ce ma\u00eetresse \u00bb malgr\u00e9 tous mes efforts en ce sens) de notre petite tribu de vauriens. C\u2019\u00e9tait notre bouff\u00e9e d\u2019air frais, notre mascotte et sans doute l\u2019origine unique de la moindre de nos disputes. On choyait notre petit groupe qui nous donnait l\u2019occasion de c\u00f4toyer Jalousie \u00e0 chacune de nos r\u00e9unions mais on le maudissait aussi en cela qu\u2019il nous rendait ardue la t\u00e2che de profiter de sa pr\u00e9sence en face \u00e0 face. Jalousie fut son surnom. Il n\u2019y eut point d\u00e9bat \u00e0 ce sujet. M\u00eame elle le cautionna d\u2019embl\u00e9e, parfaitement consciente qu\u2019elle \u00e9tait de l\u2019ambigu\u00eft\u00e9 de nos relations mais se f\u00e9licitant souvent de toutes nos attentions rivales. Sans doute profitait-elle de nous mais, Diable, comment lui en vouloir ? Nous ne demandions que cela ! Personnellement, je dus mon surnom \u00e0 une plaisanterie idiote sur mon patronyme\u2026 mais sans doute cela est-il le cas pour tous les enfants de la famille Salvador, n\u2019est-ce pas ? Qu\u2019importait que ce f\u00fbt un nom qui me venait de mes origines ib\u00e8res dont j\u2019eus tant aim\u00e9 pouvoir tirer une certaine fiert\u00e9 picaresque. Pour mes camarades de jeu, c\u2019\u00e9tait juste de l\u2019\u00e9tranger. Et \u00e7a, d\u00e9j\u00e0, c\u2019\u00e9tait bien assez marrant. Allez expliquer \u00e0 Basse-branche que son copain blond aux yeux verts portait le nom d\u2019anc\u00eatres espagnols. La perplexit\u00e9 froissait d\u00e9j\u00e0 bien assez souvent le front pliss\u00e9 par habitude du pauvre gar\u00e7on, nul besoin d\u2019y ajouter encore les sillons que n\u2019auraient pu \u00e9viter d\u2019y creuser pareille information.<\/p>\n<p>La vie fut ce qu\u2019elle fut. Beaucoup d\u2019entre nous prirent un malin plaisir \u00e0 r\u00e9aliser toutes les proph\u00e9ties que divers agents d\u2019\u00e9ducation successifs avaient jug\u00e9 bon de prof\u00e9rer \u00e0 notre encontre. Petite-Gueule devint un oisif tellement ob\u00e8se qu\u2019il lui fallut bien vite l\u2019aide d\u2019une tierce personne pour lacer ses chaussures. Croustillon devint un respectable commer\u00e7ant mod\u00e9r\u00e9ment d\u00e9pressif, condamn\u00e9 \u00e0 vendre jusqu\u2019\u00e0 sa mort des produits frits qu\u2019il avait appris \u00e0 avoir en horreur depuis l\u2019\u00e2ge de dix ans. Basse-branche nous surprit quelque peu mais apr\u00e8s tout, c\u2019est sans doute parce que, durant notre enfance, nous n\u2019imaginions pas quelles \u00e9taient les v\u00e9ritables qualit\u00e9s n\u00e9cessaires \u00e0 une carri\u00e8re dans l\u2019arm\u00e9e. Quant \u00e0 Jalousie. Eh bien, elle usa des ann\u00e9es durant des m\u00eames armes que celles qui lui valurent son surnom, voletant de bons partis vieillissants en parties fines avilissantes.<\/p>\n<p>Ma vie ne fut pas de celles-l\u00e0. Un jour d\u2019\u00e9t\u00e9 de mes vingt ans, ma gueule d\u2019ange corrompu attira le regard concupiscent d\u2019un producteur d\u2019\u00e2ge m\u00fbr. Je fus pour lui l\u2019objet de bien des d\u00e9ceptions : mon h\u00e9t\u00e9rosexualit\u00e9 forcen\u00e9e, tout d\u2019abord, qui l\u2019\u00e9moustilla un temps mais finit vite par le frustrer ; vint ensuite mon manque absolu de talent d\u2019acteur que compensait \u00e0 peine \u00e0 l\u2019\u00e9cran mon \u00e9ph\u00e9m\u00e8re physique de jeune premier et, enfin, l\u2019abandon sans panache de ma jeune carri\u00e8re cin\u00e9matographique au profit de mon engagement politique.<\/p>\n<p>Et l\u00e0, je brillai enfin : les banalit\u00e9s insipides vomies par des auteurs au rabais c\u00e9d\u00e8rent leur place dans ma bouche \u00e0 ma propre prose et je me d\u00e9couvris un verve de tribun. Mon parti connut une telle recrudescence d\u2019inscriptions de militants que je fus propuls\u00e9 en quelques ann\u00e9es vers ses plus hautes strates. J\u2019avais tout pour moi : le verbe opini\u00e2tre et d\u00e9termin\u00e9, l\u2019allure engageante et inspirant confiance et un pass\u00e9 tellement modeste que mes conseillers en communication ne tard\u00e8rent pas \u00e0 le transformer en une larmoyante \u00e9pop\u00e9e path\u00e9tique. Path\u00e9tique mais s\u00e9duisante : le peuple se reconnaissait en moi. Moi qui jamais n\u2019avait eu le moindre regard pour lui en dehors des coups d\u2019oeils furtifs jet\u00e9s sur ses richesses dans la plus pure tradition Pique-Poches. Je devins le jeune qui \u00e9tait parti de rien et avait grimp\u00e9 \u00e0 force de conviction, l\u2019on me pr\u00e9senta en parangon de vertu avant de voir en moi un leader, voire un pr\u00e9sidentiable.<\/p>\n<p>Et moi, de mon c\u00f4t\u00e9, imposteur superbe, ne pouvais que me f\u00e9liciter de ces emplois que l\u2019on me trouvait de ci de l\u00e0 et qui m\u2019assuraient un train de vie qui aurait fait honte \u00e0 ma pauvre m\u00e8re, paix \u00e0 son \u00e2me. Lorsque mon parti me proposa de mener campagne pour la pr\u00e9sidence de notre pays, une once de lucidit\u00e9 ayant surv\u00e9cu \u00e0 des ann\u00e9es de stupres politiques, me fit refuser cet honneur. Mais on pouvait compter sur moi pour faire de mon mieux dans un minist\u00e8re de premier rang, bien entendu\u2026 Ma couardise passa pour de l\u2019humilit\u00e9 et mon opportunisme pour du patriotisme et ministre je devins.<\/p>\n<p>J\u2019offris chez moi le th\u00e9 \u00e0 bien des truands \u00e0 col blanc, j\u2019offris aussi un T au mot \u00ab meneur \u00bb. Je n\u2019\u00e9tais pas \u00e0 une lettre pr\u00e8s, apr\u00e8s tout. Des lettres, j\u2019en signais des dizaines sans m\u00eame les lire, bien emmitoufl\u00e9 dans une l\u00e9thargie provoqu\u00e9e par le luxe environnant. Entre deux d\u00eeners : signatures ; apr\u00e8s un massage : signatures ; juste avant une r\u00e9ception : signatures ; au fond d\u2019un verre d\u2019alcool hors de prix : signatures ; au creux des reins souill\u00e9s d\u2019une quelconque salope de plus : signatures\u2026 Je signai \u00e0 cette \u00e9poque tellement de documents que je ne peux d\u00e9cemment pas pr\u00e9tendre \u00eatre innocent de ce qui suivit\u2026 une maladresse d\u2019un subalterne valid\u00e9e par mon paraphe, la r\u00e9ponse outr\u00e9e d\u2019un ambassadeur pass\u00e9e inaper\u00e7ue \u00e0 travers le brouillard d\u2019une gueule de bois ou d\u2019une nuit trop courte, des conversations t\u00e9l\u00e9phoniques surr\u00e9alistes avec de virulents interlocuteurs alli\u00e9s au sujet d\u2019armes vendues \u00e0 un pays les mena\u00e7ant depuis toujours\u2026 il arriva un jour o\u00f9 plus une seule minute de ma journ\u00e9e ne m\u2019\u00e9tait compr\u00e9hensible tant la situation avait d\u00e9j\u00e0 d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9 lorsque je t\u00e2chai de reprendre les choses en mains.<br \/>\nPlus de huit cents. Je d\u00e9grisai en l\u2019espace d\u2019une seconde. Plus de huit cents victimes. Ce fut le bilan officiel de leur premi\u00e8re attaque. Et c\u2019\u00e9tait \u00e0 peine un d\u00e9but.<br \/>\nCertes, je n\u2019\u00e9tais pas le responsable de cette guerre ni son instigateur mais, avec quelques autres, j\u2019en partageais la paternit\u00e9.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est pas une de ces guerres qui oppose deux \u00e9tats, non. Il s\u2019agit d\u2019une guerre qu\u2019ils ont amen\u00e9e chez nous un jour funeste en lui donnant juste la consigne de nous \u00e9radiquer. Il n\u2019y a pas de front, pas de tranch\u00e9es, pas d\u2019ennemi \u00e0 tuer. Nul honneur ici, nul espoir de lib\u00e9rer la nation. Avec une r\u00e9gularit\u00e9 m\u00e9tronomique, chaque maison, chaque village, chaque ville tremble, souffre, \u00e9clate puis s\u2019effondre sous des pluies d\u00e9tonantes et incandescentes. Nos soldats, inutiles, meurent comme des civils en uniforme aux c\u00f4t\u00e9s des leurs, broy\u00e9s, souffl\u00e9s, br\u00fbl\u00e9s ou \u00e9cras\u00e9s. J\u2019eus tant aim\u00e9 que cette histoire ait un sens.<br \/>\nQue Petite-Gueule ait le temps de mourir d\u2019un infarctus, \u00e9touff\u00e9 dans sa graisse, s\u2019offrant ainsi la juste punition de ses ann\u00e9es d\u2019exc\u00e8s.<\/p>\n<p>Que seule une mort trop tardive \u00e0 son go\u00fbt parvienne \u00e0 arracher un Croustillon vide de vie de ses fourneaux de malheur. Que Basse-branche, par un providentiel et exemplaire miracle, soit le soldat qui mit fin \u00e0 cette guerre par un ultime et h\u00e9ro\u00efque baroud d\u2019honneur.<br \/>\nQue Jalousie, enfin, ait tout loisir de choisir le mode op\u00e9ratoire de sa grande faucheuse personnelle entre une quelconque maladie v\u00e9n\u00e9rienne ou la plus radicale expression de col\u00e8re implacable d\u2019un amant d\u00e9\u00e7u.<br \/>\nMais au lieu de cela, ils furent sans nul doute pulv\u00e9ris\u00e9s sous la puissance aveugle des frappes ennemies ou ne tarderaient pas \u00e0 l\u2019\u00eatre.<\/p>\n<p>Il fallait que toute cette horreur ait un sens malgr\u00e9 tout. Si la vie \u00e9tait un si maladroit narrateur, il me fallait alors pallier \u00e0 ses lacunes.<br \/>\nVue du ciel, depuis mon h\u00e9licopt\u00e8re ballott\u00e9 par le souffle des tirs orbitaux, je voyais la ville qui m\u2019avait vu na\u00eetre, je la voyais agoniser et se soulever sporadiquement sous l\u2019impulsion de soubresauts nerveux et d\u00e9tonants. Je posai l\u2019appareil sans m\u00eame y r\u00e9fl\u00e9chir parmi les corps sans vie, miraculeusement arriv\u00e9 indemne en ce charnier urbain, secou\u00e9 \u00e0 intervalles courts et r\u00e9guliers par de titanesques coups de massue. Je tombai au sol \u00e0 chaque impact, \u00e0 chaque tir \u00e9ventrant la cit\u00e9, mais me relevai autant de fois qu\u2019il le fallut jusqu\u2019\u00e0 l\u2019entr\u00e9e de ce qui \u00e9tait encore le quartier Pique-Poches pour quelques minutes seulement.<br \/>\nJe ne pus me r\u00e9soudre \u00e0 faire autre chose que contempler la terreur qui y r\u00e9gnait. Le chaos le plus absolu. Puis mes tympans se d\u00e9chir\u00e8rent. Ma peau br\u00fbla et s\u2019enflamma. Mon corps se disloqua. La rue enti\u00e8re puait la mort et la chair calcin\u00e9e, je tombai au sol et mes yeux imprim\u00e8rent pour la derni\u00e8re fois, sur l\u2019\u00e9cran d\u00e9lav\u00e9 de mon cerveau d\u00e9clinant, l\u2019image maladive aux couleurs pass\u00e9es de la rue de mon enfance.<\/p>\n<p>Ne pleure plus, Pique-Poches, le petit Salvador est revenu au creux de tes bras. Celui dont tu esp\u00e9rais tant et qui t\u2019apporta bien plus encore.<\/p>\n<p>Ne pleure plus. \u00ab Sauveur \u00bb est l\u00e0 !<\/p>\n<p><!--nextpage--><\/p>\n<h2>R\u00e9sultat<\/h2>\n<p><strong>1er au classement g\u00e9n\u00e9ral.<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li><span style=\"text-decoration: underline\">Note finale :<\/span> 16.4\/20\n<ul>\n<li><span style=\"text-decoration: underline\">Originalit\u00e9 :<\/span> 7.9\/10<\/li>\n<li><span style=\"text-decoration: underline\">\u00c9criture :<\/span> 8.6\/10<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Commentaires des votants<\/h2>\n<p>Excellent, je n&rsquo;ai pas d\u00e9coll\u00e9 le nez du texte. Le style, le sujet : J&rsquo;suis fan.<\/p>\n<p>Pas grand chose \u00e0 dire, sauf que \u00e7a scotche un peu.<br \/>\nJuste les description du d\u00e9but un peu longues, m\u00eame si elles participent au r\u00e9cit de mani\u00e8re impeccable.<\/p>\n<p>Excellent style, personnages tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9s, presque attachants. Hors-sujet \u00e0 peine temp\u00e9r\u00e9 par l&rsquo;obligation, pas tr\u00e8s original et \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la plaque. Dommage.<\/p>\n<p>Super texte, je suis vraiment entr\u00e9 dedans.<\/p>\n<p>A la fois po\u00e9tique et tristement r\u00e9aliste.<br \/>\nUn texte tr\u00e8s riche qui parvient \u00e0 faire imaginer de tr\u00e8s nombreuses sc\u00e8nes. Et la chute est bien trouv\u00e9e elle aussi.<br \/>\nDommage que ce texte soit si long, car il est carr\u00e9ment hors des clous pour le challenge (pr\u00e8s de 2000 mots vs une limite de 1000 !). Le personnage de Jalousie aurait pu \u00eatre squizz\u00e9 sans trop de probl\u00e8me pour le raccourcir.<\/p>\n<p>Whaou.<br \/>\nDe la profondeur, du style &#8211; et du vrai. Whaou.<\/p>\n<p>Une jolie fable bien construite et plein de bonnes id\u00e9es. Ce qui rend ce texte plaisant \u00e0 lire, c&rsquo;est le travail sur les noms des personnages et les petites anecdotes.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Hellspawn\n<p>La rue enti\u00e8re puait la mort et la chair calcin\u00e9e, je tombai au sol et mes yeux imprim\u00e8rent pour la derni\u00e8re fois, sur l\u2019\u00e9cran d\u00e9lav\u00e9 de mon cerveau d\u00e9clinant, l\u2019image maladive aux couleurs pass\u00e9es de la rue de mon enfance.<\/p>\n<p>Petite-Gueule, <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/www.atorgael.com\/?p=3242\">... [Lire la suite]<\/a>","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[48,126],"class_list":["post-3242","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-challenges","tag-hellspawn","tag-les-challenges"],"views":3503,"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_likes_enabled":true,"jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3242","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3242"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3242\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3242"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3242"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.atorgael.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3242"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}