{"id":5980,"date":"2011-04-20T10:54:04","date_gmt":"2011-04-20T08:54:04","guid":{"rendered":"http:\/\/www.atorgael.com\/atorgael\/?p=5980"},"modified":"2011-11-18T09:56:46","modified_gmt":"2011-11-18T08:56:46","slug":"challenge-n%c2%b035","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.atorgael.com\/atorgael\/?p=5980","title":{"rendered":"Au c\u0153ur du sujet"},"content":{"rendered":"<p>Ils sont autour de moi. Je les entends, ils me cherchent. Je ne sais pas combien de temps je vais pouvoir leur \u00e9chapper car ils sont d\u00e9termin\u00e9s \u00e0 me trouver et rien ne saurait les arr\u00eater.<\/p>\n<p>Comment me suis-je retrouv\u00e9 dans cette situation ? Mon incorrigible curiosit\u00e9 certainement et une bonne dose de stupidit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">***<\/p>\n<p>Je suis, ou plut\u00f4t, j&rsquo;\u00e9tais journaliste. Je travaillais pour un petit journal charentais, un job mal pay\u00e9 mais qui me paye les factures en fin de mois. Ma raison d&rsquo;\u00eatre est ailleurs, j&rsquo;ai l&rsquo;\u00e2me d&rsquo;un \u00e9crivain. Mes tentatives d&rsquo;\u00e9critures pr\u00e9c\u00e9dentes ont re\u00e7us des commentaires comme : \u00ab\u00a0trop ceux\u00a0\u00bb, manque de substance\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0pas d&rsquo;implication\u00a0\u00bb, pour les plus sympathiques.<\/p>\n<p>Alors pour le prochain livre j&rsquo;avais d\u00e9cid\u00e9 de mettre toutes les chances de mon c\u00f4t\u00e9 en prenant le sujet \u00e0 bras le corps et de me documenter \u00e0 fond. Il ne me restait plus qu&rsquo;\u00e0 trouver un bon sujet, un truc accrocheur et vendable. Il s&rsquo;est impos\u00e9 de lui-m\u00eame un soir en allumant mon t\u00e9l\u00e9viseur. Je suis tomb\u00e9 sur un reportage racontant la pr\u00e9paration du prochain navet am\u00e9ricain : les zombies. Bon, ce n&rsquo;est pas que le film soit plus motivant que cela mais il entrait en r\u00e9sonance avec la grande mode du moment. Ces cr\u00e9atures semblaient en effet envahir tous nos m\u00e9dias et m\u00eame parfois nos trottoirs avec ces manifestations dans les rues de plusieurs grandes villes. La premi\u00e8re d\u00e9cennie de ce mill\u00e9naire n&rsquo;avait pas apport\u00e9 que joie et f\u00e9licit\u00e9 \u00e0 mes contemporains pour qu&rsquo;ils soient si fascin\u00e9s par ces r\u00e9f\u00e9rences morbides.<\/p>\n<p>Ainsi donc je me lan\u00e7ai. Un mois durant j&rsquo;\u00e9cumai les biblioth\u00e8ques pour tenter de recueillir le maximum d&rsquo;informations, d&rsquo;o\u00f9 viennent-ils, ce qu&rsquo;en croient les gens, ce qu&rsquo;en dit la litt\u00e9rature fantastique&#8230; Et,\u00a0 fatalement, je suis tomb\u00e9 sur les rites vaudou.<\/p>\n<p>Tout ce que j&rsquo;avais pu lire avant cela n&rsquo;\u00e9tait que fantasmagorie, l\u00e9gendes et croyances superstitieuses. Mais l\u00e0 je touchai le c\u0153ur du sujet. Approfondissant et recoupant les sources, je fus convaincu que des zombies pouvaient parfaitement arpenter le monde en ce moment m\u00eame. Je rep\u00e9rai \u00e9galement toutes les techniques de zombification, notamment celles \u00e0 base d&rsquo;un poison, la tetrodotoxine, et de tout un arsenal de drogues et d&rsquo;hallucinog\u00e8nes. Techniques apparemment ma\u00eetris\u00e9es par les sorciers vaudou.<\/p>\n<p>Plus je creusais et plus ce que j&rsquo;avais \u00e0 faire devint \u00e9vident : je devais me rendre sur place et essayer d&rsquo;entrer en contact avec un de ces sorciers. Je n&rsquo;esp\u00e9rais pas forc\u00e9ment apprendre ses secrets ni m\u00eame assister \u00e0 une quelconque c\u00e9r\u00e9monie, mais je me devais y aller pour respirer l&rsquo;atmosph\u00e8re des lieux, le parfum du vaudou.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 quelques amis dans le milieu du journalisme, je pus avoir un contact et un point de chute en Louisiane. Je r\u00e9ussis m\u00eame \u00e0 me faire payer le voyage par le journal sous pr\u00e9texte d&rsquo;\u00e9crire un grand article sur nos cousins d&rsquo;outre-Atlantique. Arm\u00e9 du parfait attirail du petit journaliste, j&rsquo;atterrissais \u00e0 B\u00e2ton Rouge.<\/p>\n<p>Les gens furent charmants malgr\u00e9 mon anglais h\u00e9sitant et m&rsquo;aid\u00e8rent du mieux qu&rsquo;ils pouvaient afin de me faire d\u00e9couvrir leurs pays. Je ne parlai pas de vaudou pour ne pas me heurter \u00e0 un refus d\u00e9finitif car je savais le sujet sensible. Mais j&rsquo;observais chaque signe, chaque indice qui puisse me mettre sur un d\u00e9but de piste. En vain.<\/p>\n<p>S&rsquo;il est une religion, le vaudou ne se pratique pas au vu de tous, point d&rsquo;\u00e9glise pour prendre contact avec un grand pr\u00eatre. Et, \u00e9videmment, aucun zombie ne d\u00e9ambulait dans les rues.<\/p>\n<p>Je commen\u00e7ai donc mon reportage officiel, apr\u00e8s tout, j&rsquo;\u00e9tais tout de m\u00eame pay\u00e9 pour \u00e7a, et me contentais de m&rsquo;impr\u00e9gner de l&rsquo;atmosph\u00e8re de ce sud des \u00c9tats-Unis si particulier. Une visite des bayous me fit forte impression et les soir\u00e9es musicales de La Nouvelle Orl\u00e9ans m&rsquo;enchant\u00e8rent litt\u00e9ralement. Je red\u00e9couvrais la musique.<\/p>\n<p>Ce fut au cours d&rsquo;une de ces soir\u00e9es que je fus invit\u00e9 pour une f\u00eate organis\u00e9e par un des notables de la ville, le th\u00e8me principal \u00e9tait les zombies. Curieux et amus\u00e9 j&rsquo;assurais mon compagnon de bar que je m&rsquo;y rendrais certainement.<\/p>\n<p>Deux jours plus tard, j&rsquo;\u00e9tais devant les grilles du vaste domaine o\u00f9 se d\u00e9roulait la f\u00eate. Les gorilles charg\u00e9s de la s\u00e9curit\u00e9 me laiss\u00e8rent passer apr\u00e8s avoir scann\u00e9 mon invitation sous tous les angles.<\/p>\n<p>Je fus alors transport\u00e9 dans une ambiance totalement d\u00e9cal\u00e9e par rapport aux jours pr\u00e9c\u00e9dents paisiblement pass\u00e9s \u00e0 visiter la r\u00e9gion. Je me trouvais plong\u00e9 dans une f\u00eate o\u00f9 tout le gratin de la r\u00e9gion et de l&rsquo;\u00e9tat s&rsquo;\u00e9tait donn\u00e9 rendez-vous. Je croisais des sportifs des \u00e9quipes de football et de basket locales, des starlettes de cin\u00e9ma, des pr\u00e9sentateurs et journalistes de tous m\u00e9dias&#8230; Je fus m\u00eame pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 l&rsquo;h\u00f4te des lieux qui m&rsquo;assura \u00eatre ravi d&rsquo;avoir un fran\u00e7ais \u00e0 sa f\u00eate.<\/p>\n<p>Celle-ci fut grandiose : musiques, danses, feux d&rsquo;artifices et d\u00e9guisements de zombies envahissaient tous les coins du domaine. Je profitais de cette soir\u00e9e au maximum, les alcools \u00e9taient d\u00e9licieusement m\u00e9lang\u00e9s en de savoureux cocktails aux noms rappelant l&rsquo;ambiance. Le clou de ces pr\u00e9parations \u00e9tait sans conteste le \u00ab\u00a0Baron Samedi\u00a0\u00bb, un savant m\u00e9lange \u00e0 base de rhum au go\u00fbt l\u00e9g\u00e8rement amer et \u00e0 la couleur verte. Fruits et cubes de glace s&rsquo;y entrechoquaient dans une chor\u00e9graphie hypnotique, surtout apr\u00e8s les trois premiers verres. Je n&rsquo;\u00e9tais d&rsquo;ailleurs pas le seul \u00e0 ressentir les effets de l&rsquo;alcool car une jolie blonde me renversa son verre alors qu&rsquo;elle \u00e9tait entra\u00een\u00e9e dans une danse endiabl\u00e9e par son partenaire. Elle me lan\u00e7a quelques excuses rapides au passage mais je la rassurai sur le peu d&rsquo;importance de cet accident.<\/p>\n<p>La soir\u00e9e \u00e9tait bien avanc\u00e9e quand nous e\u00fbmes droit \u00e0 la reconstitution du fameux \u00ab\u00a0Thriller\u00a0\u00bb. Pour commencer, toutes les lumi\u00e8res furent \u00e9teintes et quand le bruit des exclamations surprises se calma, nous entend\u00eemes les premi\u00e8res notes de musiques. La foule enjou\u00e9e s&#8217;empressa de se ruer \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur o\u00f9 la sono avait \u00e9t\u00e9 install\u00e9e, j&rsquo;attrapais mon cinqui\u00e8me ou sixi\u00e8me \u00ab\u00a0Baron Samedi\u00a0\u00bb et suivis le mouvement.<\/p>\n<p>Sur la pelouse une dizaine de danseurs reproduisaient \u00e0 la perfection la chor\u00e9graphie, les tentaient de les\u00a0 singer maladroitement, emport\u00e9s par le rythme et l&rsquo;alcool. Puis, d&rsquo;autres danseurs vinrent les rejoindre en sortant des fourr\u00e9s et des bois alentours, ils avan\u00e7aient en imitant parfaitement la d\u00e9marche tra\u00eenante des zombies dont ils avaient l&rsquo;apparence. Le maquillage \u00e9tait parfait, voire troublant tant les danseurs ma\u00eetrisaient leurs mouvements. Il en sortit de partout pour rejoindre la chor\u00e9graphie qu&rsquo;ils ex\u00e9cutaient \u00e0 la perfection. L&rsquo;effet \u00e9tait saisissant, notre h\u00f4te avait fait les choses en grand.<\/p>\n<p>C&rsquo;est quand le morceau de musique prit fin sur le rire sardonique que les choses ont mal tourn\u00e9es je crois, je me suis \u00e9vanoui, terrass\u00e9 par mon dernier cocktail.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">***<\/p>\n<p>Ce qui se passa dans les heures ou les jours qui suivirent, je ne saurai le dire avec pr\u00e9cision. Tout est confus et je n&rsquo;ai que des bribes de sons, quelques flashes de lumi\u00e8re et des odeurs de terre humide. Tout ce dont je me souviens commence \u00e0 mon r\u00e9veil.<\/p>\n<p>Je me tenais debout les bras ballants, le long du corps, la t\u00eate lourdement pench\u00e9e sur le c\u00f4t\u00e9 comme si mon cou n&rsquo;avait plus la force de la soutenir. Je n&rsquo;\u00e9tais pas seul dans la grande salle surchauff\u00e9e qui s&rsquo;av\u00e9ra \u00eatre un hangar, nous \u00e9tions huit peut-\u00eatre dix personnes. Aucun de nous ne bougeait, nous semblions attendre. Malgr\u00e9 tous mes efforts j&rsquo;\u00e9tais incapable de remuer le moindre muscle. Seules mes fonctions vitales semblaient bien vouloir fonctionner. L&rsquo;attente dura des heures.<\/p>\n<p>Ils entr\u00e8rent, trois hommes suivant une grande silhouette bizarrement accoutr\u00e9e mais dont l&rsquo;allure me rappelait cependant quelque chose. Ils nous pass\u00e8rent en revue un par un, l&rsquo;homme qui ne pouvait \u00eatre qu&rsquo;un grand pr\u00eatre vaudou, faisait des sortes de passes magiques devant le visage de chacun d&rsquo;entre nous. A l&rsquo;issue de celles-ci, nous \u00e9tions r\u00e9partis dans deux groupes distincts. Le premier r\u00e9pondait au qualificatif de \u00ab\u00a0travailleur\u00a0\u00bb alors que le second r\u00e9pondait \u00e0 l&rsquo;\u00e9trange d\u00e9nomination de \u00ab\u00a0divertissement\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Lorsque vint mon tour, le sorcier fit les m\u00eames passes devant mon visage et se fendit d&rsquo;un commentaire plus long que pour les autres :<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Mon petit fran\u00e7ais, divertissement \u00e9videmment, j&rsquo;en suis heureux.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>On me dirigea alors vers le petit groupe de trois individus assign\u00e9s aux divertissements, quoique cela ait pu vouloir indiquer r\u00e9ellement. \u00c9trangement, mon corps ne refusa pas de bouger apr\u00e8s avoir entendu le sorcier qui n&rsquo;\u00e9tait autre que l&rsquo;h\u00f4te de la f\u00eate.<\/p>\n<p>Le premier groupe fut sorti par deux des hommes et, alors que le troisi\u00e8me s&rsquo;appr\u00eatait \u00e0 partir avec notre trio, le sorcier l&rsquo;interpella.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Attends, je garde celui-l\u00e0, dit-il en me d\u00e9signant.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>L&rsquo;homme ne parut pas heureux mais se plia bien vite \u00e0 la demande. Je me retrouvai seul avec le sorcier.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je pense que vous avez compris ce qui vous arrive : vous \u00eates en mon pouvoir. Enti\u00e8rement soumis \u00e0 ma volont\u00e9 vous servirez et ob\u00e9irez \u00e0 mes ordres pour le reste de votre existence. En un mot vous n&rsquo;\u00eates plus qu&rsquo;un zombie.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Si j&rsquo;avais pu hurler, mon cri se serait entendu bien au-del\u00e0 des murs du hangar, mais mes cordes vocales rest\u00e8rent inertes. La terrible r\u00e9v\u00e9lation s&rsquo;imposait \u00e0 moi de mani\u00e8re effroyable.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je vois que vous avez saisi toute la situation. Ah, oui, vous pourriez \u00eatre surpris d&rsquo;\u00eatre aussi clairvoyant sur votre situation, cela arrive parfois avec certains sujets, leurs esprits sont toujours aussi aff\u00fbt\u00e9s alors que leurs corps ne leur r\u00e9pondent plus. Je ne peux qu&rsquo;imaginer les affres dans lesquels vous devez \u00eatre plong\u00e9 mais sachez que cela ne fait qu&rsquo;augmenter votre valeur.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Je comprenais les mots et leurs implications mais j&rsquo;\u00e9tais totalement incapable d&rsquo;y r\u00e9agir, incapable de r\u00e9agir \u00e0 quoi que ce soit.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Une derni\u00e8re chose, n&rsquo;esp\u00e9rez pas qu&rsquo;on va venir vous rechercher, vous avez \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9 mort ; une sale histoire de delirium tremens cons\u00e9cutif \u00e0 l&rsquo;absorption d&rsquo;une quantit\u00e9 d&rsquo;alcool trop importante. \u00c7a arrive parfois aux touristes, \u00e7a ou une visite des bayous qui tourne mal.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Il conclut sa petite tirade dans un grand \u00e9clat de rire qui m&rsquo;\u00f4ta d\u00e9finitivement tout espoir.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">***<\/p>\n<p>Divertissement. J&rsquo;ai compris toute la port\u00e9e de ce mot. Je me retrouvai engag\u00e9 comme figurant dans un nombre incroyable de spectacles de rues, de f\u00eates et de navets cin\u00e9matographiques. La mode du zombie ne retombait pas. Au bout de quelques semaines, le sorcier se lassa de jouer les impr\u00e9sarios et me cantonna dans une sorte de r\u00e9serve avec une dizaines de personnes dans le m\u00eame \u00e9tat que moi. Il nous gardait pour une ultime repr\u00e9sentation.<\/p>\n<p>Celle-ci se mit en place quelques jours plus tard, nous devions \u00eatre fin octobre. Le sorcier avait rev\u00eatu ses habits c\u00e9r\u00e9moniels et vint nous expliquer notre r\u00f4le dans sa f\u00eate pour Halloween.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ce soir est votre soir car vous allez avoir la chance de prendre votre revanche. Ils vont venir vous traquer, vous d\u00e9busquer et s&rsquo;ils vous trouvent ils vous d\u00e9truiront pas le feu et l&rsquo;acier. D\u00e9fendez-vous ! Si vous survivez \u00e0 cette nuit, vous aurez le droit d&rsquo;aller rejoindre les champs de coton pour y travailler. Profitez de cette nuit, elle vous appartient, c&rsquo;est la nuit des morts-vivants !\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Il passa ensuite dans nos rangs pour nous lancer une poudre au visage, celle-ci me redonna un peu de vigueur et d&rsquo;autonomie, mais pas assez pour r\u00e9gler son compte \u00e0 ce sorcier.<\/p>\n<p>Et puis \u00e7a a commenc\u00e9, ils sont arriv\u00e9s arm\u00e9s de torches, de pioches et de machettes. De riches dandys en manque de sensations et ils en voulaient pour leur argent. Nous r\u00e9uss\u00eemes \u00e0 les faire h\u00e9siter, mais les premi\u00e8res pertes dans nos rangs d\u00e9sagr\u00e9g\u00e8rent notre unit\u00e9 et nous nous retrouv\u00e2mes \u00e9parpill\u00e9s \u00e0 d\u00e9fendre notre peau. Je cherchai une cachette pour y attendre le jour mais un groupe de chasseurs retrouva ma trace rapidement.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">***<\/p>\n<p>Je sais que la fin est proche, ils ont encercl\u00e9 ma position et vont bient\u00f4t attaquer. Tout ceci est finalement assez cocasse car je me rappelle \u00e0 cet instant le titre que j&rsquo;avais pr\u00e9vu pour mon livre : \u00ab\u00a0je suis un zombie\u00a0\u00bb. Dramatiquement pr\u00e9monitoire.<\/p>\n<p>Les voila, dans une ultime tentative je l\u00e8ve une main pour les arr\u00eater mais il prennent \u00e7a pour une attaque alors ils frappent, encore et encore jusqu&rsquo;\u00e0 ce que je ne bouge plus. \u00ab\u00a0Je suis un zombie\u00a0\u00bb, voila bien un titre accrocheur qui aurait pu plaire.<\/p>\n<p>Une derni\u00e8re question s&rsquo;impose alors \u00e0 mon esprit avant qu&rsquo;il ne s&rsquo;\u00e9teigne : A t-on jamais vu un zombie mourir avec le sourire au l\u00e8vres ?<\/p>\n<hr \/>\n<p><em>Texte \u00e9crit pour le challenge d&rsquo;\u00e9criture n\u00b035<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ils sont autour de moi. Je les entends, ils me cherchent. Je ne sais pas combien de temps je vais pouvoir leur \u00e9chapper car ils sont d\u00e9termin\u00e9s \u00e0 me trouver et rien ne saurait les arr\u00eater. Comment me suis-je retrouv\u00e9 dans cette situation ? 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