Scarloc - Challenge d'écriture n°21

5ème au classement général.

  • Note finale : 12/20
    • Originalité : 6.6/10
    • Ecriture : 5.4/10

La Partie de Poker

La foule en délire clamait son impatience. Au centre de l’arène se dressait une table en plastique délabrée entourée de quatre chaises aux couleurs criardes en piteux état. Menés par deux rabatteurs habillés en clown, les quatre concurrents prirent place sur leurs fauteuils délabrés. Mike pris place face à la foule. Peut lui importait tant qu’il n’était pas assis face aux portes de la stalle. Les portes de l’enfer en quelque sorte pensa-t-il avec un rire nerveux. Le jeune cowboy détailla les autres concurrents. Un grand père serein sobrement vêtu se tenait face à lui. Mike tenta de lui sourire, sans succès. La grimace d’angoisse qui déformait ses traits sembla amuser le vieil homme. Peu importe il n’y a pas vraiment de fair-play dans une partie de poker…

Les autres cowboys semblaient résignés et fixaient résolument leurs bottes. Sans doute se fiaient-ils à la chance. Le jeune homme soupire. Si elle existait il n’en serait pas là, à risquer sa peau pour une liasse de billets verts qu’il avait bêtement perdus aux jeux. C’est l’argent qui régissait les vies et si la chance existait, son dé aurait donné un 6 au lieu d’un ridicule 2. Mike fut tiré de ses pensées par le hurlement strident de la cloche rapidement suivi par les acclamations du public. Il déglutit difficilement et jeta un coup d’œil rapide sur le grand père qui le fixait avec une lueur amusée dans le regard. Ce n’était certainement pas sa première partie de Poker…

Le cowboy à sa droite s’était mis à trembler furieusement et psalmodiait sans relâche quelque chose qui aurait pu être une prière à la vierge si elle n’était pas entrecoupée de sanglots… L’homme assis à sa gauche lui, fixait intensément les portes de la stalle qui s’ouvrirent en claquant. Mugissant le taureau s’élança dans l’arène, donnant de furieuses ruades et de violents coups de têtes dans le vide. Mike ferma les yeux. Il transpirait, abondamment. Les battements de son cœur résonnaient à ses tempes. Non… Ce n’était pas son cœur, mais le galop pesant de la bête !

L’air se souleva sur sa droite et il ouvrit précipitamment ses paupières, juste à temps pour voir son voisin fauché par le taureau qui beugla de satisfaction. L’un des rabatteurs capta l’attention du bovin afin que le concurrent puisse se relever. Il n’avait pas l’air blessé. Un coup de chance pensa ironiquement Mike … Il reporta son attention sur ses adversaires, le grand père n’avait même pas sourcillé. L’autre homme avait le regard qui sautait du taureau aux barrières qui constituaient un excellent refuge…

Les pas lourds de la bête se firent de nouveau sentir. Surtout ne pas bouger ! pensa Mike Il gémit de terreur lorsque le taureau passa devant lui, poursuivant l’un des rabatteurs. Il se détendit, un peu soulagé. Mais ce n’était plus que son voisin ne pouvait en supporter. Il se leva, et trébuchant sur la chaise qui vola en éclats se mis en quête d’atteindre les gradins. Mal lui en pris… Le bovin, attiré par toute cette agitation bifurqua vers le cowboy en fuite, qui se releva juste à temps pour commencer à courir.

Plus qu’un songea Mike, encore un concurrent et la prime serait pour lui, et on lui foutrait la paix. Son teint pris une couleur craie lorsqu’il vit un rabatteur debout derrière le grand père. Le clown tentait de capter l’attention du taureau à grands moulinets de bras. « C’est un cauchemar.. »Gémit-il en regardant le rabatteur. « Le bouffon tragique de tes dettes mon garçon ! »Ajouta le grand père en souriant.

Etait-il fou ? Pourquoi parlait-il ainsi ? La bête serait bientôt sur eux…

« Ecoute mon petit, continua-t-il. J’étais comme toi dans le temps. Tu as perdu aux dés c’est ça ? Et si on jouait une petite partie de Poker ? J’ai justement un paquet de cartes avec moi… » Joignant le geste à la parole il sortit de son gilet usé une boite en carton souple qu’il lança contre la table. Le paquet atterrit avec un claquement sec contre la surface de plastique, et les cartes sortirent toutes seules de leur paquet tourbillonnant légèrement jusqu’au sol de sable de l’arène. Bouche bée Mike regardait avec horreur la pluie de papier. « Oups, je crois que ça va plaire au bestiau ! Yipee ! » S’exclama le vieil homme. La réponse ne se fit pas attendre, le taureau mugit et chargea. Le jeune cowboy regardait alternativement la bête puis les yeux fous de son adversaire.

« Pense au magot… » Susurra sa conscience.

« Pense à ta peau ! » Rétorqua le grand père comme s’il lisait ses pensées.

Le hurlement de la foule se fit soudain plus présent au fur et à mesure qu’approchait le taureau. Mike le regarda une dernière fois avant de prendre ses jambes à son cou. Le vieil homme sourit tandis que la bête renversait la table et murmura :

« En voici un qui ne jouera plus aux dés…. »

  • Je n'ai rien compris À ce texte. Techniquement, il est pourtant ok.
  • L'ambiance western n’est pas trop mal rendue. Mais je trouve qu'il manque un petit quelque chose… le tout étant rattrapé par une chute plutôt bonne.
  • L'histoire est assez confuse, je n'ai pas compris grand chose à la première lecture.

Beaucoup de fautes et de phrases bancales.

  • Quelques redondances et fautes à éviter. J’avoue ne pas avoir tout compris au fil de ton histoire (on parle dé et poker, et d'un coup un taureau) ; le titre m'aura perturbé…
  • Le sujet est plutôt original dans nos parages mais de nombreuses fautes et une mise en contexte difficile m'ont rendu la lecture ardue. J'ai eu du mal à comprendre ce qui s'y passait et j'ai été perdu un instant.
  • Le concept est vraiment intéressant et l'enchainement sans doute bien ainsi mais il faut plus d'indications pour comprendre la scène et ce qui s'y passe, de mon point de vue du moins.
  • Des répétitions : délabrée, rabatteurs.

Mike pris place
Le jeune homme soupire ⇒ Soupira
une liasse de billets verts qu’il avait bêtement perdus⇒ perdue
coups de têtes ⇒ tête
Des soucis de ponctuation :
Mugissant le taureau ⇒ Mugissant,
pensa Mike Il gémit⇒ Mike.
Leva, et trébuchant sur la chaise qui vola en éclats se ⇒ Leva et, (…) en éclats, se
Un point de détail : je ne suis pas fan de la formulation “Il détailla”. Ça laisse entendre qu'il prend le temps d'analyser ses concurrents. A priori, au vue de la situation, il a peut être mieux à faire. Perso, j'aurais mis une formule du genre “Il jeta un coup d'oeil”. D'autant plus qu'on ne parle finalement que du grand père :) L'idée est bonne sinon.

  • J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans le texte et dans l'action. Je n'ai trop saisi l'intérêt de cette arène avec des clowns, des cow-boys et des taureaux, le tout dans une atmosphère un peu irréaliste. En fait assez vite je l'ai lu en diagonale… Et comme l'avis du lecteur se forge à la première lecture, la note s'en ressent.
  • face / foule / délabré : autant de répétition pour commencer un texte, Ça fait beaucoup.

Voilà en tout cas une partie de cartes bien spéciale !